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Voici la question  écrite posée à Mme Marie-Dominique Simonet, Ministre de l’Enseignement obligatoire et de Promotion sociale, intitulée « Programme ‘Bataille des livres’ ». Vous trouverez également la réponse écrite de Madame Simonet.


On ne cesse malheureusement de le répéter, nos jeunes délaissent de plus en plus souvent les livres au profit de la télévision, de l’ordinateur ou des consoles de jeux.

Les institutrices le ressentent fortement, les enfants éprouvent de réelles difficultés dans leurs lectures, ils ne parviennent plus à écrire la moindre phrase sans faire de faute d’orthographe et leur vocabulaire s’appauvrit fortement.

Il existe évidemment, et c’est tant mieux, toutes sortes d’initiatives pour redonner aux jeunes le goût de la lecture. Je souhaite par exemple évoquer ici le programme « Bataille des livres ». Venu tout droit de Suisse et développé en Communauté française depuis 2005, ce projet se traduit par une sorte de concours interclasses sur base d’un questionnaire portant sur une trentaine de romans de jeunesse, on joue donc sur la compétition pour exacerber la motivation des jeunes lecteurs.

Lors de la première édition, une quinzaine de classes issues de 11 écoles différentes ont pris part à l’activité. Le nombre de participants a ensuite pas mal augmenté au fil des ans.

  • Qu’en était-il pour cette édition 2010-2011 ?
  • Combien d’élèves, de classes et d’écoles y ont participé ?
  • Le concours a-t-il évolué depuis la première édition ?
  • Madame la Ministre, ce type de programme a-t-il un réel impact sur le niveau de lecture et d’écriture des élèves ?
  • Comment les écoles peuvent-elles s’inscrire à ce type de concours ?
  • L’une ou l’autre publicité est-elle réalisée au sein des établissements scolaires pour les inviter à prendre part à ce programme annuel ?
  • Le nombre de participants est-il limité ?
  • La Communauté française soutient-elle cette opération financièrement ?


Réponse de Mme Marie-Dominique Simonet, Ministre de l’Enseignement obligatoire et de Promotion sociale.

Cette initiative de promotion de la lecture pour les élèves de 8 à 12 ans s’étend sur une année scolaire. Née en 1997 en Suisse, la Bataille des livres est une activité de lecture plaisir qui se déroule actuellement dans 8 pays (Belgique, Burkina Faso, Canada, France, Haïti, Rwanda, Sénégal, Suisse). Cette année, elle fête sa 14ème édition et est organisée pour la 6ème fois en Communauté française.

Elle met ainsi en compétition des écoles issues des quatre coins de la Francophonie. Les écoles qualifiées se rencontrent lors d’une demi-finale publique à la Foire du Livre de Bruxelles et, en finale, via Internet, au Salon du Livre de Genève.

Elle a pour objectifs de :

  • Stimuler et développer le plaisir de lire chez les enfants de 8 à 12 ans ;
  • Fournir aux participants une sélection variée de romans francophones d’Europe, d’Afrique et du Canada ;
  • Offrir une ouverture sur le monde (réflexion, connaissance, tolérance) par la lecture ;
  • Favoriser les échanges culturels entre les clases des différents pays participants ;
  • Rapprocher les lecteurs des auteurs (ateliers d’écriture, rencontres, correspondance).

Pour la Communauté française, la « Bataille des livres » est organisée par la Cellule Culture-Enseignement. La promotion de cette initiative est assurée par divers moyens :

  • Une circulaire est envoyée aux établissements scolaires les invitant à s’inscrire ;
  • Le site enseignement.be y fait référence ;
  • Plusieurs pages web de la Cellule Culture-Enseignement lui sont consacrées et renvoient au site http://www.bataille-des-livres.ch initiateur du projet.

Pour l’édition 2010-2011, 122 écoles représentées par 239 classes soit plus de 5.000 élèves se sont inscrites en Communauté française.

Il est indéniable que de telles initiatives ont un impact sur les compétences en lecture et en écriture de nos élèves. Les objectifs poursuivis sont avant tout de faire de la lecture un plaisir mais il est évident que plus on éprouve un plaisir à lire plus on lit. Meilleures deviennent nos compétences car elles sont exercées, ce qui renforce le plaisir de lire. La boucle est ainsi bouclée.

Se posera alors la question de la généralisation. Pourquoi ne pas y faire participer tous les élèves puisque les effets sont bénéfiques. Nous retomberions dans ce cas dans une obligation. Or, l’obligation tue le plaisir. Il faut faire confiance aux enseignants qui en choisissant telle ou telle approche répondent aux besoins de leurs élèves.

Voici la question écrite posée à Mme Marie-Dominique Simonet, Ministre de l’Enseignement obligatoire et de Promotion sociale, intitulée « Opération de découverte des saveurs lancée à l’intention des élèves de première primaire ». Vous trouverez également la réponse écrite de Madame Simonet.

Les frites, hamburgers, pizzas, pittas et autres mets pas toujours recommandés, les enfants en raffolent. Savent-ils seulement que nos magasins et autres marchés regorgent d’aliments divers et variés bien plus sains ?

Le mardi 5 avril prochain, des centaines d’élèves de première primaire auront l’occasion de participer à une action un peu particulière: la découverte des saveurs. Cette opération s’inscrit dans le cadre de la sensibilisation des enfants à une approche positive de l’alimentation saine.

Organisée en différents ateliers, cette journée spéciale aura pour objectifs d’initier les élèves au goût et aux saveurs afin de développer la notion de plaisir dans l’acte de manger, de les informer sur l’histoire et la provenance géographique des aliments et de les sensibiliser au rapport alimentation/santé.

Ce sont évidemment des produits locaux et saisonniers qui seront privilégiés dans le cadre de cette activité.

Soutenue par l’association de professionnels de la restauration de qualité « Euro-Toques », l’action se déroulera dans douze écoles hôtelières se situant dans l’ensemble de la Communauté française.

Madame la Ministre, mes questions sont les suivantes :

  • Combien d’enfants auront l’occasion de prendre part à cette activité ?
  • A-t-on fait la publicité de l’action dans l’ensemble des écoles ?
  • Douze écoles hôtelières participeront à l’action, leur découpage géographique permet-il de satisfaire un maximum d’écoles ?
  • En cas de succès, l’opération est-elle amenée à se répéter ?

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Réponse de Mme Marie-Dominique Simonet, Ministre de l’Enseignement obligatoire et de Promotion sociale.

Différentes études constatent que de plus en plus de familles font appel pour différentes raisons à des plats préparés dont les qualités gustatives sont lissées pour plaire au plus grand nombre effaçant de ce fait ce qui fait la spécificité d’une cuisine variée et originale.

L’opération « Découverte des saveurs » a pour objectif de proposer aux élèves de 1ère primaire de redécouvrir des saveurs parfois oubliées et qui font partie d’un véritable patrimoine olfactif, gustatif et culinaire. Ce projet fait partie du plan de promotion des attitudes saines développé par le Gouvernement de la Communauté Française depuis 6 ans en collaboration avec les cabinets des Ministres Demotte, Laanan et Nollet.

Il a pour objectif de faire prendre conscience aux élèves de 1ère primaire que la mauvaise alimentation n’est pas une fatalité et qu’il est possible de développer facilement de bonnes habitudes alimentaires. Pour les écoles qui ont répondu à l’appel à projets, 1.080 élèves ont été inscrits.

Mais le projet va au-delà de cet objectif car il fait également référence à des notions de traçabilité des aliments en sensibilisant les enfants à la consommation de produits de proximité et de saison et en leur faisant prendre conscience de la provenance des aliments. Non, le lait ne vient pas de cartons ou de bouteilles mais bien du pi de la vache, les poissons ne sont pas rectangulaires et les carottes ne poussent pas dans les supermarchés.

Ce projet fait aussi référence au rapport intime qu’il y a entre alimentation et santé : bien manger aide à avoir une bonne santé et des gestes simples permettent aux enfants de s’en rendre compte par eux-mêmes.

L’information relative à ce projet qui s’adresse à toutes les écoles primaires ordinaires et spécialisées s’est faite via une circulaire d’information en date du 14 février (n°3458) de manière à donner le temps aux écoles de s’organiser dans les meilleures conditions pour l’intégrer dans le vécu de la classe ou de l’école.

Quant à la question de savoir si la répartition géographique des écoles d’hôtellerie, partenaires du projet, a empêché des écoles fondamentales d’y participer, aucune remarque dans ce sens n’a été adressée au service de l’Administration en charge du suivi.

Ces journées sont situées dans les villes et communes suivantes : Ath, Anderlecht, Ciney, Fleurus, Libramont, Liège, Namur, Saint-Ghislain, Heusy, Tournai, Virton et Wavre. L’énumération de ces localisations fait ressortir la prise en compte d’une répartition géographique objective dans le choix des établissements retenus afin d’assurer la satisfaction d’un maximum d’écoles. Le succès de cette opération prouve que cette initiative répond à une demande importante de la part du milieu scolaire. Le website « Manger Bouger » (www.mangerbouger.be) nous montre que de nombreuses initiatives ont vu le jour au sein des écoles. Cela va dans le sens d’une meilleure éducation alimentaire.

Il est impossible à l’heure actuelle de parler de reconduction du projet pour l’an prochain. En effet, le plan de promotion des attitudes saines fait l’objet d’une refonte qui tient compte de l’expérience du passé à travers les différents projets mis en place par les différents Ministres compétents. Certains aspects de ce plan seront certainement maintenus mais d’autres devraient disparaître.

Ces choix seront effectués prochainement sachant qu’il est fondamental de continuer à sensibiliser les enfants et les familles sur l’importance d’avoir une alimentation saine et équilibrée en parallèle avec une pratique sportive suffisante afin de répondre aux besoins physiques des jeunes.

Voici la question écrite posée à Mme Marie-Dominique Simonet, Ministre de l’Enseignement obligatoire et de Promotion sociale, intitulée « Méthode globale ou méthode syllabique ? ». Vous trouverez également la réponse écrite de Madame Simonet.

 

Il faut se rendre à l’évidence, nos enfants sont de plus en plus confrontés à des difficultés de lecture et d’écriture. Aujourd’hui, ils sont toujours plus nombreux à présenter de sérieuses lacunes en lecture et/ou en écriture, à la sortie du primaire.

Un vaste débat oppose depuis plusieurs années deux méthodes d’apprentissage de la lecture, que sont la méthode globale et la méthode syllabique. La première a pour ambition de faire acquérir à l’élève une stratégie de déchiffrage des mots et des phrases en tant qu’image visuelle indivisible.

Quant à la seconde, elle se base sur la genèse des sons de la langue parlée par assemblage de syllabes. Elle repose sur les propriétés phonétiques de notre alphabet et a comme base les lettres et les sons. Une fois que ceux-ci sont maîtrisés, l’enfant apprend à les composer en syllabes puis en mots.

Dans nos écoles, l’apprentissage de la lecture se base le plus souvent sur un mélange des deux méthodes, même si c’est généralement la méthode globale qui est privilégiée.

La méthode syllabique garde néanmoins ses défenseurs. Certains de nos voisins européens ont notamment fait un choix d’apprentissage qui commence à donner des résultats positifs.

Il y a une dizaine d’années, après avoir constaté que les écoliers britanniques avaient de sérieuses carences en lecture, la Grande-Bretagne a décidé de réagir en donnant la priorité à la méthode syllabique. Les expérimentations qui ont suivi s’étant révélées plus que concluantes, la méthode a été adoptée.

Idem en Finlande. Le pays qui occupe systématiquement les premières places des classements internationaux utilise exclusivement les méthodes syllabiques.

Madame la Ministre, mes questions sont les suivantes :

  • Quelle est la situation en Communauté française ? Quelle est la méthode privilégiée dans nos écoles ?
  • Que conseille le gouvernement de la Communauté française en la matière ?
  • Existe-t-il chez nous des établissements qui n’utiliseraient que la méthode syllabique ? Si oui, la méthode se révèle-t-elle convaincante ?

 


Réponse de Mme Marie-Dominique Simonet, Ministre de l’Enseignement obligatoire et de Promotion sociale.

Afin de répondre à votre préoccupation quant au grand nombre d’élèves qui sortent du primaire avec des lacunes en lecture et ou en écriture, il est important de définir le bon lecteur et le processus d’apprentissage de la lecture.

Un élève réputé savoir lire est celui qui n’est pas uniquement limité au décodage mais bien celui qui lit, comprend ce qu’il lit et reproduit ce qu’il a lu tant au niveau de l’oral que celui de l’écrit. Un bon lecteur doit être capable de décoder, d’interpréter, d’intégrer et reconstruire oralement ou par écrit, un texte lu. C’est à ce stade que l’on peut dire qu’un élève sait lire.

Quant au processus d’apprentissage, la lecture apparaît tel un mécanisme complexe dont l’explication ne peut pas se limiter à en détailler un seul aspect vu que son apprentissage se conçoit selon trois axes centraux :

  1. L’axe du cerveau qui permet à l’apprenant de décoder le message ;
  2. L’axe de la pensée qui lui facilite la compréhension du message ;
  3. Et l’axe du langage qui lui permet d’élaborer un chant lexical propre et d’enrichir ainsi son vocabulaire, grâce à la lecture.

Ces éléments démontrent que l’apprentissage de la lecture se fait par étapes à travers lesquelles le développement physiologique et psychologique de l’apprenant occupe une place importante. Cet apprentissage dépend d’éléments complexes et diversifiés propres à chaque enfant en particulier.

Par conséquent, les pédagogues sont unanimes pour dire qu’un élève qui maîtrise bien sa langue maternelle a des facilités à apprendre à lire, comme il a des facilités à entrer dans le code écrit de la langue. Un élève qui possède un bagage lexical riche lit mieux et écrit plus facilement que celui dont le vocabulaire est limité ; ce qui n’est pas le cas pour un élève dont la langue maternelle est différente de la langue de l’enseignement. Bien que ces deux catégories d’élèves aient reçu le même apprentissage en matière de lecture, ils risquent de ne pas fournir les mêmes résultats aux mêmes étapes du processus. Un élève peut lire couramment sans être capable de restituer le texte qu’il vient de lire ; un autre serait incapable de lire un texte à haute voix, mais capable d’en faire une lecture silencieuse approfondie…

Les difficultés rencontrées par l’apprenant se manifestent donc à n’importe quelle étape du processus d’apprentissage et dépendent de facteurs propres à l’apprenant, d’où la difficulté de juger la pertinence d’une méthode de lecture par rapport à une autre. La Communauté française, consciente de la complexité de la tâche et de cette réalité complexe d’ordre pédagogique, n’impose pas de méthode de lecture. L’enseignant, en professionnel de l’enseignement, choisit la méthode de lecture, globale ou syllabique, qui convient le mieux aux capacités et aux spécificités des apprenants dont il a la charge. Il opte généralement pour celle dont il maîtrise mieux le fonctionnement.

Il est dès lors difficile de donner le nombre d’écoles qui pratiquent la méthode syllabique ou la méthode globale, d’ailleurs aucune étude ne le permet. Comme toutes les pratiques pédagogiques, la méthode utilisée pour l’apprentissage de la lecture est susceptible de changer au cours d’une même année scolaire et au sein d’une même classe en vue de s’adapter aux besoins des uns et aux attentes des autres.

L’enseignant, animé par cette conscience professionnelle qui le rend créatif, est conscient que sa mission est de faire acquérir l’apprentissage de la lecture à ses élèves suivant leurs besoins et suivant ses attentes en matière d’objectifs pédagogiques. Tout en veillant à la qualité des apprentissages, l’enseignant tend à atteindre les objectifs définis par les socles de compétences indépendamment de la méthode qu’il pratique.

Quelle que soit la méthode de lecture utilisée, syllabique ou globale, c’est le résultat final qui compte. Les résultats aux évaluations externes certificatives ou non certificatives donnent un aperçu sur l’évolution générale des résultats scolaires. Le rapport annuel de l’inspection donne également un avis sur l’évolution des apprentissages dans les écoles en Communauté française. Sur base de ces constats et des conseils relayés par les conseillers pédagogiques, l’enseignant est accompagné et outillé dans ses démarches visant à adapter sa méthode de travail dans chacune des matières notamment en lecture.

 

 

Voici la question écrite posée à Mme Marie-Dominique Simonet, Ministre de l’Enseignement obligatoire et de Promotion sociale, intitulée « Contrôle des empreintes digitales dans les écoles ». Vous trouverez également la réponse écrite de Mme Simonet.

 

 

Certains établissements scolaires rencontrent de plus en plus de problèmes, notamment au niveau de l’insécurité et de l’absentéisme. Dans certaines écoles, on trouve même parfois des individus qui se baladent dans les couloirs alors qu’ils n’ont rien à y faire ! Pour résoudre ces problèmes, plusieurs établissements ont choisi d’installer des caméras de surveillance, extérieures ou intérieures. Mais d’autres sont passés à la vitesse supérieure, ils ont carrément doté leur porte d’entrée d’un système d’empreintes digitales identifiant les élèves se présentant à l’école.

Tout évolue, c’est un fait. Mais je m’interroge tout de même sur ces méthodes. Sont-elles efficaces ? Ne vaut-il pas mieux responsabiliser les élèves d’une façon ou d’une autre plutôt que d’imposer ce genre de système contraignant ? Et qu’en est-il du respect de la vie privée ?

Madame la Ministre, mes questions sont les suivantes :

  • Que pensez-vous de cette technique ?
  • Trouve-t-on déjà de nombreuses écoles relevant les empreintes digitales de leurs élèves en Communauté française ? Dispose-t-on de chiffres ?
  • Est-il possible de dresser un bilan pour les établissements ayant installé ce système ?
  • Les diverses instances de protection de la vie privée ont-elles été sollicitées en amont de l’installation de ces systèmes ?

 

 

Réponse de Mme Marie-Dominique Simonet, Ministre de l’Enseignement obligatoire et de Promotion sociale.

Afin de sécuriser l’accès aux bâtiments scolaires et de lutter contre l’absentéisme des élèves, certaines écoles ont en effet mis en place un lecteur d’empreintes digitales à l’entrée de leurs bâtiments.

Un tel système concerne le traitement de données à caractère personnel et est donc soumis au respect de la Loi du 8 décembre 1992 relative à la protection de la vie privée. Dès lors, comme pour l’installation des caméras de surveillance, ce projet doit d’abord faire l’objet d’un examen dans les organes de concertation sociale. Une fois la décision prise, celle-ci doit être communiquée avant l’installation du système par une « déclaration formelle » adressée à la Commission de la vie privée. Il appartient à chaque établissement de respecter cette procédure.

Par ailleurs, il convient de noter que, dans son avis émis d’initiative en date du 9 avril 2008, la Commission de la protection de la vie privée a formulé un certain nombre de recommandations afin de baliser l’utilisation informatisée des données biométriques (à savoir, les caractéristiques humaines individuelles) dans le cadre d’un système d’authentification de personnes visant à leur octroyer des droits déterminés (accès à un local, ou à un système informatique par exemple).

Ainsi, la Commission de la protection de la vie privée recommande que la finalité du système mis en place soit proportionnée avec les risques d’atteintes à la vie privée des personnes enregistrées (risque de vol d’identité par exemple). Il convient également d’obtenir le consentement des personnes enregistrées et de les informer de la finalité et du fonctionnement du système. Enfin, la sécurisation et la conservation des données enregistrées se doivent d’être optimales.

Je ne dispose pas du nombre exact d’écoles ayant mis en place un lecteur d’empreintes digitales à partir de leurs fonds propres et ne peux dresser un bilan de l’efficacité de ce système.

Par la presse, j’ai appris que l’école libre « Marie-José » à Liège ainsi que l’Institut technique secondaire « Don Bosco » à Woluwé-Saint-Lambert avaient installé un tel système de contrôle. Selon leurs dires, il semblerait que grâce à cet outil le nombre de retards des élèves en début de journée aurait diminué. Ce système permettrait aussi de mobiliser moins de personnel pour les tâches administratives ; ces derniers pouvant alors réinvestir le temps gagné en se consacrant à des activités individuelles de soutien des élèves. Certains établissements y voient aussi un avantage pratique : l’enregistrement des enfants et la facturation des garderies deviendraient plus aisés.

Concernant la problématique de la sécurité, il ne m’appartient pas de me prononcer sur l’opportunité de l’outil technologique choisi par l’établissement concerné, dépendant de la configuration des lieux. Concernant la lutte contre le décrochage scolaire, comme vous, je considère qu’un établissement ne peut se limiter à installer des systèmes de contrôle des absences pour remédier à cette problématique. Il convient surtout de développer des projets préventifs en amont.

 

 

Voici la question écrite posée à Mme Marie-Dominique Simonet, Ministre de l’Enseignement obligatoire et de Promotion sociale, intitulée « Distributeur de préservatifs dans les écoles ». Vous trouverez également la réponse écrite de Mme Simonet.

 

 

Nous le savons, le Sida continue à terrasser de nombreuses personnes chaque jour à travers le monde. La prévention est un travail de tous les jours, un effort constant qu’il faut renouveler sans cesse. Les dernières avancées de la médecine en matière de lutte contre le virus sont encourageantes mais on a du noter, à de nombreux endroits, une progression de la maladie, devenue banalisée voire ignorée. Il nous appartient donc d’informer, de sensibiliser.

Régulièrement des actions sont organisées aux quatre coins du pays. Et les préservatifs ont été offerts par dizaines. Alors que même le pape a plaidé pour son utilisation « dans des cas exceptionnels », le préservatif reste le moyen le plus sûr pour se protéger du Sida lors de relations sexuelles.

Ma question concerne les distributeurs de préservatifs disponibles dans les écoles de la Communauté française. Un journal local de ma région a par exemple mené une petite enquête au sein des écoles de l’enseignement secondaire de Mouscron. Leur conclusion ? Pas un seul établissement ne propose un tel distributeur dans ses couloirs. La constatation peut surprendre. Car à quelques kilomètres de là, chez nos voisins français, on peut trouver un distributeur de préservatifs dans quasiment toutes les écoles !

Madame la Ministre, mes questions sont les suivantes :

  • Disposez-vous de données chiffrées quant au nombre d’écoles proposant un distributeur de préservatifs dans leur établissement ?
  • Quelle est l’opinion de Madame la Ministre à ce sujet ?
  • Avez-vous parfois des demandes d’établissements souhaitant installer ce type de distributeur chez eux ?
  • La Communauté française intervient-elle d’une manière ou d’une autre lors d’une telle installation ?

 

 

Réponse de Mme Marie-Dominique Simonet, Ministre de l’Enseignement obligatoire et de Promotion sociale.

La prévention du SIDA est une préoccupation qui concerne tous les milieux de vie des jeunes. L’école en fait partie et doit prendre sa part. Des actions sont régulièrement organisées dans les établissements scolaires en collaboration avec les Centres PMS, les Services PSE et les Centres de Planning familial.

En tant que Ministre de l’Enseignement obligatoire et de Promotion sociale, je soutiens évidemment ces initiatives en invitant les acteurs concernés à collaborer et à développer des projets :

  • globaux (c’est-à-dire qui développent la prévention du SIDA dans le cadre plus large de l’Education à la vie relationnelle, affective et sexuelle) ;
  • s’inscrivant dans la durée (et non uniquement dans des animations ponctuelles) ;
  • et centrées sur la personne du jeune (en ne le réduisant pas à une seule de ses caractéristiques).

Si, dans le cadre de telles initiatives ces acteurs estiment opportun d’installer des distributeurs de préservatifs dans les établissements scolaires, libre à eux de le faire.

Dans notre société, le problème majeur n’est toutefois pas tant celui de l’accessibilité des préservatifs que celui de leur utilisation au moment opportun. Et cela, la présence ou non d’un distributeur dans l’école ne pourra rien y changer.


Mon Administration ne dispose pas de données chiffrées quant au nombre d’écoles proposant de tels distributeurs et la Communauté française n’intervient d’aucune manière lors de leur installation. Je n’ai par ailleurs pas reçu de demande dans ce sens.

 

 

Voici la question écrite posée à Mme Marie-Dominique Simonet, Ministre de l’Enseignement obligatoire et de Promotion sociale, intitulée « Site Internet de soutien scolaire ». Vous trouverez également la réponse écrite de Mme Simonet.

 

Tout le monde le sait, Internet ne cesse de se développer ! De nos jours, on trouve vraiment de tout sur la grande Toile, qui est de plus en plus le média favori de nos jeunes. Les sites spécialisés dans le soutien scolaire sont par exemple de plus en plus nombreux. L’idée de départ de ces sites est d’offrir un coup de pouce aux élèves en difficulté afin de leur permettre, au moment où ils en ont le plus besoin, d’éviter le décrochage scolaire. Ces sites proposent souvent toutes sortes d’exercices corrigés et les élèves qui s’y inscrivent peuvent s’entraîner quand ils le souhaitent.

Bref, tout ça part à priori d’un bon sentiment. Mais comment peut-on s’assurer de la qualité des exercices soumis aux jeunes élèves et des informations qui y sont divulguées ? Je sais que la problématique revient régulièrement en Commission mais j’aurais aimé, Madame la Ministre, vous poser les questions suivantes :

  • Quel est votre sentiment à propos de ces sites proposant un soutien scolaire via Internet ?
  • Ces sites web sont-ils évalués d’une manière ou d’une autre par vos services, sinon pour les contrôler (ce qui est impossible), au moins pour prendre connaissance de leur existence ?
  • N’avez-vous jamais été informée de dérives qui seraient survenues lors de la consultation de ce type de site ?
  • La Communauté française envisage-t-elle le développement de sites de soutien scolaire, tel le site de l’Enseignement à distance, prometteur mais confiné encore à un quasi-anonymat ?


Réponse de Mme Marie-Dominique Simonet, Ministre de l’Enseignement obligatoire et de Promotion sociale.

Je suis, comme vous et comme de nombreuses autres personnes, attentive aux élèves en difficultés et soucieuse d’éviter le décrochage scolaire.

Si des sites comme ceux que vous évoquez dans votre question peuvent peut-être donner un coup de pouce occasionnel à certains élèves, je suis persuadée qu’ils sont peu efficaces pour éviter le décrochage scolaire. Davantage que d’un site internet, c’est d’une relation éducative de qualité dont ces jeunes ont besoin.

Mon Administration et mes collaborateurs sont évidemment attentifs au développement des sites qui proposent un soutien scolaire via internet mais je n’ai pas l’intention de consacrer du temps, de l’énergie et des moyens financiers à évaluer ceux-ci d’autant plus qu’ils relèvent d’initiatives privées dont le foisonnement est stimulé par le système de diffusion électronique.

La politique que je mène en matière d’accrochage scolaire n’est pas centrée sur de tels outils, mes priorités allant au développement d’actions construites avec les acteurs de 1ère ligne de l’école (chefs d’établissements, équipes éducatives et enseignantes, équipes tridisciplinaires des centres PMS, médiateurs scolaires…), avec les parents et les jeunes eux-mêmes.

D’autre part, des collaborations fructueuses se poursuivent avec le secteur de l’Aide à la Jeunesse en Communauté française.

Enfin, l’Enseignement à distance constitue, dans des contextes précis, une ressource importante pour de nombreuses personnes. Je m’en réjouis et je soutiens activement cette forme d’enseignement qui correspond aux attentes de publics spécifiques. Mais je n’envisage pas, pour autant, de demander à l’Enseignement à Distance de développer des sites de soutien scolaire.

Tout autre chose est l’initiative d’enseignants qui mettent à disposition de leurs propres élèves, via internet, des exercices de soutien et/ou de dépassement ainsi que des outils pédagogiques. Cette démarche s’inscrit davantage dans une recherche de cohérence pédagogique que le foisonnement des initiatives d’ordre privé et externes de l’école. Le site internet de soutien scolaire est ici un outil, parmi d’autres, à la disposition de l’élève dans le cadre d’une relation éducative avec ses enseignants.

 

 

Voici la question orale posée lors de la séance du Parlement de la Communauté française du lundi 14 mars 2011 à M. Jean-Marc Nollet, vice-président et Ministre de l’Enfance, de la Recherche et de la Fonction publique, intitulée « Opération ‘Gros Pull’ dans nos écoles ». Vous trouverez également la réponse apportée par le Ministre Nollet.

   

Mme Annick Saudoyer (PS). - Le mercredi 16 février dernier, plusieurs écoles de l’entité de Mouscron ont pris part à l’opération « Gros Pull ». Le principe est simple, on baisse la température des classes d’un degré et les élèves sont invités à s’habiller plus chaudement ce jour-là. 

Une opération qui n’est pas inutile. La diminution d’un degré pendant toute une journée permet de gagner environ 250 grammes de CO2 par personne ! En plus de permettre aux écoles de consommer moins d’électricité ou de combustible ! 

 Consommer moins et faire des économies d’énergie, les écoles en ont bien besoin ! Le mazout et le gaz devenant de plus en plus chers, le budget chauffage représente un véritable souci pour de nombreux établissements scolaires. 

 Certaines de nos écoles éprouvent des difficultés réelles et se retrouvent prises à la gorge par l’ampleur qu’ont récemment prise les postes relatifs au chauffage de leurs établissements. Les directions des institutions se voient même contraintes de puiser dans leurs réserves au détriment de l’entretien, des infrastructures ou des fournitures scolaires. 

 Monsieur le Ministre, vous conviendrez aisément avec moi que des solutions existent. Nombreuses sont les écoles dont les installations ne datent pas d’hier ; l’installation de double vitrage ou l’amélioration des performances énergétiques des bâtiments sont autant d’actions techniquement faisables. Mais nous savons tous qu’elles ne sont réalisables qu’en envisageant des dépenses très ou trop conséquentes… Certes, les établissements scolaires peuvent faire des demandes de subsides à la Région wallonne. Malheureusement, la procédure de demande de subsides est souvent très longue et les demandes sont généralement nettement supérieures à l’enveloppe budgétaire de la Région. 

 Dès lors, je voudrais vous entendre quant aux interventions que mènent ou pourraient mener la Communauté française pour remédier à l’augmentation de la part relative au chauffage dans les budgets de nos écoles. 

  • Quelles réponses peuvent-elles être données aux interrogations des pouvoirs organisateurs ?
  • Je voudrais également savoir combien d’écoles sont en difficulté financière, et parmi celles-ci, combien le sont-elles suite à l’augmentation récente des prix de l’énergie.

Enfin, je voudrais connaître votre appréciation de l’opération « Gros Pull ».

  • Que pensez-vous de son évolution depuis sa première édition ?
  • Combien d’écoles et d’élèves ont-ils participé à cette action de sensibilisation aux économies d’énergie ?

Je vous remercie de vos réponses circonstanciées.

  

 

Réponse de M. Jean-Marc Nollet, vice-président et ministre de l’Enfance, de la Recherche et de la Fonction publique.

Madame la Députée, vous m’interrogez sur l’opération « Gros Pull » dans les écoles.

Tout d’abord, permettez-moi de faire un rapide inventaire des actions menées par la Communauté française et la Région wallonne pour améliorer la performance énergétique des bâtiments et donc remédier à l’augmentation relative de la part du chauffage dans les budgets des écoles ; cet inventaire sera illustré avant tout par l’exemple des établissements de la Communauté française, pour lesquels mon administration dispose tout naturellement des données les plus complètes :

 Les subventions UREBA : la Région wallonne a délivré des accords de principe pour des investissements qui s’élèvent, pour le réseau organisé par la Communauté française, à 27.980.000 euros. Dans ces investissements, la subvention wallonne est estimée à 21.247.000 euros (pour 87 millions pour l’ensemble de l’enseignement organisé ou subventionné par la Communauté française) et la part complémentaire prise en charge par le fonds des bâtiments scolaires de la Communauté française s’élève à 6.703.000 euros, selon les chiffres avancés par mon Administration.

 Les subventions du Programme Prioritaire de Travaux (PPT) : ce programme est doté en 2011 d’un montant global de 35.455.000 euros, dont 5.463.000 euros doivent profiter aux écoles du réseau organisé par la Communauté française. L’article 6 § 1er du décret du 16/11/2007 relatif au PPT précise les travaux qui doivent être considérés comme prioritaires en matière de performance énergétique. Il s’agit de l’isolation thermique, du remplacement des menuiseries extérieures et de celui des installations de production de chaleur peu efficaces. Il faut préciser également à ce stade que de nombreux travaux portant sur d’autres objectifs, comme la sécurité, comportent des volets énergétiques annexes. À titre indicatif, on signalera que dans la liste des demandes pour 2011, 222 dossiers sur 381 concernent en tout ou en partie la performance énergétique des bâtiments.

 Les interventions des fonds des bâtiments scolaires : toute rénovation importante impliquant l’obtention d’un permis d’urbanisme se fait dans le respect des réglementations régionales en matière de PEB.

 L’utilisation des dotations des écoles dans le réseau organisé par la Communauté française : ponctuellement des grands athénées ou des hautes écoles disposant de ressources propres suffisantes sollicitent les services de l’administration générale de l’infrastructure pour lancer des marchés portant sur le placement de vitrages isolants qui seront financés entièrement par l’école. Les économies réalisées sur leurs factures de chauffage leur permettent de récupérer leur mise après quelques années et de financer éventuellement d’autres travaux.

Comme je le laissais entendre plus haut, tous ces types d’intervention s’appliquent également dans l’enseignement subventionné, mais ils demeurent évidemment à l’initiative des pouvoirs organisateurs. C’est ce qui explique entre autres que les données dont dispose mon administration soient moins exhaustives.

 Mais quoi qu’il en soit, ces différents outils visent à rencontrer progressivement les besoins des écoles, même si le chemin est encore long et que l’on sait que le potentiel d’économies est encore gigantesque.

 Madame la députée, vous évoquez également la situation financière des écoles en Communauté française. Pour ce qui concerne les écoles organisées par la Communauté française, mon Administration a interrogé sur ce point le Service du financement des Etablissements à la Direction générale de l’Enseignement obligatoire. Celui-ci a confirmé que la dotation des établissements scolaires était établie selon le décret du 12 juillet 2001 de manière globale et forfaitaire et qu’elle ne tenait donc pas compte des variations du prix du mazout.

 En outre, il a été précisé que, pour l’instant, aucun complément de dotation n’avait été sollicité pour ce motif par les établissements scolaires de la Communauté française. L’explication réside sans doute dans le fait que les prix du mazout n’augmentent de manière significative que depuis peu et que nous nous trouvons à la fin de l’hiver et de la période de chauffe. Pour ce qui concerne l’enseignement subventionné, le Cabinet de ma Collègue Madame Simonet signale qu’il n’a pas été informé par des pouvoirs organisateurs d’éventuelles difficultés financières liées au coût de l’énergie. Mais il est évident que ce poste demeure quantitativement important pour les écoles et que les économies d’énergie représentent un enjeu financier important dans le futur.

 Raison pour laquelle il faut certainement se féliciter de l’organisation dans les écoles des journées « gros pull », qui constitue une opération de nature à sensibiliser les jeunes en grand nombre à la problématique des économies d’énergie. C’est l’ASBL Green qui est à l’origine de cette initiative et elle ne fait pas l’objet d’une recension officielle par la Communauté française. Green a toutefois annoncé tant sur son site que par voie de presse la participation de 300 écoles, réunissant environ 80.000 élèves.

 Je vous remercie pour votre attention.

  


  

 

Voici la question écrite posée le lundi 23 mai 2011 à M. André Antoine, vice-président et Ministre du Budget, des Finances et des Sports, intitulée « Coupe d’Europe junior de triathlon et de duathlon ». Vous trouverez également la réponse écrite du Ministre Antoine, datée du mardi 14 juin 2011.

 

Le 30 avril prochain, la ville de Tournai accueillera la coupe d’Europe junior de duathlon et de triathlon. Une organisation de la Ligue Belge Francophone de triathlon et de duathlon, en collaboration avec le club tournaisien « Tri GT ».

Au « Tri GT », qui a connu une saison 2010 particulièrement faste, avec plus de 50 succès tant en Belgique qu’à l’étranger, on attend cette grande première avec impatience. Il faut dire que l’événement s’annonce grandiose, puisque près d’une dizaine de fédérations sportives nationales ont déjà demandé leur inscription.

Le triathlon et le duathlon sont des disciplines très complètes. Ils dépendent de la Ligue Belge Francophone évoquée plus haut qui fait de l’excellent boulot depuis sa création il y a quelques années.

Et il suffit de voir le monde qu’il y a au bord des parcours lors d’une épreuve pour se convaincre que ces sports suscitent un réel engouement auprès de la population. Les brillants résultats obtenus par les athlètes et clubs belges ces dernières années prouvent aussi que notre pays dispose de pas mal de talents dans ces disciplines. Malheureusement, force est de constater que ces sports sont peu médiatiques. Quand l’une ou l’autre compétition est organisée, on en entend parler que très peu, voire pas du tout !

Monsieur le Ministre, mes questions sont les suivantes :

  • La Communauté française soutiendra-t-elle la coupe d’Europe junior de duathlon et de triathlon organisée fin avril à Tournai, d’une manière ou d’une autre ?
  • Quelle publicité sera faite pour attirer un maximum de personnes à cet événement ?
  • Le duathlon et le triathlon sont des disciplines peu médiatiques, que pourrait-on faire pour inverser la tendance ? Existe-t-il des solutions ?

 

Réponse de M. André Antoine, vice-président et Ministre du Budget, des Finances et des Sports, datée du mardi 14 juin 2011.

Je vous remercie, Madame la Députée, pour cette question, qui me donne l’occasion de saluer le dynamisme et le travail de fond abattu par la Ligue Belge francophone de triathlon et de duathlon.

Vous évoquez le peu de visibilité offerte à cette discipline. Encore une fois, le partenariat que j’ai initié avec la RTBF nous permet de mettre en lumière les acteurs et les disciplines trop souvent oubliées. Le triathlon bénéficiera bien évidemment de cet éclairage. J’ai d’ailleurs proposé à Michel Lecomte de couvrir la manche belge de la coupe d’Europe junior de triathlon.

Il s’agit d’une suggestion et nullement d’une intrusion, ce dont je me garde bien, dans les choix éditoriaux dont la RTBF reste maître.

L’événement tournaisien sera bien évidemment soutenu par la Communauté française. Un dossier en notoriété a été introduit par le club du « Tri GT » auprès de mon administration, dont j’attends la proposition. Pour ma part, une enveloppe de 4.000 euros a été accordée à ce club, dans le cadre de la promotion du sport, pour l’organisation de cet événement d’envergure.

Plus de 100 athlètes issus de 15 pays participeront à la manche tournaisienne, dont le niveau sera particulièrement relevé. En effet, de nombreux pays, y compris la France, sélectionneront à cette occasion leurs représentants pour le championnat d’Europe junior qui se déroulera en Espagne en juin.

Pour en revenir à la faible médiatisation que vous évoquez, je voudrais dire que cela n’empêche nullement cette fédération d’abattre un travail considérable et efficace afin de promouvoir sa discipline. La Ligue francophone va dans les établissements scolaires pour y présenter sa discipline à l’aide de fascicules mais également d’une vidéo de présentation mettant notamment en valeur Alex Zeebroek. Cette démarche proactive fonctionne. De nombreux établissements répondent favorablement à l’appel du pied de la Ligue en organisant des triathlons scolaires. La Ligue les épaule en apportant du matériel. Et nos jeunes mordent à l’hameçon !

Pour preuve, le succès du challenge « Axel Kids Triathlon » qui se compose de six dates. Ce challenge est organisé par la Ligue et les clubs ; ces compétitions sont destinées aux enfants de 6 à 13 ans et se déroulent en circuit fermé pour une sécurité optimale.

Pour l’heure, il existe 32 clubs pour 856 affiliés ; dont 143 femmes. 856 affiliés, c’est une augmentation de 45 % en deux ans et surtout chez nos jeunes. Chiffres qui attestent qu’un travail de fond et surtout dans le milieu scolaire est plus profitable qu’une large couverture médiatique.

Outre ce dispositif, la Ligue, en partenariat avec la Fédération Francophone Belge de Natation, tente de « récupérer » les nageurs et nageuses qui, à un moment donné, décrochent pour différentes raisons. Le triathlon est une possibilité pour eux de retrouver le goût du sport parce que c’est une discipline plus variée et surtout qui permet aux anciens nageurs d’avoir une longueur d’avance sur ceux qui se débrouillent moins bien dans l’eau.

La Ligue va également disposer de son centre de formation le 1er septembre prochain. En effet, un partenariat est entériné avec l’Athénée Royale Liège Atlas, dont je soutiens l’équipe de basket, championne de Belgique scolaire en titre et qui, du 22 avril au 2 mai, défendra nos couleurs au championnat du monde scolaire de basket en Chine !

Ce centre devrait accueillir à la rentrée trois athlètes qui bénéficieront des infrastructures sportives de l’école. C’est une nouvelle étape en avant et qui vient compléter le processus de promotion que j’explicitais plus avant. Ce centre permettra aux jeunes désireux d’atteindre le haut niveau, de bénéficier d’un encadrement optimal. Cet outil vient aussi relayer nos clubs qui ne peuvent, à un certain niveau, offrir un encadrement individuel à un jeune, qui doit s’entraîner de 8 à 25 heures/semaine. Le triathlon se donne les moyens de réussir et de s’ancrer en Communauté française. Ce travail est rendu possible par une augmentation des moyens alloués par la Communauté française.

  2009 2010
Forfait 52.394 € 52.333 €
Plan programme 120.885 € 195.000 €
Formation   10.000 €
Total 173.279 € 257.333 €

Sans oublier que huit athlètes disposent d’un statut d’espoir sportif : Régis Bader, Paul Bara, Christophe Dekeyser, Antoine Duvivier (contrat), Norman Lacourt, Maxime Swertvaegher, Erwin Vanderplanck et Maxime Verstraete et trois du statut de sportif de haut niveau : Alexandra Tondeur (contrat), Ludovic Dernier et Axel Zeebrouk.

J’espère, Madame la députée, avoir répondu à vos questions.

 

 

Voici la question orale posée lors de la séance du Parlement de la Communauté française du lundi 14 mars 2011, à M. Jean-Marc Nollet, vice-président et Ministre de l’Enfance, de la Recherche et de la Fonction publique, intitulée « Cours de fitness pour enfants en bas âge ». Vous trouverez également la réponse apportée par le Ministre Nollet, ainsi que ma réplique.

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Mme Annick Saudoyer (PS). - Les activités destinées aux bambins se multiplient. J’ai découvert il y a peu qu’une société commerciale américaine proposait une activité pour aider les petits enfants à développer leur équilibre, leur coordination, leur souplesse et leurs capacités physiques, mais aussi les familiariser avec l’activité physique, à des tarifs indécents.

L’entreprise affirme que grâce à ces cours, les enfants seraient davantage enclins à relever de nouveaux défis et donc à renforcer leur confiance en eux et leur estime de soi.

Cette démarche fait apparaître une fois encore la dualité des services offerts aux parents et aux enfants : il y a ceux qui peuvent se le permettre financièrement, et il y a les autres. Les centres de cette société sont situés à Uccle, à Wavre, à Waterloo et à Namur, ce qui en dit long sur le public ciblé par la société.

  • Ces cours ont-ils forcément un impact positif sur le développement de l’enfant ?
  • N’y a-t-il pas quelque danger à soumettre des enfants de cet âge à des exercices physiques, quels qu’ils soient ?
  • Des cours de ce type sont-ils également proposés par des organismes dépendant de la Communauté française ou de l’ONE ?
  • Que faites-vous pour promouvoir le mouvement, l’éveil à la psychomotricité chez les jeunes enfants ?
  • Comment rendez-vous ce genre d’activité accessible aux enfants de parents à bas ou à moyens revenus ?

L’activité physique est importante, mais son accessibilité nous semble un aspect primordial.

 

Réponse de M. Jean-Marc Nollet, vice-président et ministre de l’Enfance, de la Recherche et de la Fonction publique. - La stimulation physique de l’enfant fait l’objet de la brochure de l’ONE « Bouger, c’est la santé ». Bouger tous les jours favorise le renforcement des muscles et la solidité des os, améliore la posture du corps, l’équilibre et la condition physique et aide au maintien du poids idéal. L’activité physique diminue également le stress et renforce la confiance en soi. Elle est par ailleurs source de sociabilité. Solliciter un enfant dès quatre mois peut être une manière de le stimuler positivement. Les cours que vous évoquez ne sont pas en tant que tels un apport décisif au développement de l’enfant.

Il est essentiel pour un enfant en bas âge que les parents aient avec lui une relation privilégiée. Les cours proposés doivent être encadrés par des professionnels disposant d’une formation adéquate. Des psychomotriciens, kinésithérapeutes ou professeurs de gymnastique pourront adapter les exercices au développement et aux capacités motrices des enfants tout en tenant compte de la fragilité et de la malléabilité de leur appareil musculosquelettique.

L’ONE ne propose pas de cours de ce type. Par contre, certains milieux d’accueil ainsi que certains projets « santé parentalité » dans certaines consultations pour nourrissons proposent des ateliers de psychomotricité. L’ONE veille à ce que les personnes qui assurent ces ateliers soient détentrices des diplômes leur permettant d’encadrer ce genre d’activités. L’ONE développe plusieurs actions de promotion de la stimulation physique et la psychomotricité. Dix-huit expériences pilotes menées dans des lieux de rencontre enfant-parent, type maisons ouvertes, sont soutenues par l’ONE. Par ailleurs, des projets « santé parentalité » et des consultations pour enfants incluent des ateliers de psychomotricité. Ceux-ci sont le plus souvent organisés en partenariat.

Au sein des milieux d’accueil pour les moins de trois ans, une attention particulière est portée au développement psychomoteur tout en respectant le rythme des enfants. Diverses initiatives en faveur de la liberté de mouvement menées par les coordinatrices accueil, agents conseils et conseillers pédagogiques sont prises depuis de nombreuses années. Dans le cadre du programme de formation continue destinée aux professionnels de l’accueil 0 – 3 et 3 – 12 ans, plusieurs organismes de formation proposent des séances de sensibilisation à ces questions.

Dans les secteurs de l’accueil « temps libre », des initiatives reconnues et soutenues proposent également des activités dans ce domaine.

Ces initiatives liées à l’ONE sont accessibles aux familles gratuitement ou à des tarifs qui tiennent compte des revenus des parents. Enfin, les milieux d’accueil peuvent obtenir une subvention à l’équipement pour installer, par exemple, un module de psychomotricité.

 

 

Voici la question écrite posée le jeudi 6 janvier 2011 à Mme Fadila Laanan, Ministre de la Culture, de l’Audiovisuel, de la Santé et de l’Egalité des chances, concernant « les bornes électroniques dans les bibliothèques ». Vous trouverez également par après la réponse écrite de la Ministre Laanan.

 

Si Internet, les jeux vidéos et autres nouvelles technologies ont plutôt tendance à faire de l’ombre à la lecture, les bibliothèques restent des lieux très importants pour la culture des citoyens de tous âges. 

Me rendant de temps à autre dans ces endroits remplis de savoir, je ne peux que constater que les bibliothécaires se démènent afin de transmettre leur passion pour le livre au plus grand nombre.

Malheureusement, le travail de bibliothécaire a aussi des côtés plus logistiques et éloignés de la transmission du goût de lire et de découvrir. Il faut s’occuper des livres qui reviennent, encoder ceux qui sont loués, partir à la recherche d’un ouvrage, etc. Bref, le personnel n’a pas forcément le temps qu’il souhaiterait à consacrer aux amateurs de lecture. 

La bibliothèque de Tournai a peut-être trouvé une solution au problème. Depuis le 6 octobre 2010, la section jeunesse de la bibliothèque tournaisienne fonctionne désormais avec un système de borne automatique. 

 Durant plusieurs mois, les 15.000 livres disponibles dans la section ont été dotés d’une puce électronique. Pour les lecteurs qui savent quel bouquin ils veulent emprunter, plus besoin de passer devant les bibliothécaires. Il leur suffit d’aller scanner eux-mêmes leur livre devant la borne tactile et la location est automatiquement enregistrée. Pour rendre les livres déjà lus, c’est là aussi très simple, il faut juste suivre les informations dévoilées sur l’écran et déposer les bouquins dans un casier spécialement prévu à cet effet. Un monnayeur installé sur la borne automatique permet même de payer ses indemnités de retard au même endroit, toujours sans passer par les bibliothécaires.

 Grâce à ce système, le gain de temps est inestimable ! Le personnel de l’établissement peut ainsi se concentrer sur sa fonction à priori première, qui est de conseiller les visiteurs dans leurs lectures.

 La bibliothèque de Tournai a également précisé qu’elle profitera de ce temps gagné pour mettre sur pied de nouvelles animations et activités en tout genre.

 Notez aussi que ce système limite la dispersion des bouquins. En effet, un détecteur de puces accompagne la borne automatique. Fonctionnant de la même manière qu’un détecteur de métaux, il permet de retrouver facilement les livres qui n’auraient pas été rangés dans le bon rayon.

Madame la Ministre, voici mes questions :

  • Connaissiez-vous ce système de borne automatique et peut-il être intégré dans le plan de numérisation des bibliothèques?
  • Le procédé est-il déjà utilisé dans d’autres bibliothèques?
  • Combien d’établissements de la Communauté française en sont dotés?
  • Quel est le coût de ce système?
  • Qu’en est-il de l’interopérabilité nécessaire entre les systèmes choisis par les bibliothèques, le cas échéant (pour diminuer le coût et accroître l’efficacité globale)?
  • La Communauté française pourrait-elle envisager de venir en aide d’une manière ou d’une autre aux bibliothèques qui souhaiteraient installer le système de borne automatique dans leurs locaux?

 

Réponse de Madame Fadila LAANAN, Ministre de la Culture, de l’Audiovisuel, de la Santé et de l’Egalité des chances.

Les bornes informatiques que vos évoquez servent à automatiser les tâches répétitives et doivent permettre aux personnels des bibliothèques de consacrer le temps libéré à remplir des fonctions d’accueil, de conseil, etc. 

Mes services ont régulièrement conseillé aux bibliothèques de s’équiper de ce type de bornes, spécifiquement dans les cas de nouvelles infrastructures.

Ce procédé est utilisé ou en cours d’installation non seulement à Tournai mais aussi à Bruxelles, à la bibliothèque de Laeken et à Auderghem.

J’ai d’ailleurs décidé en 2010 d’octroyer des subventions pour aider les communes concernées à équiper les bibliothèques.

Ceci répond dès lors positivement à votre question relative à l’intervention de la Communauté française concernant ce type d’équipement.

Indépendamment des variations de prix d’un fournisseur à l’autre, le coût d’une telle installation dépend de son importance et notamment du nombre de bornes. La demande d’intervention d’Auderghem portait sur un montant de 9.905,06 euros, celle de la Ville de Bruxelles, qui concerne une installation de plus grande importance, sur un montant de 82.303,39 euros. Ces deux projets ont été subventionnés à concurrence de 50%.

Ce système nécessite la lecture de codes barres ou de puces intégrées aux documents empruntés et aux « cartes » de lecteurs de telle sorte que le compte de ceux-ci puisse évoluer en fonction des ouvrages empruntés ou restitués.

Il va de soi que cette relation entre documents empruntés et document d’identification du lecteur doit être complètement automatisée.