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annick-site3Voici la question écrite posée le 11 février 2010 à M. André Antoine, Ministre du Budget, des Finances, de l’Emploi, de la Formation et des Sports, relative à « l’infrastucture indoor en matière d’athlétisme ». Vous trouverez également la réponse écrite du Ministre Antoine, datée du 15 mars 2010.

 

 Le samedi 30 janvier dernier, le monde de l’athlétisme belge francophone était à la fête à l’occasion des championnats indoor de la LBFA, ou Ligue belge francophone d’athlétisme. Ainsi, les meilleurs athlètes de Wallonie ont pu prendre part à leurs épreuves de prédilection, en vue d’obtenir les premiers titres de la saison hivernale et d’atteindre les minima requis pour la sélection des prochains championnats du monde prévus à Doha.

Pour de nombreux sportifs, l’événement est d’envergure. Ceux-ci n’ont cependant pas pu donner le meilleur d’eux-mêmes à quelques pas de chez eux. Et pour cause, faute de salles adéquates disponibles en Wallonie, les championnats francophones indoor de la LBFA se déroulent… en Flandre, et plus précisément au « Topsporthal » de Gand 1.

Constituée en association sans but lucratif en 1978 et adhérant à la LRBA (Ligue royale belge d’athlétisme), elle-même membre de la Fédération internationale d’athlétisme amateur, ou IAAF, la LBFA représente à peu près 8.000 adhérents pour une cinquantaine de clubs et près de 300 meetings en salle ou à l’extérieur chaque année.

piste-athletisme1D’accord, l’athlétisme n’est pas un sport aussi populaire que le football ou d’autres disciplines. Il a pourtant convaincu de nombreux jeunes qui s’y adonnent avec un réel plaisir, parfois dès l’âge de six ans. Je suis donc interloquée de découvrir que la Wallonie ne dispose pas d’une salle d’athlétisme qui pourrait accueillir ce type d’événement.

A Mouscron, où j’ai été échevine des Sports durant de longues années, une magnifique piste d’athlétisme a récemment vu le jour au sein du complexe sportif Futurosport. Disposant d’un revêtement vulcanisé imperméable d’une surface totale de 11.300 m² et adaptée pour les personnes à mobilité réduite et pour les personnes en chaise roulante, il s’agit désormais d’une des plus belles pistes d’athlétisme du pays. Une piste extérieure cependant…

Mes questions sont les suivantes :

- la Wallonie accuse-t-elle réellement un retard par rapport à la Flandre en matière d’infrastructures athlétiques indoor ;

- quelles sont les salles d’athlétisme les plus importantes de la Wallonie ;

- que manque-t-il à ces salles pour qu’elles puissent accueillir les championnats de la Ligue belge francophone d’athlétisme ;

- ne pourrait-on pas intervenir à ce sujet ?

 

 

ANTOINERéponse de M. André Antoine, Ministre du Budget, des Finances, de l’Emploi, de la Formation et des Sports, datée du 15 mars 2010

Je remercie l’honorable Membre de l’intérêt qu’elle porte à l’athlétisme belge francophone et aux conditions d’entraînement et de compétition dans lesquelles les athlètes doivent évoluer en période hivernale.

J’ai pleinement conscience que l’athlétisme francophone, contrairement à son homologue néerlandophone, ne dispose pas, actuellement, d’infrastructures à la hauteur de son statut de discipline phare du mouvement olympique et véritable socle de base des apprentissages moteurs indispensables.

En Région wallonne, aucune salle ne peut accueillir l’ensemble des disciplines de l’athlétisme indoor puisqu’aucune n’est équipée d’une piste indoor complète, à savoir un anneau de 200 mètres, ni même de l’espace nécessaire pour l’ensemble des concours. Pire, depuis cet hiver, il n’y a plus que la salle de Dour qui peut accueillir des courses de 60 mètres, distance officielle la plus courte en indoor, les autres étant trop exigües.

Outre l’infrastructure douroise, les villes de Tournai, Nivelles, Wavre, Waterloo, Oreye et Visé offrent à leurs athlètes différents types d’infrastructures couvertes permettant la pratique de certaines disciplines athlétiques, sans qu’elles n’y soient toutefois réellement destinées.

athletisme

Aussi, j’ai décidé d’accorder, en termes de subsides, une attention toute particulière à tout projet de rénovation ou de construction d’infrastructures destinées à la pratique de l’athlétisme. De tels projets se sont d’ailleurs déjà vu accorder une aide régionale plus que conséquente. Ainsi, la ville de Mons a l’assurance de disposer d’une subvention de 2.500.000 euros pour la construction de couloirs d’athlétisme couverts à Obourg, la ville de Verviers a bénéficié de 438.120 euros pour rénover le stade de Bielmont et plus de 16.000 euros ont été accordés à la ville de Nivelles pour l’acquisition de nouvelles installations de lancers. En outre, d’autres investissements substantiels sont envisagés à court terme à Huy, Rixensart, Bertrix, …

Je me dois de préciser cependant que tous ces projets, à l’exception de celui de Mons, concernent la pratique de l’athlétisme en plein air, aucune autre commune n’étant, actuellement, porteuse d’un projet indoor ou couvert. Je le regrette d’ailleurs et encourage les communes à se lancer dans cette voie.

En sus du soutien prioritaire aux projets athlétiques portés par les communes, j’ai également réactivé et redynamisé le projet de centre sportif de haut niveau. Le cahier des charges de celui-ci, dont la publication est imminente, prévoit d’ailleurs qu’une véritable infrastructure athlétique indoor y prenne place. Ainsi, à moyen terme, les athlètes wallons et bruxellois francophones n’auraient plus à émigrer à Gand pour participer aux championnats LBFA.

J’espère avoir apporté tous les renseignements souhaités et reste à la disposition de l’honorable Membre pour toutes les précisions complémentaires qu’elle souhaiterait recevoir.

      

 

 

annick-site2Voici la question écrite posée le 17 février 2010 à M. Benoît Lutgen, Ministre des Travaux publics, de l’Agriculture, de la Ruralité, de la Nature, de la Forêt et du Patrimoine, sur « le rond-point du boulevard des Canadiens à Dottignies ». Vous trouverez également la réponse écrite du Ministre Lutgen, datée du 12 mars 2010.

Il y a quelques semaines, Monsieur le Ministre a annoncé une enveloppe d’un million d’euros pour la réalisation en urgence d’un rond-point en lieu et place du giratoire provisoire établi au croisement des R.N. 50 et R.N. 511, sur le territoire de Warcoing. Vu le caractère accidentogène de la zone, je ne peux que soutenir cette initiative.

 

Cependant, non loin de là, un autre rond-point annoncé comme provisoire pose de réels problèmes depuis de trop nombreuses années. Celui-ci se trouve dans le boulevard des Canadiens, l’une des principales artères du village de Dottignies, dans l’entité de Mouscron. Bien que faisant partie du Plan communal de mobilité, le dit rond-point se situe sur une route régionale.

 

Le giratoire a été installé en avril 2004, à l’époque pour permettre de réduire la vitesse trop élevée des automobilistes et diminuer le flux des camions. Très vite, toutefois, le rond-point a dévoilé ses failles. En plus de ne pas remplir les objectifs pour lesquels on l’avait installé, il est conçu tellement bizarrement et entouré de tant d’habitations qu’il a déjà provoqué de nombreux accidents de la circulation.

 

En 2006, déjà, près d’un millier de riverains avaient signé une pétition qui demandait la suppression de l’aménagement. Des policiers et même des ouvriers du MET, conscients de l’inutilité et du danger du giratoire, avaient d’ailleurs apposé leur signature eux aussi !

 

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Les riverains habitant à proximité du rond-point du boulevard des Canadiens vivent un véritable calvaire.

 

Lors de sa création, le rond-point en question avait été annoncé comme expérimental… en attendant la réalisation de la jonction de la R.N. 50 et de la R.N. 511. Aujourd’hui, six ans plus tard, cette jonction a été réalisée mais le rond-point du boulevard des Canadiens est toujours là. Et il continue de causer de nombreux soucis.

 

Presque six ans après la création de ce rond-point, quel bilan les services de Monsieur le Ministre tirent-ils de cet aménagement annoncé à l’origine comme provisoire ? Quelles sont les dernières décisions envisagées au sujet de ce giratoire tant décrié ? Ce rond-point que l’on a toujours considéré comme temporaire deviendra-t-il définitif ?

 

 

lutgenRéponse de M. Benoît Lutgen, Ministre des Travaux publics, de l’Agriculture, de la Ruralité, de la Nature, de la Forêt et du Patrimoine, datée du 12 mars 2010.

 

Concernant l’aménagement définitif, je rappelle qu’en tant que Ministre des Travaux publics, ma priorité politique est la sécurité routière. Cette priorité se traduit par la préférence donnée aux travaux améliorant la sécurité de tous les usagers. J’ai demandé à la Direction générale des Routes d’établir une cartographie actualisée des zones à risque. Celle-ci permettra d’établir de façon objective un ordre de priorité des travaux et aménagements à réaliser afin de rendre nos routes plus sûres.

 

canadiens35Cet aménagement est donc à voir dans cette optique. Quoi qu’il en soit, j’ai demandé que la ville de Mouscron soit consultée par la Direction des Routes avant toute décision quant à l’aménagement définitif de ce carrefour.

 

 

Depuis son installation, ce rond-point a fait l’objet de plusieurs améliorations. Son éclairage et sa visibilité ont été renforcés.

 

Ces évolutions semblent avoir eu un effet bénéfique puisque la Direction générale des Routes n’a plus reçu de plainte à ce propos depuis plusieurs mois.

 

annick-siteVoici la question écrite posée le 6 janvier 2010 à M. André Antoine, Ministre du Budget, des Finances, de l’Emploi, de la Formation et des Sports, sur « la formation des chauffeurs de bus ». Vous trouverez également la réponse écrite du Ministre Antoine, datée du 11 février 2010.

Depuis maintenant quelques années, les professionnels de la route que sont les chauffeurs de bus et d’autocar sont confrontés à une pénurie de chauffeurs. Il existe pourtant une solution pour résoudre ou au moins atténuer ce problème, et elle a été développée en Wallonie Picarde.

Il y a quelque temps, sur le site de Forem Formation Logistique – Wallonie Picarde se situant à Estaimpuis, le Forem a proposé deux séances d’information sur le métier de conducteur de bus ainsi que sur la formation de quatre mois qu’elle organise. Des séances qui complètent la campagne d’affichage se déroulant actuellement dans la région, notamment dans les bus TEC.

Nous avons été heureusement surpris d’apprendre que ces séances d’information étaient plutôt destinées aux femmes. « Femme au volant, danger permanent ! », peut-on souvent entendre. Il n’y a cependant rien de plus faux que cet adage populaire ! Au contraire, les sociétés de bus et d’autocar et même les formateurs du Forem préfèrent généralement voir des femmes aux commandes de ces immenses engins.

« Les occupants du bus aiment avoir une présence féminine au volant car leur conduite est plus souple, plus calme, moins brusque. Souvent, elles font aussi preuve de plus d’anticipation que leurs collègues masculins », indiquent de nombreux professionnels du secteur. « Quant aux patrons, ils apprécient leur douceur avec le matériel et le fait qu’elles apportent plus de soin à leur engin, notamment en nettoyant le car plus spontanément ».

Malgré les idées reçues, de nombreux organismes de statistiques ont démontré que les femmes ne conduisaient pas moins bien, mais au contraire souvent mieux que les hommes. Elles sont moins impliquées dans des accidents graves et commettent moins d’infractions. Souvent, elles ne représentent qu’une infime partie du nombre de blessés ou de tués sur les routes.

Gratuite au Forem, cette formation d’une valeur de 8.000 euros se déroule sur quatre mois avant l’obtention du permis D. Elle comprend une partie théorique de 128 heures, dont 32 heures de code de la route et 32 heures de mécanique, puis une partie pratique, avec manœuvres sur terrain privé et conduite accompagnée.

La pénurie de chauffeurs de bus étant ce qu’elle est, les dames qui suivent cette formation ont un avantage certain. En cas de réussite, elles sont quasiment assurées de décrocher un job.

La période de crise actuelle fait des ravages. Selon Eurostat, l’office statistique des communautés européennes, le taux de chômage était établi à 9,4 % dans la zone euro (soit 14,896 millions de personnes) en juin 2009, alors qu’il n’était encore qu’à 7,5 % un an plus tôt. En Belgique, le taux de chômage était de 6,9 % en juin 2008, il a atteint 8,1 % en juin 2009. A cette date, le chômage concernait 443.574 personnes, soit 43.433 de plus qu’un an plus tôt !

Par ailleurs, les femmes sont particulièrement concernées par ces données. En juin 2009, si le taux de chômage masculin était de 7,8 % en Belgique, le taux de chômage féminin belge atteignait lui les 8,6 %, alors qu’il n’était que 7,4 % en juin 2008.

 

Mes questions sont les suivantes :

  • Monsieur le Ministre dispose-t-il de données chiffrées concernant la répartition entre hommes et femmes dans la profession de conducteur de bus ou d’autocar ?
  • Serait-il possible de développer à l’ensemble de la Région Wallonne des initiatives telles que celles présentées actuellement en Wallonie Picarde et destinées particulièrement aux femmes ?
  • Monsieur le Ministre a-t-il d’autres solutions pour atténuer la pénurie de chauffeurs de bus ?

 

 

ANTOINERéponse de M. André Antoine, Ministre du Budget, des Finances, de l’Emploi, de la Formation et des Sports, datée du 11 février 2010.

En ce qui concerne le marché :

Selon les données recueillies par les Enquêtes Forces de Travail, on estime le nombre de chauffeur bus/car à 5277 en Région wallonne – fin 2007 début 2008. Chiffre proche du nombre d’emplois dans le secteur NACE 6021 du transport des personnes, et qui nous indique que seul 9,8% de l’emploi était féminin.

On peut estimer le nombre de femmes chauffeur de personnes (hors taxi et hors réseau guidé) entre 520 et 600 – fin 2007 début 2008 – en Région wallonne…

La profession est donc certes très masculine.

Toutefois, je dois attirer l’attention sur le fait que ce métier n’est pas en pénurie et ne répond pas aux critères d’une fonction critique à l’instar des chauffeurs poids lourds appelés au transport de marchandises qui le sont depuis quelques années déjà.

Des informations plus précises pourraient être obtenues auprès du Fonds Bus-car. Cependant, ces services étaient fermés tel que je l’annonçais à l’honorable Membre en début de réponse. Un complément d’information pourrait néanmoins lui être transmis ultérieurement s’il le désire.

Venons-en au second axe de ses questions.

En ce qui concerne la formation :

La formation conducteur de Bus-car est construite sur un parcours. Ce parcours présente les étapes suivantes :

·         un stage d’immersion permettant d’appréhender en entreprise les réalités du métier et de confirmer son choix professionnel;

·         des modules théoriques;

·         un module pratique;

·         un stage de fin de formation en entreprise.

busLorsque l’on interroge la base de données de Forem Formation sur les personnes ayant presté l’un ou plusieurs de ces modules au cours de l’année 2009, sur l’ensemble de la Wallonie, on obtient 301 personnes dont 42 femmes. Ces 300 personnes ont réalisé ou poursuivent encore, pour quelques-uns, leur formation. Cela ne signifie pas, l’honorable Membre s’en doute, 300 mises à l’emploi.

La capacité de formation est le résultat d’un partenariat avec le FCBO qui met ses véhicules à la disposition du Forem. Il n’y a pas actuellement de projet d’augmenter cet équipement, l’offre de formation est en effet stable.

En ce qui concerne la population candidate à cette formation et à ce métier, un effort d’information pourrait être fait et ce tel que l’honorable Membre énonçait dans le respect des exigences d’accès liées à la sécurité des personnes. Je le rejoins dans cette volonté d’une communication adéquate ciblant particulièrement les femmes.

Il m’importe enfin de partager avec l’honorable Membre deux pistes d’élargissement des actions qui se mettent en place aujourd’hui. Le FCBO (Formation Car et Bus) a une collaboration en cours avec la Promotion Sociale afin de démarrer des sections (à Huy notamment). D’autres pistes sont encore à l’étude actuellement, notamment avec l’enseignement professionnel (comme c’est le cas pour les poids lourds).

 

 

annick-site3Voici la question orale posée lors de la séance du Parlement Wallon du mardi 2 février 2010 à Mme Eliane Tillieux, Ministre de la Santé, de l’Action sociale et de l’Egalité des Chances, sur « l’accès à des rencontres sportives par des personnes malvoyantes ». Vous trouverez également la réponse de la Ministre Tillieux à mes interrogations.

 

Mme Annick Saudoyer (PS). – Madame la Présidente, Madame la Ministre, chers Collègues, le samedi 5 décembre dernier, et je pense que vous y assistiez d’ailleurs, le match de football opposant le club de Mons et de Tubize était, grande première en Wallonie, accessible aux personnes aveugles ou malvoyantes grâce à l’audiodescription.

 

Ce soir-là, une vingtaine de personnes souffrant de troubles de la vue ont ainsi pu assister à la rencontre dans les infrastructures du club de football montois. Le principe est très simple, les personnes aveugles ou handicapées de la vue sont équipées de casques audio dans lesquels sont diffusés les commentaires de deux journalistes.

 

Durant près de 90 minutes, les journalistes sont ainsi devenus les yeux de ces personnes non ou malvoyantes. Grâce à leurs commentaires et à l’émotion de leur voix, ceux qui ont profité de l’action ont pu réellement vivre le match en direct, vibrer lors d’une phase de jeu importante ou d’un but, etc.

 

À cette occasion, les stewards présents au match avaient également reçu une formation spécifique pour l’accueil des personnes.

 

Sport populaire par excellence, le football doit être accessible à tous et à toutes. Grâce à ce système, il l’est désormais aussi pour ceux qui ne voient pas ou pas bien. L’action menée le 5 décembre dernier à Mons constituait toutefois une expérience pilote en Région wallonne.

 

Madame la Ministre, mes questions sont les suivantes.

 

Disposez-vous d’un premier de bilan de cette expérience pilote ?

 

L’activité est-elle amenée à se répéter prochainement à Mons ou dans d’autres stades ? Tous les stades de football peuvent-ils accueillir ce type d’action ? L’activité est-elle difficile à mettre en œuvre ? Quel est son coût ? D’autres actions ont-elles déjà été proposées par le passé afin de permettre aux personnes aveugles ou malvoyantes d’assister à l’une ou l’autre discipline sportive ?

 

 

tillieuxMme Tillieux, Ministre de la Santé, de l’Action sociale et de l’Égalité des chances. – Effectivement, le 5 décembre dernier, j’ai eu le plaisir, comme vous, d’assister à un match de football commenté en audiodescription par deux journalistes sportifs de la RTBF. Ces journalistes ont ainsi détaillé les phases de jeux, l’ambiance et surtout l’atmosphère de la rencontre. J’ai eu l’occasion de tester personnellement la retransmission. C’était agréable surtout qu’on ne connaît pas tous les joueurs. Au moins avec les commentateurs sportifs, on a vraiment tous les noms.

 

Je souligne qu’il s’agit d’une initiative du club RAEC Mons et l’asbl Plain-pied, initiative que j’ai souhaité soutenir. Cette audio-description a ainsi permis aux personnes malvoyantes ou aveugles de suivre, j’ai envie de dire comme tout un chacun, cet évènement sportif.

 

En termes de bilan de cette première édition, les personnes malvoyantes de l’asbl « Les Amis des Aveugles » ont jugé l’expérience extrêmement positive.

 

Au total, ce sont près de 20 personnes munies d’écouteurs, qui ont ainsi pu bénéficier des commentaires audio spécifiques de la rencontre.

 

Tant le matériel que la qualité des commentaires ont donné entière satisfaction.monstubize

 

Quant au coût, il faut compter entre 8.000 et 9.000 euros pour le matériel et 250 euros pour les commentaires sportifs qui sont assurés par deux journalistes, et ce, pour l’ensemble de la soirée.

 

Afin que l’expérience puisse se répéter, le bureau Plain-pied, à l’origine du projet, m’a sollicitée afin de bénéficier d’une subvention pour le matériel nécessaire à l’audio-description. Ce matériel pourrait être mis en place dans plusieurs stades sachant qu’il faut également mobiliser pour chaque match des journalistes commentateurs.

 

Il m’apparaît toutefois prématuré, à ce stade, d’envisager une généralisation de ce mode de retransmission.

 

Je compte donc, en collaboration avec le bureau Plain-Pied, et comme je viens de l’évoquer, poursuivre cette expérience enrichissante. Il s’agira ensuite d’en tirer les enseignements et d’envisager le cas échéant de manière plus structurelle, l’organisation de l’audiodescription.

 

Je souligne enfin qu’au-delà de cette initiative, il s’agit aussi de sensibiliser et de promouvoir l’accès à la vie sociale, culturelle et sportive pour les personnes handicapées.

 

Enfin, par le passé et pour l’avenir, l’Agence wallonne pour l’intégration de la personne handicapée, favorise l’accessibilité des rencontres de football, et ce, au plus haut niveau du championnat belge.

 

En effet, du 15 août 2008 au 16 mai 2009, plus de 2.500 bénéficiaires de services agréées par l’AWIPH ont pu se rendre sur l’un des 5 terrains de Wallonie qui accueillaient des rencontres de football de division 1, en l’occurrence les stades de Charleroi, Mons, Mouscron, Standard et Tubize.

 

Actuellement, l’action est poursuivie pour la saison 2009-2010 à Charleroi, à Mouscron (avant sa disparition) et au Standard. Trente personnes handicapées, quelle que soit la nature du handicap, assistent à la rencontre à domicile de ces clubs. Ce sont plus de 200 demandes d’institutions différentes que l’Agence a reçu dans ce cadre sportif.

 

 

Mme Saudoyer (PS). – Je vous remercie, Madame la Ministre, pour votre réponse. Je pense qu’il y a un engouement, car il y a un besoin et je pense qu’il faut aussi y réfléchir et ne pas s’arrêter même si le football est certainement le sport le plus populaire. Il faudra aussi l’élargir à d’autres sports. Je suis quand même étonnée du coût de ce matériel.

 

 

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Voici la question orale posée lors de la séance du Parlement Wallon du lundi 7 décembre 2009 à  M. Benoît Lutgen, Ministre des Travaux Publics, de l’Agriculture, de la Ruralité, de la Nature, de la Forêt et du Patrimoine, relative aux « pièges à mâchoires ». Après mon intervention, vous trouverez également la réponse du Ministre Lutgen.

Mme Annick Saudoyer (PS). – Madame la Présidente, Monsieur le Ministre, chers Collègues, dans certaines zones rurales de Wallonie, certains individus n’hésitent pas à recourir aux pièges à mâchoires pour piéger des animaux.

J’ai rencontré à plusieurs reprises des citoyens dont les animaux de compagnie avaient été victimes de tels pièges. Pour rappel, ces pièges à mâchoires fonctionnent sans appât. L’animal qui pose la patte sur le piège se trouve piégé. S’il essaie de s’en extirper, il risque des blessures sérieuses. S’il ne s’en extirpe pas, il meurt de faim et dans d’atroces souffrances.

090702_bpLe plus choquant, c’est que l’utilisation et même la détention de ces affreux pièges sont interdites dans tout le pays. Ceux qui outrepassent cette interdiction s’exposent à des poursuites judiciaires et à de sévères sanctions correctionnelles. Cela ne semble cependant pas inquiéter les nombreuses personnes qui continuent de placer ces pièges mortels aux abords de leur propriété.

Par définition, ces pièges sont aveugles et tous les animaux sont susceptibles d’y être pris. Mais il y a plus inquiétant encore: si le piège peut sérieusement blesser un chat, un chien ou un renard, les conséquences peuvent également être dramatiques pour un enfant ou même un adulte qui viendrait à y mettre malencontreusement le pied. Car ces pièges à mâchoires sont souvent placés un peu n’importe où, dans les prairies, en forêt ou aux abords des chemins de campagne. Ils peuvent donc atteindre n’importe qui !

piege2Monsieur le Ministre, je vous ai récemment rappelé combien j’étais sensible à la problématique de la prolifération des renards. Mais je pense que, dans une société civilisée, il y a moyen d’utiliser des techniques ne faisant pas souffrir les animaux.

Pouvez-vous me dire si nous disposons de statistiques concernant les animaux blessés ou même tués après avoir été piégés par des pièges à mâchoires en Région Wallonne?

Que risquent réellement ceux qui outrepassent l’interdiction d’utiliser ou même de détenir des pièges à mâchoires? Les cas de condamnation sont-ils nombreux?

Enfin, ne pourrait-on pas mettre sur pied une campagne d’information pour rappeler que ces pièges sont non seulement interdits mais aussi très dangereux?

 

Réponse de M. Benoît Lutgen, Ministre des Travaux Publics, de l’Agriculture, de la Ruralité, de la Nature, de la Forêt et du Patrimoine. – Je partage totalement votre indignation quant à l’utilisation, quel qu’en soit l’auteur, de pièges à mâchoires qui sont des engins de capture d’un autre âge et strictement prohibés par la loi, leur seule détention est déjà punissable.

Il s’agit d’un moyen de piégeage non sélectif. Cette pratique n’est pas conforme aux normes internationales de piégeage dites « sans cruauté ». Je rajouterai, pour ma part, que cette pratique est barbare en raison de la souffrance qu’elle entraîne pour l’animal capturé.

C’est pour ces raisons que la loi sur la chasse en interdit non seulement l’utilisation, mais également, depuis 1994, la vente et la simple détention.

lutgenMes services ne tiennent pas une comptabilité des procès-verbaux qui permettrait de préciser le nombre de ceux spécifiquement dressés suite à l’utilisation, la mise en vente ou la détention de pièges à mâchoires. Il leur arrive encore, de temps en temps, de devoir verbaliser pour ce motif. Globalement, ils n’ont pas le sentiment qu’il y a une augmentation de ce type de piégeage.

Au niveau de l’Unité anti-braconnage, par exemple, les pièges à mâchoires font l’objet de seulement quatre ou cinq procès-verbaux par an en moyenne. Souvent, ceux-ci sont dressés à la suite de perquisitions menées pour d’autres motifs et les pièges découverts ne sont plus toujours en état de fonctionnement.

Cela étant, j’invite évidemment tout citoyen qui vient à constater l’utilisation de ces pièges, notamment ceux qui se sont ouverts de ce problème auprès de vous, à contacter directement mes services afin que ceux-ci puissent diligenter une enquête. L’UAB peut être jointe 24h/24 au numéro 0800/12.322.

Les contrevenants risquent une amende assez lourde, s’élevant de 500 à 5.000 euros.

Mes services ne sont pas nécessairement tenus au courant des poursuites éventuellement engagées par le Parquet suite aux procès-verbaux qu’ils ont dressés, ni a fortiori des condamnations. Je ne peux donc répondre à votre question sur ce point. Cela étant, on peut le voir, pour des chasseurs par exemple, de ne plus avoir l’autorisation d’avoir leur permis.

Une campagne d’information ne s’indique pas. Les quelques personnes qui utilisent encore ces pièges le font en effet sciemment et je ne pense pas qu’elles vont stopper leurs activités. Par contre, il faut être très dur sur la répression, sur les enquêtes et pouvoir poursuivre, de façon très forte, l’ensemble des utilisateurs de ce type de pièges d’un autre âge, particulièrement barbares.

annick-site4Voici la question orale posée lors de la séance du Parlement wallon du lundi 9 novembre 2009 à  M. Benoît Lutgen, Ministre des Travaux Publics, de l’Agriculture, de la Ruralité, de la Nature, de la Forêt et du Patrimoine, sur « les conséquences sanitaires de la présence massive des renards ». Vous y trouverez également la réponse du Ministre Lutgen et la discussion qui a suivi.

 

Mme Annick Saudoyer (PS). – Monsieur le Ministre, depuis quelques années maintenant, le Gouvernement français a décidé de lutter drastiquement contre la prolifération des renards. En 2008, pas moins de 5.258 renards ont été capturés par des piégeurs agréés. C’est 10% en plus que 2007, puisque 500 renards en plus ont été capturés en 2008.photo-renard-site-lutgen-11

Ce qui est inquiétant, c’est que d’après les informations fournies par les autorités françaises, presque sept renards sur dix sont porteurs d’une maladie aussi grave que méconnue, si ce n’est des chasseurs ou des agriculteurs : l’échinococcose alvéolaire. C’est une maladie parasitaire qui peut se transmettre à l’homme et avoir des conséquences dramatiques, allant jusqu’à la mort de la personne contaminée !

Le renard ne connaît pas les frontières et passe chez nous, dans nos contrées.

Si la seule étude menée sur la question en Région Wallonne remonte à 2003 où sur 178 renards abattus, 41% étaient atteints de l’échinococcose alvéolaire, la situation actuelle est en effet assurément identique à celle rencontrée de l’autre côté de la frontière.

photo-renard-site-lutgen-21Le président du Conseil cynégétique de la vallée de l’Escaut, lui-même chasseur, précise que 29 renards ont été abattus en à peine quatre mois sur les villages d’Obigies et d’Hérinnes. En raison de l’Escaut qui empêche les renards de traverser le fleuve (le renard sait nager mais il ne plonge que pour échapper à un danger) ou encore du Mont-Saint-Aubert, où certains espaces sont interdits de chasse, la vallée de l’Escaut abrite un nombre impressionnant de renards.

C’est une évidence, l’homme n’en fait pas assez pour limiter la progression du renard. D’où un risque constant et inquiétant de contamination à l’échinococcose alvéolaire.

Monsieur le Ministre, envisagez-vous d’agréer des piégeurs pour lutter contre la prolifération des renards dans certaines régions comme le fait la France ?

Des campagnes particulières d’information et de sensibilisation sont-elles prévues à l’égard des publics cibles que sont les chasseurs, les agriculteurs, les agents du DNF ou encore les travailleurs de la filière bois ?lutgen

Réponse de M. Benoît Lutgen, Ministre des Travaux Publics, de l’Agriculture, de la Ruralité, de la Nature, de la Forêt et du Patrimoine. – Madame Saudoyer, c’est la première question que vous me posez. C’est chaque fois un plaisir et un bonheur.

Je pourrais vous répondre en vous disant : « Demandez à votre voisin », puisque c’est un grand chasseur.

Concernant les aspects de santé humaine et animale, cela relève des compétences du Fédéral. Nous ne sommes compétents que pour la partie en matière de faune sauvage. On a une responsabilité importante sur cette partie-là.

L’agent de l’échinococcose alvéolaire a été identifié pour la première fois en Belgique chez le renard roux en 1992, par le Docteur Brochier et ses collaborateurs. Ses auteurs ont rapporté une incidence de 15,3% au sein de la population de renards de la Province de Luxembourg. Depuis cette époque, ces données ont été précisées et complétées par différentes études réalisées dans toutes les parties de la Wallonie, notamment par le professeur Lochon et ses collaborateurs.

Le parasite est présent dans la plupart des régions, mais avec des différences très importantes en ce qui concerne son incidence: environ 33 % pour le plateau ardennais et moins de 1 % dans le pays de Herve, si je prends les écarts les plus importants.

Les moyens de régulation existant aujourd’hui pour le renard sont très étendus, puisque sa chasse est ouverte toute l’année. Sa régulation en vue de prévenir des dommages importants aux élevages, ou dans l’intérêt de la faune, peut s’effectuer à l’arme à feu dans l’heure précédent le lever du soleil jusqu’à l’heure qui suit son coucher, ou sur autorisation du Département de la nature et des forêts, de jour comme de nuit, au moyen de différents types de pièges spécifiques.

Cela étant, j’ai demandé très récemment à mon administration d’étudier l’intérêt et la possibilité d’étendre davantage les moyens de régulation des populations du renard dans notre belle région. De même, je solliciterai, sur cette question, l’avis du Conseil supérieur wallon de la chasse. Je pense par exemple à des simplifications administratives pour la pratique de la régulation, à un encouragement de l’application de chasseur et d’autres auxiliaires cynégétiques, qui seraient formés dans le contrôle des renards en milieu urbain ou dans des zones non chassées.

Troisièmement, plusieurs campagnes de sensibilisation du public et de la profession médicale ont eu lieu en Belgique à l’initiative du SPF Santé, en collaboration avec la Communauté française et d’un laboratoire de référence, l’Hôpital Erasme. Je vous renvois donc à différentes brochures d’informations qui ont été préparées notamment par Mme Ducoffre, de l’Institut scientifique de Santé publique, section épidémiologique, et ses collaborateurs. Cette brochure est d’ailleurs téléchargeable sur le site internet de cet institut.

J’ai aussi donné instruction à mon administration de diffuser cette brochure d’information à tous ses agents ainsi qu’au CRIE et tout autre public susceptible d’être concerné par ces zoonoses.

Je vous précise les gestes simples de prévention contre cette zoonose, à respecter en zone endémique:

  • porter des gants à usage unique et un masque pour manipuler les renards et autres animaux infectés, vivants ou morts, ainsi que leurs excréments ;
  • éviter de consommer des légumes crus provenant de jardins accessibles à des renards, ou des fruits sauvages provenant d’un endroit potentiellement souillé par des renards infectés; le lavage ne suffit pas, il faut absolument les cuire avant de la consommer. Conditions de cuisson: 10 minutes à 60 degrés, ou 5 minutes à 70 degrés, ou 1 minutes à 100 degrés. Je rappelle que la congélation à moins 18 degrés est sans effet ;
  • se laver les mains, à l’eau chaude et au savon, après tout travail impliquant un contact avec de la terre potentiellement contaminée, je pense aux travaux agricoles, au jardinage, ou après avoir brossé ou caressé un chien ou un chat ayant séjourné dans une région à risque;
  • vermifuger, toutes les quatre semaines, avec un médicament actif sur ces parasites, les chiens et les chats dans une région potentiellement à risque.

C’est un sujet auquel on ne pense pas nécessairement, ou on n’a pas toutes les informations, vous nous les apportez, avec ce qui se passe de l’autre côté de la frontière, et il s’agit de voir ce qu’on peut mettre en oeuvre dans notre région. Effectivement, j’ai utilisé votre question pour donner instruction à l’administration sur toute une série de points que je viens de relever ici.

Mme Annick Saudoyer (PS). – Je remercie M. le Ministre pour sa réponse.

Il n’y a pas que votre région qui est maintenant la zone la plus à risque.

 

Réponse de M. Benoît Lutgen, Ministre des Travaux Publics, de l’Agriculture, de la Ruralité, de la Nature, de la Forêt et du Patrimoine. – Non, bien sûr, mais c’est la plus touchée. Il s’agit d’une région endémique.

 

Mme Annick Saudoyer (PS). – J’aime beaucoup votre région, donc il n’y a aucun souci. Vous parliez de votre région, mais je pense qu’il ne faut pas sous-estimer les risques dans les autres régions. Je le sais puisqu’une amie, de Mouscron, en est décédée; elle s’est simplement promenée dans les bois et a mangé des mûres, des myrtilles. Effectivement, il ne faut pas du tout sous-estimer ce problème.

annick3Voici la question d’actualité posée lors de la séance du Parlement wallon du mercredi 21 octobre 2009 à  M. André Antoine, Ministre du Budget, des Finances, de l’Emploi, de la Formation et des Sports, sur « le dispositif d’éclairage automatique de terrains de football en cas d’atterrissage nocturne d’un hélicoptère médicalisé d’intervention rapide ». Vous y trouverez également la réponse enthousiasmée du Ministre Antoine.

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Mme Annick Saudoyer (PS). – C’est une première en Europe, ce système permettant à un hélicoptère médicalisé d’atterrir sur un terrain de football en pleine nuit. Quel est plus précisément ce dispositif, quel est son intérêt ? D’après mes informations, le pilote de l’hélicoptère, via un GSM, déclencherait un disjoncteur situé dans le terrain de football qui, lui-même, déclencherait l’éclairage. Ce système permettrait de gagner du temps et de sauver des vies humaines. Il faut y réfléchir. Est-il possible d’élargir l’initiative à toute la Région wallonne ?

Réponse de M. André Antoine, Ministre du Budget, des Finances, de l’Emploi, de la Formation et des Sports. – Votre question est totalement pertinente. C’est une initiative de la Communauté germanophone qui a décidé de subventionner cet équipement.

Nous allons élaborer une cartographie au niveau de la Région wallonne et tenter de couvrir un maximum de terrains de football. Une subvention de 2.000 euros est prévue par installation.

Nous allons intégrer ce dispositif dont l’objectif est de sauver le plus de vies possible en diminuant le temps d’intervention.helicomedsite3

Nous allons donc travailler au niveau des infrastructures pour relayer le système sur l’ensemble du territoire wallon.

Mme Annick Saudoyer (PS). – Je remercie M. le Ministre pour sa réponse.

 

annick2Depuis maintenant plusieurs années, une rumeur fait état de la fermeture éventuelle de la gare d’Herseaux, chère à de nombreux habitants des villages d’Herseaux, de Luingne et de Dottignies, mais aussi d’Espierres (Flandre) et de Wattrelos (France).

 

vanackeresite1Outre cette interrogation constante quant à l’avenir de leur gare, les Herseautois se plaignent aussi du peu de considération de la SNCB envers l’établissement herseautois. Après avoir rencontré le chef de gare Louis Cousaert, j’ai réuni les différents élus de la région autour d’une même table (Alfred Gadenne, Daniel Senesael, Christiane Vienne, Luc Tiberghien, Damien Yzerbyt et moi-même) afin d’évoquer la situation de la gare d’Herseaux.

 

Le 5 octobre dernier, nous avons envoyé un courrier à Steven Vanackere, Ministre de la Fonction publique, des Entreprises publiques et des Réformes institutionnelles, pour l’interpeller sur le sujet.

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Voici notre intervention :

 

Monsieur le Ministre Vanackere,

 

Les vacances d’été sont maintenant terminées, la plupart des travailleurs ont retrouvé le chemin du travail tandis que les étudiants, eux, ont retrouvé les bancs de leur école.

 

Dans le village d’Herseaux, situé dans l’entité de Mouscron, beaucoup sont toutefois contraints d’arriver au boulot ou à l’école en retard!

 

Régulièrement, les trains circulant entre Bruxelles et Mouscron (il s’agit de la ligne 94) ont 15 à 20 minutes de retard, principalement en matinée dans la fourchette située entre 8h et 11h.

 

Si le retard n’est pas trop important, le train fait bien le déplacement jusqu’à Mouscron. Mais une fois le quart d’heure de retard dépassé, le train s’arrête à Tournai.

 

Résultat, les voyageurs qui souhaitaient aller à Herseaux ou Mouscron se retrouvent bloqués à Tournai. Quant à ceux qui désiraient faire le chemin inverse, ils ne voient pas de train arriver et sont obligés de prendre leur mal en patience sur le quai de la gare d’Herseaux.

 

Parfois, la SNCB met en place des navettes pour permettre aux voyageurs d’arriver à leur destination comme prévu. C’est bien beau. Mais pour ceux, et ils sont nombreux, qui devaient prendre une correspondance pour Courtrai, cette solution n’en est pas une… car l’autre train ne les attend pas! Désormais, on en vient à conseiller les voyageurs d’aller directement prendre leur train à Tournai et non à Herseaux pour éviter les mauvaises surprises!

 

Sachant qu’une distance d’environ 25 kilomètres sépare les deux gares, l’usager qui préfère opter pour cette solution (plus contraignante, certes, mais aussi plus sûre) parcoure une cinquantaine de kilomètres au volant de sa voiture pour faire l’aller-retour vers Tournai. A l’heure où l’on pousse la population à privilégier les transports en commun afin de limiter l’émission de CO2 des véhicules, il y a franchement quelque chose qui ne va pas!

 

A Herseaux comme dans d’autres petites gares (à Antoing ou Quaregnon notamment), ça fait plusieurs années qu’une rumeur circule au sujet d’une éventuelle fermeture des guichets. Le manque de considération de la SNCB pour la gare d’Herseaux ne dissipe pas cette inquiétude, bien au contraire.

 

La suppression des guichets, ce serait la première étape à la fermeture définitive de la gare d’Herseaux. Ça signifierait aussi la disparition de la salle d’attente et donc du chauffage pour les froides journées d’hiver. Ce serait aussi la porte ouverte au vandalisme.

 

La gare d’Herseaux dessert les communes d’Herseaux, Dottignies, Luingne, Espierres et même Wattrelos en France. Elle représente pas moins de 700 personnes qui prennent le train chaque jour. En 2004, 3.000 personnes avaient signé une pétition pour que la gare ne ferme pas ses portes. L’établissement répond donc à un réel besoin auprès de la population des environs.

 

 

Monsieur le Ministre Vanackere, voici nos deux questions :

 

  • Ne pourrait-on pas améliorer la situation à propos des nombreux retards et suppressions de trains qui touchent régulièrement la gare d’Herseaux et ses usagers?

 

  • A propos de ce bruit qui évoque la disparition des guichets de la gare d’Herseaux depuis des années, n’y a-t-il pas moyen de pouvoir enfin rassurer les Herseautois?

 

 

Vous remerciant de l’intérêt que vous porterez à notre demande et dans l’attente de vous lire, nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en l’expression de nos sentiments les plus respectueux.

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