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Récemment, la Maison du Tourisme du Pays de Herve s’est lancée dans un projet novateur puisqu’elle a été la première, en Wallonie, à proposer à la location des VAE ou Vélos à assistance électrique. Mais quelles sont les particularités de ces engins assez originaux? Et cette initiative a-t-elle été couronnée de succès?

Voici la question écrite posée à M. Philippe Henry, Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire et de la Mobilité, sur « les vélos électriques ». Vous trouverez également la réponse écrite de M. Henry.

 

 

Il y a quelques mois, la Maison du tourisme du Pays de Herve, qui regroupe les communes d’Aubel, Herve, Olne, Plombières, Thimister-Clermont et Welkenraedt, s’est lancée dans un projet novateur qui représentait une première en Wallonie.

La Maison du tourisme a en effet proposé la location de VAE, ou Vélos à assistance électrique. Quatre de ces vélos particuliers ont ainsi été acquis à la suite d’un appel d’offres, rejoignant ainsi les 43 autres vélos pour hommes, femmes et enfants dont disposait déjà la Maison du tourisme et qui étaient loués près de 600 fois par an.

Un subside de 6.000 euros a été libéré par les services de Monsieur le Ministre afin de permettre la location de ces fameux vélos et surtout de tirer un maximum d’enseignements de ce projet-pilote.

  • La période estivale étant désormais derrière nous, peut-on donner un premier bilan de l’utilisation de ces VAE ?
  • Les habitués de la Maison du tourisme du Pays de Herve ont-ils été nombreux à tenter l’expérience des vélos à assistance électrique ?
  • Ces VAE attirent-ils un nouveau public ?
  • D’autres Maisons du tourisme ou communes se sont-ils déjà montrés intéressés par un projet similaire ?
  • Quel bilan Monsieur le Ministre tire-t-il de ce projet ?


Réponse de M. Philippe Henry, Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire et de la Mobilité.

En cinq mois (de juin à octobre 2011), la Maison du Tourisme du Pays de Herve a procédé à 83 locations de ses vélos à assistance électrique, soit une vingtaine de locations par mois. Le climat très maussade des mois de juillet et d’août a fortement impacté ces locations à la baisse. La majorité des locations se font à la demi-journée (73 locations) contre 10 locations à la journée complète.

La tranche d’âge des personnes se situe pour la majorité entre 40 et 60 ans, suivie de près par la tranche + de 60 ans. Ces utilisateurs sont de nouveaux « clients » de la maison du tourisme et non des habitués de la location de VTT. Beaucoup viennent en couple afin de tester les VAE avant de passer éventuellement à l’achat. Le montant de 100 euros de caution ne pose aucun problème.

En moyenne, les utilisateurs parcourent 35 km. À ce jour, aucune panne n’est à déplorer. Le travailleur ALE de la Maison du Tourisme entretient les vélos (nettoyage, graissage,…).

Les premiers enseignements de l’expérience se révèlent largement positifs :

  • facilité d’utilisation ;
  • les utilisateurs osent aller plus loin sans craindre de se lancer sur un parcours vallonné. Ils en retirent beaucoup de plaisir et peuvent mieux profiter de la région ;
  • la possibilité de faire du vélo en couple : la plupart des dames déclarent qu’elles peuvent enfin suivre leur mari. Dans certains cas, monsieur roule en VTT et madame en VAE.

Le principal aspect moins favorable relevé par les utilisateurs est le poids du vélo.

En cas de mauvais temps (en 2011, en juillet et août), les réservations de VAE sont annulées, ce qui n’est pas le cas pour les réservations de VTT. On voit donc bien que l’utilisation des VTT est de type sportif, tandis que les VAE sont utilisés davantage par des cyclistes « novices ».

Ces premières observations montrent donc tout l’intérêt de la mise à disposition de VAE pour permettre à un public plus féminin et moins sportif de tester ce type de vélo avant un éventuel achat.

 

 

Les alentours des bulles à verre ne sont pas toujours un exemple de propreté. Pour que les choses changent, l’Idea et Fost Plus ont lancé une campagne de sensibilisation intitulée « Tous ensemble, relevons le défi des bulles propres ». Voici la question écrite posée à M. Philippe Henry, Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire et de la Mobilité, sur « la propreté autour des bulles à verre ». Vous trouverez également la réponse écrite de M. Henry.

Les sites sur lesquels se trouvent les bulles à verre sont souvent la cible de comportements inciviques et on y retrouve de nombreux déchets qui ne devraient pas y être.

Face à cette problématique et afin d’insuffler un changement des comportements, l’Idea et Fost Plus ont décidé, en janvier dernier, de lancer la campagne de sensibilisation sur le terrain intitulée « Tous ensemble, relevons le défi des bulles propres ».

Durant six samedis consécutifs, du 21 mai au 25 juin 2011, des agents d’accueil se sont postés sur plusieurs sites de bulles à verre entre 13h et 17h. Tout citoyen se présentant ces six jours-là sur les sites participant à l’opération avec des bouteilles, flacons et bocaux en verre a alors reçu une brochure d’information reprenant entre autres le guide du tri du verre, mais aussi un sac réutilisable que les usagers des bulles allaient pouvoir utiliser, par la suite, pour transporter leurs bouteilles et autres.

  • Que pense Monsieur le Ministre de cette campagne de sensibilisation?
  • Peut-on faire une sorte de bilan de cette dernière?
  • Dispose-t-il de données chiffrées à ce sujet?
  • Combien de sites ont été concernés par cette campagne?
  • Combien de sacs réutilisables ont été distribués?
  • Sur quelle base les sites participant à l’action ont-ils été choisis?
  • A-t-on constaté une amélioration sur les sites concernés depuis la fin de cette campagne de sensibilisation?
  • La campagne intitulée « Tous ensemble, relevons le défi des bulles propres » est-elle amenée à se répéter dans l’espace et dans le temps?

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Réponse de M. Philippe Henry, Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire et de la Mobilité.

L’action de sensibilisation IDEPP (anciennement IDEA Propreté Publique) / Fost Plus « Tous ensemble, relevons le défi des bulles propres » est inscrite dans un plan de communication locale.

Cette action a été annoncée aux citoyens via la presse locale et a pour objectif l’accompagnement des citoyens, lors du dépôt du verre dans les bulles, en rappelant les règles de tri et surtout en sensibilisent le citoyen à la propreté autour des bulles à verre. Lors de cette action, un « leaflet » explicatif reprenant les consignes de tri du verre ainsi qu’un sac de transport de verre gratuit ont été remis aux citoyens.

Comme l’honorable membre l’a déjà signalé dans sa question, la campagne a été menée du 21 mai au 25 juin 2011 (stewards présents de 13h à 17h) durant six samedis. Elle a été réalisée sur 28 sites de bulles à verre. Un site par commune (excepté pour Mons et La Louvière où trois sites on été sélectionnés car les densités de population sont plus élevées) a été sélectionné sur base des quantités d’apports de verre et donc de leur taux de fréquentation, ainsi que sur base des quantités de dépôts sauvages. Pour les communes les plus rurales, le choix s’est porté sur les bulles à verre du parc à conteneurs pour toucher un maximum de personnes durant l’action. Concernant les résultats quantitatifs de l’action enregistrés, et sur base du rapport réalisé par les stewards, 1.801 visiteurs ont été touchés, 2.111 sac ont été distribués et 1.831 « leaflet » ont été distribués.

D’un point de vue qualitatif, le citoyen à fait part de réactions positives. Les citoyens ont fait quelques demandes pour renouveler l’action qu’ils jugent positive. Le sac a été très apprécié. Il y a eu globalement plus de visiteurs sur les parcs à conteneur par rapport aux bulles à verre.

De manière globale, sur base des résultats des contrôles réalisés par Fost Plus sur l’ensemble du réseau de bulles à verre d’IDEPP, le pourcentage de sites sales est passé de 58 % en 2010 (moyenne des 4 contrôles) à 40 % en 2011 (moyenne des 3 premiers contrôles).

Il est de la volonté d’IDEPP et de Fost Plus de continuer à sensibiliser les citoyens à la propreté autour des bulles à verre et de réitérer ce type d’actions dans le futur. A noter finalement qu’une campagne équivalente a été menée par l’IBW en 2010 et 2011.

Je ne puis que me réjouir de ce type d’initiatives qui s’inscrivent dans les lignes de force régionales en matière de propreté.

Voici la question écrite posée à Mme Eliane Tillieux, Ministre de la Santé, de l’Action sociale et de l’Egalité des chances, sur « les balises sonores pour personnes malvoyantes ». Vous trouverez également la réponse écrite de la Ministre Tillieux.

Il y a quelques semaines, un projet assez original et surtout très intéressant a été lancé au sein de la gare de Namur. Destiné aux personnes malvoyantes, celui-ci permet aux personnes souffrant de ce handicap de pouvoir s’orienter facilement au sein de l’établissement.

Où se trouvent les toilettes ou les guichets ? Où aller si on veut se rendre dans telle ou telle ville ? Où sont les accès aux quais ? Il n’est pas toujours évident de retrouver son chemin dans les coins et recoins d’une gare. Si ces lieux sont déjà complexes à la base, ils le sont encore plus pour les personnes aveugles et malvoyantes.

A la gare de Namur, grâce à un projet pilote lancé par les Facultés universitaires de Namur, les aveugles ont désormais beaucoup moins de difficultés pour se diriger. Le bâtiment s’est en effet doté de toute une série de balises audio que les personnes déficientes visuelles peuvent activer très facilement, via une télécommande ou un smartphone.

Ces balises, semblables à de petits haut-parleurs, envoient une sorte d’itinéraire précis à l’aveugle. Elles agissent comme des points d’information qui se relaient au fil du trajet de la personne afin d’envoyer cette dernière au bon endroit, au bon quai. A Namur, ces balises seront un complément idéal aux dalles de guidage au sol, dites podotactiles.

Le projet doit apparemment être évalué ce mois-ci. Si l’expérience s’avère concluante, surtout pour la douzaine de personnes aveugles détenant une télécommande afin de tester le système, le concept en question pourrait être étendu à d’autres gares. A terme, il pourrait même se développer au sein des villes, au niveau des bâtiments publics, arrêts de bus, bibliothèques, etc. Plus de 10.000 feux de signalisation sont par exemple déjà équipés d’un système similaire dans la ville de Paris.

Voici mes questions:

  • Que pense Madame la Ministre de ce type de projet ?
  • Le soutient-elle ?
  • Est-ce une première en Belgique ?
  • Les services de Madame la Ministre sont-ils déjà prêts à donner une sorte de bilan par rapport à l’expérience vécue en gare de Namur ?
  • En cas d’expérience positive, le projet sera-t-il bien développé dans d’autres gares ?
  • Quel est le coût d’un tel dispositif ?
  • On a parlé des dalles de guidage au sol. En trouve-t-on dans toutes les gares de la Région wallonne ?
  • A l’exception de ces dalles, les gares offrent-elles d’autres aides destinées aux personnes déficientes visuelles ?

Réponse de Mme Eliane Tillieux, Ministre de la Santé, de l’Action sociale et de l’Egalité des chances.

Je me réjouis de cette initiative unique en Wallonie et en Belgique qui permet à des personnes malvoyantes de se guider au sein de la gare de Namur via un système de balise sonore.

Cette innovation technologique permet aux personnes malvoyantes d’être davantage autonomes et constitue à mes yeux un premier élément de concrétisation de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées qui stipule en son article 9 que les Etats parties s’engagent à : « Faire mettre en place dans les bâtiments et autres installations ouverts au public une signalisation en braille et sous des formes faciles à lire et à comprendre ».

L’évaluation de ce projet ne m’a pas encore été communiquée.

Quant au développement du projet dans d’autres gares, si l’évaluation est positive, il va de soi que je soutiendrai vivement mon collègue en charge de cette matière à savoir le ministre de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de la mobilité.

Quant aux autres questions relatives aux dalles de guidage au sol et aux autres aides destinées aux personnes déficientes visuelles, je ne peux qu’inviter l’honorable Membre à les adresser à mon collègue en charge de l’aménagement du territoire.

Voici la question écrite posée à M. Paul Furlan, Ministre des Pouvoirs locaux et de la Ville, concernant « les accompagnateurs de randonnée ». Vous trouverez également la réponse du Ministre Furlan.

J’ai récemment découvert qu’il était possible d’obtenir un brevet pour devenir accompagnateur professionnel de randonnées.

Les éventuels candidats à ce poste, généralement de véritables passionnés de promenades évidemment, doivent ainsi s’inscrire à des formations dispensées par le CFAR ou « Centre de formation pour accompagnateurs en randonnée ». Il s’agit d’une association touristique reconnue par le Commissariat général au tourisme.

Le programme en question, établi sur deux années de cours et de stages divers et variés, permet d’obtenir un brevet délivré par l‘IFAPME, ou Institut wallon de formation en alternance des indépendants et des petites et moyennes entreprises.

Les matières dispensées sont notamment l’orientation, la gestion de groupe et la sécurité, mais on y discute aussi d’environnement naturel, juridique et économique de la randonnée. Des notions de médecine et de survie sont également dispensées.

Après avoir obtenu ce brevet, le candidat peut apparemment être reconnu « guide touristique » par le Département wallon du tourisme. La prochaine session pour devenir accompagnateur de randonnées débutera en septembre 2011.

Mes questions sont les suivantes:

  • Quel est le succès de ce type de formation ?
  • Les éventuels candidats au brevet délivré par l’IFAPME sont-ils nombreux ?
  • Quel est le coût de cette formation ?
  • Combien trouve-t-on actuellement d’accompagnateurs de randonnées au sein du CFAR ?
  • Dans quelle région se situent-ils ?
  • En quoi consiste précisément la fonction d’accompagnateur de randos ?
  • Après avoir obtenu le brevet suite aux formations dispensé par le CFAR, l’accompagnateur de randonnées peut éventuellement être reconnu en tant que « guide touristique » par le Département wallon du tourisme. Que doit faire un accompagnateur pour y arriver ?
  • Les guides touristiques ayant suivi ce chemin sont-ils nombreux ?

 

Réponse de M. Paul Furlan, Ministre des Pouvoirs locaux et de la Ville.

Mon administration reconnaît effectivement des guides touristiques, sur base d’une circulaire ministérielle identifiant sept catégories de guides, dont les accompagnateurs en randonnée.

Pour être reconnu comme guide accompagnateur en randonnées, le candidat doit être titulaire d’un diplôme de guide accompagnateur en randonnée homologué par la Communauté française, ou d’un titre européen équivalent. Il doit en outre prouver qu’il a une expérience de guidage de trois années dans cette catégorie, en fournissant des attestations. Celles-ci doivent émaner d’un organisme touristique ou d’une attraction touristique reconnu par le Commissariat général au Tourisme, ou d’un professionnel du tourisme, autocariste, agence de voyage ou organisme offrant de manière récurrente des prestations de tourisme culturel ou environnemental, ou encore des associations professionnelles concernées. Chaque dossier est examiné pour avis par le Comité technique des Guides touristiques, et soumis à la signature du Commissaire général au Tourisme qui octroie la reconnaissance.

A ce jour, 19 guides accompagnateurs en randonnée ont été reconnus.

Mon administration prépare actuellement un avant-projet de décret et un projet d’arrêté portant sur la reconnaissance des guides touristiques.

En ce qui concerne la formation donnée à ces candidats-guides, il conviendrait d’interroger le Centre de Formation pour Accompagnateurs en Randonnée, qui en a la compétence.


Les riverains habitant à proximité de la Petite Espierre, cours d’eau situé dans la région de Mouscron, sont particulièrement inquiets. Il n’est pas rare, en effet, de voir l’eau du ruisseau prendre des teintes très spéciales. L’origine de cette pollution semble difficile à déterminer. Mais y a-t-il un danger quelconque pour l’homme? Voici la question écrite posée à M. Philippe Henry, Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire et de la Mobilité, sur « la pollution de la Petite Espierre ». Vous trouverez également la réponse écrite de M. Henry.

 

 

La Petite Espierre est un cours d’eau situé dans la région de Mouscron. Le début de cet automne a été marqué par une pollution spectaculaire durant laquelle l’eau a pris des couleurs particulières. 

 Ce n’est pas la première fois que cette rivière est victime de ce genre de pollution dont l’origine semble difficile à déterminer. 

 Monsieur le Ministre est-il au courant de ce problème récurrent de pollution? Le service « SOS Pollution » a-t-il été appelé régulièrement  au sujet de la Petite Espierre ces dernières années? Des analyses ont, encore récemment, été réalisées par la Police de l’environnement. Les résultats sont-ils connus? Les pollutions constatées sont-elles dangereuses pour la santé des riverains et pour la biodiversité? Une enquête a-t-elle été ouverte afin de déterminer l’origine de ces pollutions? Quelles sont les difficultés auxquelles on peut être confronté, dans ce type de situation, pour trouver le pollueur? Que risque celui qui viendrait à se révéler être le responsable de ce genre de pollution?  

19 octobre 2011

16 octobre 2011

Réponse de M. Philippe Henry, Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire et de la Mobilité.  

Il ressort des données disponibles au sein du Département de la Police et des Contrôles de Mons que cette rivière fait l’objet de plaintes régulières depuis octobre dernier. 

Les colorations de l’eau semblent survenir principalement vers la fin de journée. 

La Petite Espierre collecte les eaux résiduaires urbaines d’une partie de la Ville de Mouscron. Les eaux usées industrielles provenant du zoning se déversent quelques dizaines de mètres en aval des lieux de constats. 

 En ce qui concerne l’impact environnemental de cette pollution, mes services estiment qu’il est limité. En effet, ces eaux sont reprises par la station d’épuration d’Ipalle, située en aval sur la rivière. Ipalle n’a pas remarqué de coloration spéciale au niveau des eaux entrantes dans la station. Ceci peut s’expliquer par le faible débit de l’eau aux lieux de constats et la forte dilution suite à l’apport des eaux usées du zoning en aval. 

Des contacts sont pris par mes services avec le plaignant afin d’identifier l’origine précise de cette pollution, mais vu la situation, il sera difficile de remonter à sa source. 

Le Département de la Police et des Contrôles n’a pas encore fait de nouvelles analyses en cette affaire. 

Je me permets d’informer que lorsqu’une infraction à la législation environnementale est constatée, l’auteur de l’infraction peut encourir soit une peine pénale soit une amende administrative. 

J’ai le plaisir d’informer qu’un conseiller en Environnement de la Ville de Mouscron se tient à disposition pour tout constat utile. 

Enfin, une pollution semblable s’était déjà présentée au même endroit voici quelques années. L’enquête avait conclu à la présence de peinture provenant probablement de travaux de rénovation d’habitation située en ville. 

 

Les chauves-souris font partie des mammifères les plus menacés. Après avoir subi les attaques des hommes suite aux légendes qui circulaient à leur égard, ces animaux très utiles souffrent de la dégradation de leur terrain de chasse et de l’utilisation des pesticides. La ville de Neufchâteau a cependant prouvé récemment qu’il existait des solutions pour lutter contre ce phénomène. Voici la question écrite posée à M. Benoît Lutgen, Ministre des Travaux publics, de l’Agriculture, de la Ruralité, de la Nature, de la Forêt et du Patrimoine, sur « les chauves-souris ». Vous trouverez également la réponse écrite de M. Lutgen.

 

 

Ce n’est pas une surprise, les chauves-souris se trouvent parmi les mammifères les plus menacés.

Les chauves-souris sont pourtant des animaux très utiles et représentent un maillon essentiel de l’équilibre écologique. Chaque été, ils peuvent ainsi manger jusqu’à 3.000 insectes !

Il y a plusieurs années, ces petits mammifères ont d’abord subi les attaques directes de l’homme suite aux légendes qui circulaient à leur égard. Aujourd’hui, en plus de voir leur terrain de chasse se dégrader du fait de l’urbanisation des campagnes et de l’arrachage des haies, les chauves-souris souffrent de l’utilisation massive de pesticides.

La ville de Neufchâteau a décidé de réagir à ce phénomène. La commune a ainsi acheté une ancienne ardoisière se situant à Warmifontaine. A l’abandon depuis une cinquantaine d’années, l’ardoisière abriterait de nombreuses chauves-souris. Des membres de l’ASBL « Natagora » se sont ainsi chargés de condamner l’entrée de la cavité afin de préserver la tranquillité des lieux et de laisser les chauves-souris hiberner en paix.

  • Existe-t-il de nombreux autres « lieux » de ce genre, qui ont été spécialement aménagés pour n’accueillir que les chauves-souris ?
  • L’efficacité de ces endroits est-elle prouvée ?
  • Voit-on la population de ces mammifères se multiplier lorsqu’une telle réserve leur est consacrée ?
  • Prévoit-on d’aménager prochainement d’autres sites comme cela a pu être fait à Warmifontaine ?

  

Réponse de M. Benoît Lutgen, Ministre des Travaux publics, de l’Agriculture, de la Ruralité, de la Nature, de la Forêt et du Patrimoine.

En ce qui concerne la protection des gîtes des chauves-souris, l’action du Service public de Wallonie porte sur deux volets :

O les gîtes d’estivage ;
O les gîtes d’hivernage.

L’opération « combles et clochers » menée par le Département de la Nature et des Forêts en collaboration étroite avec les 130 communes participantes a permis l’aménagement de quelques 1250 combles favorables à la présence des chauves-souris.

En ce qui concerne les gîtes d’hivernage, à ce jour, 72 sites sont classés comme cavités souterraines d’intérêt scientifique, auxquels s’ajoutent les 68 milieux souterrains gérés en Réserves Naturelles Domaniales par le Département de la Nature et des Forêts. Ces 140 gîtes d’hivernage ont été aménagés en faveur des chauves-souris et forment un réseau nécessaire au maintien de celles-ci.

Au cours des dernières années, les investissements en matière d’aménagements de ces cavités protégées s’élèvent à près de 320.000 euros.

Les mesures d’aménagement et la gestion stricte de l’accès à ces cavités portent leurs fruits. Les premiers résultats montrent une évolution positive des populations de certaines espèces. A terme, le redéploiement géographique d’espèces sensibles, ayant jusqu’ici fortement régressées à l’échelle du territoire, est attendu.

Très symptomatique est également le changement de comportement observé. Ainsi, dans certains sites, on a pu observer que quelques espèces emblématiques comme le grand rhinolophe, le grand murin et le vespertilion à moustaches se rassemblent à nouveau, formant des groupes compacts, signe d’une confiance retrouvée vis-à-vis des sites. Les groupes peuvent compter jusqu’à plusieurs dizaines d’individus. L’absence de toute perturbation a rendu ces sites très attractifs pour les populations locales de ces espèces et, bien au-delà, pour des individus qui parcourent jusqu’à plusieurs dizaines de kilomètres pour trouver un gîte d’hivernage de grande qualité.

En modifiant leur comportement et en retrouvant un esprit grégaire naturel, ces espèces nous démontrent que les mesures prises en leur faveur ces 25 dernières années leur ont été favorables.

Le Département de la Nature et des Forêts compte bien entendu poursuivre le travail de classement et d’aménagement des milieux souterrains présentant un intérêt pour les chauves-souris.

 

 

Les papillons sont des animaux en voie de disparition dans nos jardins. Tandis que certaines espèces sont clairement menacées, d’autres appartiennent déjà au passé. L’opération  « Devine, qui papillonne au jardin » mise sur pied par l’association de protection de la nature « Natagora » permet d’en savoir plus sur cet inquiétant phénomène. Voici la question écrite posée à M. Benoît Lutgen, Ministre des Travaux publics, de l’Agriculture, de la Ruralité, de la Nature, de la Forêt et du Patrimoine, sur « la situation des papillons en Wallonie ». Vous trouverez également la réponse écrite de M. Lutgen.

 

Comme chaque année depuis cinq ans, l’association de protection de la nature « Natagora » a mis sur pied l’action intitulée « Devine, qui papillonne au jardin ? » le week-end des 6 et 7 août 2011.

Le but de cette opération est d’inviter les citoyens à compter et si possible à identifier les différents papillons qui s’aventurent dans leur jardin tout un week-end. L’occasion de s’émerveiller devant ce beau spectacle proposé par dame Nature tout en contribuant à l’étude de ces insectes.

Les papillons étant de précieux indicateurs de la qualité de notre environnement, cette action ne manque pas d’intérêt. D’autant plus que près de la moitié des espèces de papillons recensées en Wallonie sont menacées d’extinction. Une vingtaine d’espèces ont par ailleurs déjà disparu au cours des dernières années.

Le site internet de l’association « Natagora » indique que 8.476 papillons ont été recensés au cours de ce week-end spécial, dans 1.011 jardins différents. En moyenne, les observateurs ont pu compter 8,4 papillons par jardin.

Mes questions sont les suivantes :

  • Qu’inspirent ces résultats à Monsieur le Ministre ?
  • Quelle est leur évolution par rapport aux précédentes années ?
  • La majorité des espèces de papillons du pays sont menacées à des degrés divers. Monsieur le Ministre confirme-t-il cette situation ?
  • Quelles sont les principales causes de la disparition de ces insectes ?
  • Des mesures ont-elles été prises, ces dernières années, pour enrayer le phénomène ? Avec quels résultats ?
  • D’autres actions sont-elles envisagées par vos services à l’avenir ?

 

Réponse de M. Benoît Lutgen, Ministre des Travaux publics, de l’Agriculture, de la Ruralité, de la Nature, de la Forêt et du Patrimoine.

L’opération de « Natagora » a essentiellement pour but de sensibiliser les citoyens à la découverte des papillons et à contribuer à leur sauvegarde dans les jardins.

Du point de vue scientifique, les résultats d’un tel recensement sont difficilement exploitables (détermination des espèces par des personnes non averties, conditions météorologiques variables, etc.).

Le monitoring scientifique des papillons est coordonné en Wallonie par le Département de l’Etude du Milieu naturel et agricole de la Direction générale de l’Agriculture, des Ressources naturelles et de l’Environnement selon des méthodes rigoureuses de collecte et d’analyse statistique des données. Les résultats sont disponibles sur le site internet « biodiversite.wallonie.be ».


Depuis de nombreuses années, des mesures sont prises en Wallonie afin d’inverser la tendance et de maintenir ou recréer des biotopes favorables aux papillons :

  • création et gestion des réserves naturelles ;
  • plusieurs mesures du nouveau Code forestier (lisières et gestion en bord de cours d’eau), de la circulaire visant à favoriser la biodiversité en forêt (promotion des clairières et l’élargissement des lisières internes) ;
  • Natura 2000 ;
  • les mesures agri-environnementales visant à favoriser les haies, les vergers, les prairies à haute valeur biologique ainsi que les bandes fleuries ;
  • l’opération fauchage tardif des bords de routes et la mise en œuvre du plan MAYA dans les communes.

En outre, la Wallonie soutient, pour 3,5 millions d’euros, un projet LIFE consacré spécifiquement à la sauvegarde de 3 espèces de papillons menacés et de leurs habitats. Tous les autres projets LIFE soutenus par la Wallonie (une vingtaine) ont eu également un impact favorable sur des milieux que plusieurs espèces de papillons menacés affectionnent, en particulier les milieux tourbeux et les fonds de vallées humides.

 

 

Voici la question écrite posée à M. Philippe Henry, Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire et de la Mobilité, sur « la pollution de l’Escaut ». Vous trouverez également la réponse écrite du Ministre Henry.

Le 1er février dernier, en matinée, un batelier circulant sur l’Escaut a fait une fausse manœuvre assez lourde de conséquences. A hauteur de Vaulx, dans l’entité de Tournai, l’homme a en effet déversé accidentellement pas moins de 4.500 litres de mazout dans l’Escaut !

Honnête, le batelier a immédiatement alerté les autorités de la bévue qu’il venait de commettre. Pompiers de Tournai et Protection civile de Ghlin se sont rapidement rendus sur place. Un barrage flottant a été mis en place autour de la péniche tandis qu’un produit dispersant a été pulvérisé afin de traiter la nappe d’hydrocarbure. Malgré cette intervention rapide, qui a permis de limiter les dégâts, une nappe irisée a commencé à dériver au fil du courant, répandant une odeur de mazout aux alentours du fleuve jusqu’au centre de Tournai.

Voici mes questions:

  • Ce type d’accident arrive-t-il régulièrement ?
  • Dans ce cas-ci, le batelier maladroit a immédiatement reconnu sa faute. Est-ce généralement le cas ou les pollueurs choisissent plus souvent de prendre la fuite ? Et justement, s’il y a fuite, y a-t-il un moyen quelconque de retrouver le bateau responsable ?
  • Quel est le coût d’une telle intervention ?
  • La facture est vraisemblablement à la charge du batelier pollueur, ou du moins de son assurance. Mais le batelier risque-t-il d’autres sanctions ?
  • Quelles sont les conséquences d’une telle pollution au mazout pour la faune et la flore du fleuve ?

 

Réponse de M. Philippe Henry, Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire et de la Mobilité.

Quelles qu’en soient les causes, les conséquences les plus évidentes de ce type de pollution sont la destruction de la faune piscicole (par ingestion ou en contaminant les zones de frai) et benthique (macro-invertébrés aquatiques) qui sont touchées de manière plus ou moins grave…

Les oiseaux aquatiques en bout de chaîne alimentaire peuvent également être atteints.

L’effet le plus visible concernant le déversement de ce polluant est l’irisation de la rivière. Ce voile qui recouvre la surface de l’eau modifie les échanges gazeux avec l’atmosphère et perturbe les réactions de photosynthèse à l’origine de la production d’oxygène.


La présence d’hydrocarbures provoque aussi un colmatage des fonds des rivières engendrant un transfert de pollution quand les substances nocives piégées dans les sédiments sont exportées lors des travaux de curage.

Outre les conséquences environnementales, les pollutions des eaux de surface sont parfois accompagnées d’une contamination des sols menaçant la qualité des nappes d’eaux souterraines qui servent à la consommation humaine.

Une conséquence à laquelle on ne pense pas d’emblée mais qui est réellement problématique est la perturbation du fonctionnement des stations d’épuration. En effet, les polluants arrivent par le biais du réseau de collecte des eaux fluviales ou des eaux usées (avaloirs, égouts et collecteurs) et mettent à mal les micro-organismes qui digèrent les matières organiques présentes dans les eaux usées.

Enfin, il arrive aussi que des captages d’eau destinée à la consommation soient contaminés par la percolation d’hydrocarbures vers les couches inférieures du sol.

Le déversement de 4.500 litres de mazout dans l’Escaut, survenu le 1er février dernier, est la conséquence de la fausse manœuvre d’un batelier. Ce type d’accident n’est pas fréquent et est le seul accident de ce type que la direction de Mons de la DPC ait eu à connaître à ce jour. Dans la plupart des cas de fuite de mazout ou de dégazage de bateau, les chances d’identifier le responsable s’amenuisent rapidement dans la mesure où les hydrocarbures déversées forment rapidement une nappe qui s’étend rapidement et qui de plus se déplace au gré des vents et/ou des bassinées des écluses. Pour avoir des chances d’identifier le responsable à coup sûr, il est essentiel que le délai entre la survenance de l’incident et les constats soit le plus court possible.

Grâce à une collaboration étroite entre les différents services intéressés (DPC, Direction des voies navigables, police locale, police de la navigation…), les chances de déterminer les auteurs augmentent. Le coût d’une intervention de dépollution est difficile à chiffrer. Il englobe en effet les frais couvrant les opérations menées par le Service Incendie, par la Protection Civile ainsi que par des opérateurs privés amenés à intervenir. Ces frais regroupent, outre le coût de la main d’œuvre, les déplacements, le produit et le matériel utilisé (dispersant, boudins absorbants, etc.), le nettoyage des barrages flottants éventuellement mis en œuvre, ainsi que le coût de traitement des produits récupérés.

Dans le cas de la perte de 4.500 litres de mazout du 1er février dernier, l’assurance du batelier a pris en charge les frais exposés lors de l’intervention. Malgré cette prise en charge par l’assureur du batelier, ce dernier a été verbalisé du chef d’infraction aux dispositions de l’article D161 du livre II du Code de l’Environnement contenant le Code de l’Eau. S’agissant d’une infraction de deuxième catégorie, le contrevenant est passible d’un emprisonnement de huit jours à trois ans et d’une amende d’au moins 100 euros et au maximum de 1.000.000 euros ou d’une de ces peines seulement. Semblable infraction peut également faire l’objet d’une amende administrative.

 

 

 

Voici la question écrite  posée le vendredi 27 mai 2011 à M. André Antoine, Ministre du Budget, des Finances, de l’Emploi, de la Formation et des Sports, concernant « la pénurie de bouchers ». Vous trouverez également la réponse du Ministre Antoine, datée du mercredi 31 août 2011.

 

 

Les métiers de bouche, je pense particulièrement aux fonctions de boucher ou de charcutier, traversent des moments difficiles. Chaque année, ils sont en effet de moins en moins nombreux dans le secteur.

 Les petits bouchers de quartier, qui ont pignon sur rue depuis des décennies parfois, ont de plus en plus de mal à nouer les deux bouts. Il y a quelques mois, j’ai notamment appris la fermeture d’une boucherie qui était installée à Tournai depuis deux générations.

 L’approche de la retraite, la concurrence des grandes surfaces ou encore les contrôles de plus en plus lourds de l’AFSCA sont quelques-unes des raisons qui poussent un boucher à remettre son tablier. Mais il faut bien avouer aussi que la profession est assez exigeante, tant au niveau de la masse de travail à accomplir qu’au niveau des horaires. Et de ce fait, il s’agit d’un secteur qui n’attire pas les jeunes ?

Si on ne veut pas voir disparaître tous nos petits bouchers et charcutiers, ces métiers ont absolument besoin d’être mis en valeur.

Monsieur le Ministre peut-il me dire :

  • S’il existe des formations permettant d’embrasser ce type de profession ?
  • Quel est leur succès ?
  • Des actions spécifiques sont-elles mises en place afin d’attirer les jeunes ?
  • Ces jeunes gens ont-ils généralement le niveau exigé par les employeurs ?

Les offres d’emploi et annonces faisant appel à des bouchers ou métiers similaires ne sont pas rares.

  • S’agit-il d’un secteur qui fait plutôt appel aux agences d’intérim ?
  • Les offres d’emploi proposées par le Forem et concernant ces métiers sont-elles nombreuses ?
  • Sont-elles toutes satisfaites ?

 

 

Réponse de M. André ANTOINE, Ministre du Budget, des Finances, de l’Emploi, de la Formation et des Sports, datée du mercredi 31 août 2011.

S’il s’avère en effet que ces dernières années le métier de boucher – charcutier figurait sur la liste des métiers en demandes, statistiquement parlant, ce métier ne présente plus de difficultés de recrutement. D’ailleurs, il ne fait plus partie de la liste des fonctions critiques établie par le service «Analyse du marché de l’emploi et de la formation» pour l’année 2010.

Durant l’année 2010, le Forem a reçu 569 offres de boucher pour la Région wallonne. Le taux de satisfaction de ces offres est de 90%.

Néanmoins, malgré des indicateurs positifs au niveau de la satisfaction des offres d’emploi, les représentants de l’industrie alimentaire et de la grande distribution continuent de faire part de leurs difficultés à trouver des candidats bouchers.

Plusieurs constats peuvent expliquer ces difficultés. La principale tension sur ce profil réside dans le fait que trop peu de personnes disposent de ces compétences sur le marché du travail. Ce métier attire peu les jeunes et les écoles ont des difficultés à garder cette option dans leur programme de formation.

Toutefois, deux types de formations sont proposés aux demandeurs d’emploi :

  • une formation longue (deux ans) dans les centres IFAPME. Or, les demandeurs d’emploi préfèrent généralement une formation permettant une réintégration sur le marché plus rapide;
  • une formation plus courte dispensée à Epicuris qui n’est pas une formation de boucher mais plutôt d’ouvrier en boucherie et ne permet pas d’être engagé comme boucher. Les stagiaires suivent 256 heures de formation en centre et 160 heures de stage en entreprise.

Parallèlement à ce manque de compétences, les conditions de travail sont lourdes, notamment en termes d’horaires, car le produit de base est un produit « vivant » (travail à pauses dans l’industrie alimentaire, longue journée dans la grande distribution). Les accidents de travail sont également nombreux. Ainsi, certains bouchers quittent la profession prématurément.

De plus, le salaire octroyé compense peu la pénibilité de la fonction. Il faut savoir également que les contrats qui sont le plus souvent proposés (56 %) sont de type intérimaire. Même si ce type de contrat n’est le plus souvent qu’une forme de recrutement menant vers un CDD ou un CDI, il n’est pas des plus attirants.

En termes d’information et de promotion du métier, les Carrefours Emploi Formation ont prévu d’organiser, en 2011, des séances d’informations collectives à l’attention des demandeurs d’emploi. Des informations sont également disponibles sur le site du Forem.

Notamment, à partir du site « Horizon emploi», l’accès à un reportage vidéo, véritable «porte ouverte» sur le métier, réalisé par l’IFAPME.

Avant l’entrée en formation, les centres IFAPME organisent une séance d’information pour les demandeurs d’emploi qui se sont montrés intéressés. En collaboration avec Forem Formation et des professionnels en activité (indépendant boucher), les candidats reçoivent des explications précises quant au métier, ses avantages, contraintes et exigences. Chaque formation pour demandeurs d’emploi commence par une phase de sensibilisation au métier. Le programme comprend une visite didactique suivie d’une immersion dans les ateliers du centre, des visites d’entreprises de la région, des conversations avec des patrons, un module consacré aux normes d’hygiène spécifique au secteur de la boucherie.

Enfin, ci-dessous un tableau récapitulatif reprenant les données en matière d’insertion des stagiaires pour l’année.

Voici la question orale posée lors de la séance du Parlement wallon du lundi 11 juillet 2011 à M. Benoît Lutgen, Ministre des Travaux publics, de l’Agriculture, de la Ruralité, de la Nature, de la Forêt et du Patrimoine, sur « les différents systèmes de feux de signalisation ».

 

Mme Annick Saudoyer (PS). - Madame la Présidente, Monsieur le Ministre, chers collègues, je souhaite vous interroger sur les nouveaux types de feux de signalisation qui existent dans certains pays européens. Il y a quelques semaines, la commune de Ternat a notamment acquis un feu rouge intelligent, qui passe automatiquement au rouge lorsqu’un usager dépasse la vitesse limitée. L’idée est de freiner les ardeurs des automobilistes un peu trop pressés, en les obligeant à ralentir à l’approche des feux. Si le radar positionné à une distance maximale de 250 mètres du feu tricolore enregistre une vitesse trop élevée, le feu passe au rouge en une dizaine de secondes.

 En Autriche ou en Russie, les usagers de la route sont confrontés à d’autres systèmes de feux tricolores. On a, par exemple, un dispositif où le feu vert se met à clignoter peu avant de passer à l’orange puis au rouge. On a également un autre système qui présente un décompte des secondes sur un autre panneau installé juste à côté du feu.


Ces nouveaux types de feux semblent avoir une valeur ajoutée à la sécurité des piétons et autres usagers dans les carrefours mais aussi à la vigilance des conducteurs.

Monsieur le Ministre,

  • Que pensez-vous de ces différents systèmes ?
  • Leur efficacité a-t-elle déjà été évaluée ?
  • Est-il envisageable de mettre en place l’un ou l’autre de ces systèmes chez nous ?
  • J’aimerais connaître votre avis sur la question ?

Je vous remercie.

 

 

Réponse de M. Benoît Lutgen, Ministre des Travaux publics, de l’Agriculture, de la Ruralité, de la Nature, de la Forêt et du Patrimoine.Madame la Députée, ce type de fonctionnement des feux ne semble pas le plus adapté à l’objectif à atteindre qui est de faire ralentir à l’approche de feux tricolores. Une installation de ce type existait en Région liégeoise sur une route communale. Je parle des feux qui passent au rouge en cas d’excès de vitesse. Cette expérience a dû être arrêtée après avoir constaté un nombre très important de non-respect du feu. C’est étonnant, n’est-ce pas !

Sur les routes régionales wallonnes, la philosophie de conception des tricolores s’oriente plutôt vers un signal vert donné en récompense à une vitesse adaptée plutôt que vers un signal rouge de punition en cas d’excès de vitesse. Pour ce faire, une position de repos tout au rouge est généralement employée, le conducteur ne voyant pas un feu vert au loin, est alors moins incité à accélérer par peur de rater le vert. Cela ne vous est-il jamais arrivé ? Vous ne l’avouerez pas ! Et Mme Fassiaux-Looten, cela lui est déjà arrivé aussi ? On voit que c’est vert, on accélère et c’est très dangereux !

Ici, il est rouge, je roule lentement et il passe au vert ! Si je roule trop vite, il reste rouge ! On va encore le répéter pour être sûr ! S’il approche du carrefour en respectant la vitesse réglementaire, il obtiendra le vert et il pourra passer à l’allure normale, sans nécessiter de redémarrage nuisible au niveau de la pollution atmosphérique et sonore. Par contre, s’il se présente trop vite, il devra freiner. C’est ce que je viens de vous dire.

Au niveau de la sécurité et de l’écoulement des véhicules, la solution du rouge en cas d’excès de vitesse n’est pas non plus à recommander. En effet, si plusieurs véhicules roulent en vitesse réglementaire en file à hauteur du feu, et que, plus en amont, un seul véhicule en excès de vitesse déclenche le rouge, c’est l’ensemble des véhicules qui se retrouve pénalisé avec un risque de files et de collision par l’arrière. De plus, ce type d’installation est souvent utilisé de façon artificielle avec création d’un passage pour piéton qui risque de mettre en danger les usagers faibles plus que de les sécuriser.

En ce qui concerne le feu vert clignotant, cette pratique est reconnue par le code du gestionnaire et le code de la route, pour l’effet piéton, afin d’annoncer la fin du vert.

Cette technique n’est toutefois plus guère utilisée car elle n’apportait aucune information complémentaire à l’usager puisque le dégagement du passage pour piétons doit être assuré par un rouge suffisamment long que pour terminer la traversée à allure normale. La même possibilité n’existe pas actuellement pour les feux aux véhicules ; il pourrait avoir un effet pervers, poussant les usagers à accélérer pour passer avant la fin du vert.

Le système du décompte du temps avant d’obtenir le vert peut être intéressant à condition que le carrefour fonctionne en temps fixe. Un carrefour plus intelligent s’adaptant au trafic réel ne peut en effet pas prédire précisément quand sera donné un mouvement.

Quelles sont les perspectives ? La Direction générale des routes travaille à l’amélioration des installations afin de les rendre plus crédibles, plus réactives et plus sûres par des boucles de détection, de radars, de boutons poussoirs, mais aussi de détection des bus et en mettant aussi l’accent sur le système dont je vous ai parlé, qui existe déjà dans toute une série d’endroits. Pour rappel, ce dernier vise à pouvoir maintenir le feu rouge et quand la voiture arrive, à condition qu’elle roule sous la vitesse autorisée, le feu passe immédiatement au vert.

Mme Saudoyer (PS). - Je remercie M. le Ministre pour ces précisions et je n’ai rien à signaler.