Voici la question écrite posée à Mme Marie-Dominique Simonet, Ministre de l’Enseignement obligatoire et de Promotion sociale, intitulée « Programme ‘Bataille des livres’ ». Vous trouverez également la réponse écrite de Madame Simonet.
On ne cesse malheureusement de le répéter, nos jeunes délaissent de plus en plus souvent les livres au profit de la télévision, de l’ordinateur ou des consoles de jeux.
Les institutrices le ressentent fortement, les enfants éprouvent de réelles difficultés dans leurs lectures, ils ne parviennent plus à écrire la moindre phrase sans faire de faute d’orthographe et leur vocabulaire s’appauvrit fortement.
Il existe évidemment, et c’est tant mieux, toutes sortes d’initiatives pour redonner aux jeunes le goût de la lecture. Je souhaite par exemple évoquer ici le programme « Bataille des livres ». Venu tout droit de Suisse et développé en Communauté française depuis 2005, ce projet se traduit par une sorte de concours interclasses sur base d’un questionnaire portant sur une trentaine de romans de jeunesse, on joue donc sur la compétition pour exacerber la motivation des jeunes lecteurs.
Lors de la première édition, une quinzaine de classes issues de 11 écoles différentes ont pris part à l’activité. Le nombre de participants a ensuite pas mal augmenté au fil des ans.
- Qu’en était-il pour cette édition 2010-2011 ?
- Combien d’élèves, de classes et d’écoles y ont participé ?
- Le concours a-t-il évolué depuis la première édition ?
- Madame la Ministre, ce type de programme a-t-il un réel impact sur le niveau de lecture et d’écriture des élèves ?
- Comment les écoles peuvent-elles s’inscrire à ce type de concours ?
- L’une ou l’autre publicité est-elle réalisée au sein des établissements scolaires pour les inviter à prendre part à ce programme annuel ?
- Le nombre de participants est-il limité ?
- La Communauté française soutient-elle cette opération financièrement ?
Réponse de Mme Marie-Dominique Simonet, Ministre de l’Enseignement obligatoire et de Promotion sociale.
Cette initiative de promotion de la lecture pour les élèves de 8 à 12 ans s’étend sur une année scolaire. Née en 1997 en Suisse, la Bataille des livres est une activité de lecture plaisir qui se déroule actuellement dans 8 pays (Belgique, Burkina Faso, Canada, France, Haïti, Rwanda, Sénégal, Suisse). Cette année, elle fête sa 14ème édition et est organisée pour la 6ème fois en Communauté française.
Elle met ainsi en compétition des écoles issues des quatre coins de la Francophonie. Les écoles qualifiées se rencontrent lors d’une demi-finale publique à la Foire du Livre de Bruxelles et, en finale, via Internet, au Salon du Livre de Genève.
Elle a pour objectifs de :
- Stimuler et développer le plaisir de lire chez les enfants de 8 à 12 ans ;
- Fournir aux participants une sélection variée de romans francophones d’Europe, d’Afrique et du Canada ;
- Offrir une ouverture sur le monde (réflexion, connaissance, tolérance) par la lecture ;
- Favoriser les échanges culturels entre les clases des différents pays participants ;
- Rapprocher les lecteurs des auteurs (ateliers d’écriture, rencontres, correspondance).
Pour la Communauté française, la « Bataille des livres » est organisée par la Cellule Culture-Enseignement. La promotion de cette initiative est assurée par divers moyens :
- Une circulaire est envoyée aux établissements scolaires les invitant à s’inscrire ;
- Le site enseignement.be y fait référence ;
- Plusieurs pages web de la Cellule Culture-Enseignement lui sont consacrées et renvoient au site http://www.bataille-des-livres.ch initiateur du projet.
Pour l’édition 2010-2011, 122 écoles représentées par 239 classes soit plus de 5.000 élèves se sont inscrites en Communauté française.

Il est indéniable que de telles initiatives ont un impact sur les compétences en lecture et en écriture de nos élèves. Les objectifs poursuivis sont avant tout de faire de la lecture un plaisir mais il est évident que plus on éprouve un plaisir à lire plus on lit. Meilleures deviennent nos compétences car elles sont exercées, ce qui renforce le plaisir de lire. La boucle est ainsi bouclée.
Se posera alors la question de la généralisation. Pourquoi ne pas y faire participer tous les élèves puisque les effets sont bénéfiques. Nous retomberions dans ce cas dans une obligation. Or, l’obligation tue le plaisir. Il faut faire confiance aux enseignants qui en choisissant telle ou telle approche répondent aux besoins de leurs élèves.
Les frites, hamburgers, pizzas, pittas et autres mets pas toujours recommandés, les enfants en raffolent. Savent-ils seulement que nos magasins et autres marchés regorgent d’aliments divers et variés bien plus sains ?
Réponse de Mme Marie-Dominique Simonet, Ministre de l’Enseignement obligatoire et de Promotion sociale.
Mais le projet va au-delà de cet objectif car il fait également référence à des notions de traçabilité des aliments en sensibilisant les enfants à la consommation de produits de proximité et de saison et en leur faisant prendre conscience de la provenance des aliments. Non, le lait ne vient pas de cartons ou de bouteilles mais bien du pi de la vache, les poissons ne sont pas rectangulaires et les carottes ne poussent pas dans les supermarchés.
Ces journées sont situées dans les villes et communes suivantes : Ath, Anderlecht, Ciney, Fleurus, Libramont, Liège, Namur, Saint-Ghislain, Heusy, Tournai, Virton et Wavre. L’énumération de ces localisations fait ressortir la prise en compte d’une répartition géographique objective dans le choix des établissements retenus afin d’assurer la satisfaction d’un maximum d’écoles. Le succès de cette opération prouve que cette initiative répond à une demande importante de la part du milieu scolaire. Le website « Manger Bouger » (
Il faut se rendre à l’évidence, nos enfants sont de plus en plus confrontés à des difficultés de lecture et d’écriture. Aujourd’hui, ils sont toujours plus nombreux à présenter de sérieuses lacunes en lecture et/ou en écriture, à la sortie du primaire.
Il y a une dizaine d’années, après avoir constaté que les écoliers britanniques avaient de sérieuses carences en lecture, la Grande-Bretagne a décidé de réagir en donnant la priorité à la méthode syllabique. Les expérimentations qui ont suivi s’étant révélées plus que concluantes, la méthode a été adoptée.
Réponse de Mme Marie-Dominique Simonet, Ministre de l’Enseignement obligatoire et de Promotion sociale.
Ces éléments démontrent que l’apprentissage de la lecture se fait par étapes à travers lesquelles le développement physiologique et psychologique de l’apprenant occupe une place importante. Cet apprentissage dépend d’éléments complexes et diversifiés propres à chaque enfant en particulier.

Certains établissements scolaires rencontrent de plus en plus de problèmes, notamment au niveau de l’insécurité et de l’absentéisme. Dans certaines écoles, on trouve même parfois des individus qui se baladent dans les couloirs alors qu’ils n’ont rien à y faire ! Pour résoudre ces problèmes, plusieurs établissements ont choisi d’installer des caméras de surveillance, extérieures ou intérieures. Mais d’autres sont passés à la vitesse supérieure, ils ont carrément doté leur porte d’entrée d’un système d’empreintes digitales identifiant les élèves se présentant à l’école.

Nous le savons, le Sida continue à terrasser de nombreuses personnes chaque jour à travers le monde. La prévention est un travail de tous les jours, un effort constant qu’il faut renouveler sans cesse. Les dernières avancées de la médecine en matière de lutte contre le virus sont encourageantes mais on a du noter, à de nombreux endroits, une progression de la maladie, devenue banalisée voire ignorée. Il nous appartient donc d’informer, de sensibiliser.
Ma question concerne les distributeurs de préservatifs disponibles dans les écoles de la Communauté française. Un journal local de ma région a par exemple mené une petite enquête au sein des écoles de l’enseignement secondaire de Mouscron. Leur conclusion ? Pas un seul établissement ne propose un tel distributeur dans ses couloirs. La constatation peut surprendre. Car à quelques kilomètres de là, chez nos voisins français, on peut trouver un
Réponse de Mme Marie-Dominique Simonet, Ministre de l’Enseignement obligatoire et de Promotion sociale.
Tout le monde le sait, Internet ne cesse de se développer ! De nos jours, on trouve vraiment de tout sur la grande Toile, qui est de plus en plus le média favori de nos jeunes. 

Tout autre chose est l’initiative d’enseignants qui mettent à disposition de leurs propres élèves, via internet, des exercices de soutien et/ou de dépassement ainsi que des outils pédagogiques. Cette démarche s’inscrit davantage dans une recherche de cohérence pédagogique que le foisonnement des initiatives d’ordre privé et externes de l’école. Le site internet de soutien scolaire est ici un outil, parmi d’autres, à la disposition de l’élève dans le cadre d’une relation éducative avec ses enseignants.







Au sein des milieux d’accueil pour les moins de trois ans, une attention particulière est portée au développement psychomoteur tout en respectant le rythme des enfants. Diverses initiatives en faveur de la liberté de mouvement menées par les coordinatrices accueil, agents conseils et conseillers pédagogiques sont prises depuis de nombreuses années. Dans le cadre du programme de formation continue destinée aux professionnels de l’accueil 0 – 3 et 3 – 12 ans, plusieurs organismes de formation proposent des séances de sensibilisation à ces questions.


Contactez-moi