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Récemment, la Maison du Tourisme du Pays de Herve s’est lancée dans un projet novateur puisqu’elle a été la première, en Wallonie, à proposer à la location des VAE ou Vélos à assistance électrique. Mais quelles sont les particularités de ces engins assez originaux? Et cette initiative a-t-elle été couronnée de succès?

Voici la question écrite posée à M. Philippe Henry, Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire et de la Mobilité, sur « les vélos électriques ». Vous trouverez également la réponse écrite de M. Henry.

 

 

Il y a quelques mois, la Maison du tourisme du Pays de Herve, qui regroupe les communes d’Aubel, Herve, Olne, Plombières, Thimister-Clermont et Welkenraedt, s’est lancée dans un projet novateur qui représentait une première en Wallonie.

La Maison du tourisme a en effet proposé la location de VAE, ou Vélos à assistance électrique. Quatre de ces vélos particuliers ont ainsi été acquis à la suite d’un appel d’offres, rejoignant ainsi les 43 autres vélos pour hommes, femmes et enfants dont disposait déjà la Maison du tourisme et qui étaient loués près de 600 fois par an.

Un subside de 6.000 euros a été libéré par les services de Monsieur le Ministre afin de permettre la location de ces fameux vélos et surtout de tirer un maximum d’enseignements de ce projet-pilote.

  • La période estivale étant désormais derrière nous, peut-on donner un premier bilan de l’utilisation de ces VAE ?
  • Les habitués de la Maison du tourisme du Pays de Herve ont-ils été nombreux à tenter l’expérience des vélos à assistance électrique ?
  • Ces VAE attirent-ils un nouveau public ?
  • D’autres Maisons du tourisme ou communes se sont-ils déjà montrés intéressés par un projet similaire ?
  • Quel bilan Monsieur le Ministre tire-t-il de ce projet ?


Réponse de M. Philippe Henry, Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire et de la Mobilité.

En cinq mois (de juin à octobre 2011), la Maison du Tourisme du Pays de Herve a procédé à 83 locations de ses vélos à assistance électrique, soit une vingtaine de locations par mois. Le climat très maussade des mois de juillet et d’août a fortement impacté ces locations à la baisse. La majorité des locations se font à la demi-journée (73 locations) contre 10 locations à la journée complète.

La tranche d’âge des personnes se situe pour la majorité entre 40 et 60 ans, suivie de près par la tranche + de 60 ans. Ces utilisateurs sont de nouveaux « clients » de la maison du tourisme et non des habitués de la location de VTT. Beaucoup viennent en couple afin de tester les VAE avant de passer éventuellement à l’achat. Le montant de 100 euros de caution ne pose aucun problème.

En moyenne, les utilisateurs parcourent 35 km. À ce jour, aucune panne n’est à déplorer. Le travailleur ALE de la Maison du Tourisme entretient les vélos (nettoyage, graissage,…).

Les premiers enseignements de l’expérience se révèlent largement positifs :

  • facilité d’utilisation ;
  • les utilisateurs osent aller plus loin sans craindre de se lancer sur un parcours vallonné. Ils en retirent beaucoup de plaisir et peuvent mieux profiter de la région ;
  • la possibilité de faire du vélo en couple : la plupart des dames déclarent qu’elles peuvent enfin suivre leur mari. Dans certains cas, monsieur roule en VTT et madame en VAE.

Le principal aspect moins favorable relevé par les utilisateurs est le poids du vélo.

En cas de mauvais temps (en 2011, en juillet et août), les réservations de VAE sont annulées, ce qui n’est pas le cas pour les réservations de VTT. On voit donc bien que l’utilisation des VTT est de type sportif, tandis que les VAE sont utilisés davantage par des cyclistes « novices ».

Ces premières observations montrent donc tout l’intérêt de la mise à disposition de VAE pour permettre à un public plus féminin et moins sportif de tester ce type de vélo avant un éventuel achat.

 

 

Les alentours des bulles à verre ne sont pas toujours un exemple de propreté. Pour que les choses changent, l’Idea et Fost Plus ont lancé une campagne de sensibilisation intitulée « Tous ensemble, relevons le défi des bulles propres ». Voici la question écrite posée à M. Philippe Henry, Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire et de la Mobilité, sur « la propreté autour des bulles à verre ». Vous trouverez également la réponse écrite de M. Henry.

Les sites sur lesquels se trouvent les bulles à verre sont souvent la cible de comportements inciviques et on y retrouve de nombreux déchets qui ne devraient pas y être.

Face à cette problématique et afin d’insuffler un changement des comportements, l’Idea et Fost Plus ont décidé, en janvier dernier, de lancer la campagne de sensibilisation sur le terrain intitulée « Tous ensemble, relevons le défi des bulles propres ».

Durant six samedis consécutifs, du 21 mai au 25 juin 2011, des agents d’accueil se sont postés sur plusieurs sites de bulles à verre entre 13h et 17h. Tout citoyen se présentant ces six jours-là sur les sites participant à l’opération avec des bouteilles, flacons et bocaux en verre a alors reçu une brochure d’information reprenant entre autres le guide du tri du verre, mais aussi un sac réutilisable que les usagers des bulles allaient pouvoir utiliser, par la suite, pour transporter leurs bouteilles et autres.

  • Que pense Monsieur le Ministre de cette campagne de sensibilisation?
  • Peut-on faire une sorte de bilan de cette dernière?
  • Dispose-t-il de données chiffrées à ce sujet?
  • Combien de sites ont été concernés par cette campagne?
  • Combien de sacs réutilisables ont été distribués?
  • Sur quelle base les sites participant à l’action ont-ils été choisis?
  • A-t-on constaté une amélioration sur les sites concernés depuis la fin de cette campagne de sensibilisation?
  • La campagne intitulée « Tous ensemble, relevons le défi des bulles propres » est-elle amenée à se répéter dans l’espace et dans le temps?

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Réponse de M. Philippe Henry, Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire et de la Mobilité.

L’action de sensibilisation IDEPP (anciennement IDEA Propreté Publique) / Fost Plus « Tous ensemble, relevons le défi des bulles propres » est inscrite dans un plan de communication locale.

Cette action a été annoncée aux citoyens via la presse locale et a pour objectif l’accompagnement des citoyens, lors du dépôt du verre dans les bulles, en rappelant les règles de tri et surtout en sensibilisent le citoyen à la propreté autour des bulles à verre. Lors de cette action, un « leaflet » explicatif reprenant les consignes de tri du verre ainsi qu’un sac de transport de verre gratuit ont été remis aux citoyens.

Comme l’honorable membre l’a déjà signalé dans sa question, la campagne a été menée du 21 mai au 25 juin 2011 (stewards présents de 13h à 17h) durant six samedis. Elle a été réalisée sur 28 sites de bulles à verre. Un site par commune (excepté pour Mons et La Louvière où trois sites on été sélectionnés car les densités de population sont plus élevées) a été sélectionné sur base des quantités d’apports de verre et donc de leur taux de fréquentation, ainsi que sur base des quantités de dépôts sauvages. Pour les communes les plus rurales, le choix s’est porté sur les bulles à verre du parc à conteneurs pour toucher un maximum de personnes durant l’action. Concernant les résultats quantitatifs de l’action enregistrés, et sur base du rapport réalisé par les stewards, 1.801 visiteurs ont été touchés, 2.111 sac ont été distribués et 1.831 « leaflet » ont été distribués.

D’un point de vue qualitatif, le citoyen à fait part de réactions positives. Les citoyens ont fait quelques demandes pour renouveler l’action qu’ils jugent positive. Le sac a été très apprécié. Il y a eu globalement plus de visiteurs sur les parcs à conteneur par rapport aux bulles à verre.

De manière globale, sur base des résultats des contrôles réalisés par Fost Plus sur l’ensemble du réseau de bulles à verre d’IDEPP, le pourcentage de sites sales est passé de 58 % en 2010 (moyenne des 4 contrôles) à 40 % en 2011 (moyenne des 3 premiers contrôles).

Il est de la volonté d’IDEPP et de Fost Plus de continuer à sensibiliser les citoyens à la propreté autour des bulles à verre et de réitérer ce type d’actions dans le futur. A noter finalement qu’une campagne équivalente a été menée par l’IBW en 2010 et 2011.

Je ne puis que me réjouir de ce type d’initiatives qui s’inscrivent dans les lignes de force régionales en matière de propreté.

Avant une soirée festive qui s’est tenue à l’ICET, à Herseaux, l’ensemble du personnel des écoles communales de Mouscron était invité à la traditionnelle présentation des vœux de l’Instruction publique, ce vendredi 13 janvier 2012, à l’hôtel de ville de Mouscron.

C’est le bourgmestre de Mouscron Alfred Gadenne qui a été le premier à prendre la parole, dans la salle des Mariages de l’hôtel de ville. Rappelant que l’enseignement constituait le plus important département de l’administration mouscronnoise, le maïeur n’a pas pu cacher son admiration pour le travail réalisé tout au long de l’année par le personnel des écoles communales, les enseignants en tête.

Maureen Bothuyne, directrice de l’Académie des Beaux-Arts de Mouscron, a elle aussi mis en exergue le courage de ces enseignants qui doivent sans cesse s’adapter.

Michel Franceus, échevin mouscronnois de la Culture, a lui tenu à féliciter l’Académie, dont le nombre d’élèves est en constante augmentation.

Échevine de l’Instruction publique, Annick Saudoyer était évidemment la principale intervenante de cette cérémonie de présentation des vœux. Mme Saudoyer a commencé son discours par une citation de Jules Lemaître : « Le bonheur est si fragile qu’on risque de le perdre rien qu’en parlant ».

L’année 2011, qui vient de se terminer, c’était un peu son bonheur à elle. La députée-échevine s’est déclarée enchantée de tout ce qui avait été réalisé et concrétisé dans les différentes écoles de l’entité.

Annick Saudoyer a toutefois ajouté qu’il restait des choses à faire, des projets à boucler. Comme la concrétisation de la future école des Sports, qui doit être construite sur le site du Futurosport et qui devrait ouvrir ses portes à l’horizon 2015.

Le déménagement du garage des ateliers communaux de la rue Cotonnière (qui réjouit tout le monde du côté du Centre éducatif européen), la sérénité retrouvée à l’ICET après les dégâts causés par l’affaire Slimani (l’établissement secondaire a connu une augmentation de 7 % des inscriptions lors de la dernière rentrée), l’engagement d’une puéricultrice « volante » ou les projets à venir dans les prochains mois ont également été évoqués.

Les élections communales étant fixées en octobre 2012, Annick Saudoyer a terminé son discours en indiquant qu’elle n’allait peut-être plus être l’échevine des enseignants lors de la présentation des vœux de l’an prochain. « Seul l’avenir nous le dira. Mais où que je sois et quoi que je fasse, je ne pourrais pas m’empêcher d’avoir une grosse pensée pour vous », a confié l’échevine à l’ensemble du personnel des écoles communales, une pointe d’émotion dans la voix.

Avant le traditionnel verre de l’amitié, c’est le directeur de l’ICET Alain Verlinden qui s’est chargé des dernières paroles de la soirée. Remerciant les autorités pour leur appui et les aides en tout genre, M. Verlinden a admis que le métier d’enseignant devenait de plus en plus difficile au fil des ans, sans oublier toutefois qu’il pouvait aussi apporter de très belles satisfactions.

Voici la question écrite posée à Mme Eliane Tillieux, Ministre de la Santé, de l’Action sociale et de l’Egalité des chances, sur « les balises sonores pour personnes malvoyantes ». Vous trouverez également la réponse écrite de la Ministre Tillieux.

Il y a quelques semaines, un projet assez original et surtout très intéressant a été lancé au sein de la gare de Namur. Destiné aux personnes malvoyantes, celui-ci permet aux personnes souffrant de ce handicap de pouvoir s’orienter facilement au sein de l’établissement.

Où se trouvent les toilettes ou les guichets ? Où aller si on veut se rendre dans telle ou telle ville ? Où sont les accès aux quais ? Il n’est pas toujours évident de retrouver son chemin dans les coins et recoins d’une gare. Si ces lieux sont déjà complexes à la base, ils le sont encore plus pour les personnes aveugles et malvoyantes.

A la gare de Namur, grâce à un projet pilote lancé par les Facultés universitaires de Namur, les aveugles ont désormais beaucoup moins de difficultés pour se diriger. Le bâtiment s’est en effet doté de toute une série de balises audio que les personnes déficientes visuelles peuvent activer très facilement, via une télécommande ou un smartphone.

Ces balises, semblables à de petits haut-parleurs, envoient une sorte d’itinéraire précis à l’aveugle. Elles agissent comme des points d’information qui se relaient au fil du trajet de la personne afin d’envoyer cette dernière au bon endroit, au bon quai. A Namur, ces balises seront un complément idéal aux dalles de guidage au sol, dites podotactiles.

Le projet doit apparemment être évalué ce mois-ci. Si l’expérience s’avère concluante, surtout pour la douzaine de personnes aveugles détenant une télécommande afin de tester le système, le concept en question pourrait être étendu à d’autres gares. A terme, il pourrait même se développer au sein des villes, au niveau des bâtiments publics, arrêts de bus, bibliothèques, etc. Plus de 10.000 feux de signalisation sont par exemple déjà équipés d’un système similaire dans la ville de Paris.

Voici mes questions:

  • Que pense Madame la Ministre de ce type de projet ?
  • Le soutient-elle ?
  • Est-ce une première en Belgique ?
  • Les services de Madame la Ministre sont-ils déjà prêts à donner une sorte de bilan par rapport à l’expérience vécue en gare de Namur ?
  • En cas d’expérience positive, le projet sera-t-il bien développé dans d’autres gares ?
  • Quel est le coût d’un tel dispositif ?
  • On a parlé des dalles de guidage au sol. En trouve-t-on dans toutes les gares de la Région wallonne ?
  • A l’exception de ces dalles, les gares offrent-elles d’autres aides destinées aux personnes déficientes visuelles ?

Réponse de Mme Eliane Tillieux, Ministre de la Santé, de l’Action sociale et de l’Egalité des chances.

Je me réjouis de cette initiative unique en Wallonie et en Belgique qui permet à des personnes malvoyantes de se guider au sein de la gare de Namur via un système de balise sonore.

Cette innovation technologique permet aux personnes malvoyantes d’être davantage autonomes et constitue à mes yeux un premier élément de concrétisation de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées qui stipule en son article 9 que les Etats parties s’engagent à : « Faire mettre en place dans les bâtiments et autres installations ouverts au public une signalisation en braille et sous des formes faciles à lire et à comprendre ».

L’évaluation de ce projet ne m’a pas encore été communiquée.

Quant au développement du projet dans d’autres gares, si l’évaluation est positive, il va de soi que je soutiendrai vivement mon collègue en charge de cette matière à savoir le ministre de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de la mobilité.

Quant aux autres questions relatives aux dalles de guidage au sol et aux autres aides destinées aux personnes déficientes visuelles, je ne peux qu’inviter l’honorable Membre à les adresser à mon collègue en charge de l’aménagement du territoire.

Voici la question écrite posée à M. Paul Furlan, Ministre des Pouvoirs locaux et de la Ville, concernant « les accompagnateurs de randonnée ». Vous trouverez également la réponse du Ministre Furlan.

J’ai récemment découvert qu’il était possible d’obtenir un brevet pour devenir accompagnateur professionnel de randonnées.

Les éventuels candidats à ce poste, généralement de véritables passionnés de promenades évidemment, doivent ainsi s’inscrire à des formations dispensées par le CFAR ou « Centre de formation pour accompagnateurs en randonnée ». Il s’agit d’une association touristique reconnue par le Commissariat général au tourisme.

Le programme en question, établi sur deux années de cours et de stages divers et variés, permet d’obtenir un brevet délivré par l‘IFAPME, ou Institut wallon de formation en alternance des indépendants et des petites et moyennes entreprises.

Les matières dispensées sont notamment l’orientation, la gestion de groupe et la sécurité, mais on y discute aussi d’environnement naturel, juridique et économique de la randonnée. Des notions de médecine et de survie sont également dispensées.

Après avoir obtenu ce brevet, le candidat peut apparemment être reconnu « guide touristique » par le Département wallon du tourisme. La prochaine session pour devenir accompagnateur de randonnées débutera en septembre 2011.

Mes questions sont les suivantes:

  • Quel est le succès de ce type de formation ?
  • Les éventuels candidats au brevet délivré par l’IFAPME sont-ils nombreux ?
  • Quel est le coût de cette formation ?
  • Combien trouve-t-on actuellement d’accompagnateurs de randonnées au sein du CFAR ?
  • Dans quelle région se situent-ils ?
  • En quoi consiste précisément la fonction d’accompagnateur de randos ?
  • Après avoir obtenu le brevet suite aux formations dispensé par le CFAR, l’accompagnateur de randonnées peut éventuellement être reconnu en tant que « guide touristique » par le Département wallon du tourisme. Que doit faire un accompagnateur pour y arriver ?
  • Les guides touristiques ayant suivi ce chemin sont-ils nombreux ?

 

Réponse de M. Paul Furlan, Ministre des Pouvoirs locaux et de la Ville.

Mon administration reconnaît effectivement des guides touristiques, sur base d’une circulaire ministérielle identifiant sept catégories de guides, dont les accompagnateurs en randonnée.

Pour être reconnu comme guide accompagnateur en randonnées, le candidat doit être titulaire d’un diplôme de guide accompagnateur en randonnée homologué par la Communauté française, ou d’un titre européen équivalent. Il doit en outre prouver qu’il a une expérience de guidage de trois années dans cette catégorie, en fournissant des attestations. Celles-ci doivent émaner d’un organisme touristique ou d’une attraction touristique reconnu par le Commissariat général au Tourisme, ou d’un professionnel du tourisme, autocariste, agence de voyage ou organisme offrant de manière récurrente des prestations de tourisme culturel ou environnemental, ou encore des associations professionnelles concernées. Chaque dossier est examiné pour avis par le Comité technique des Guides touristiques, et soumis à la signature du Commissaire général au Tourisme qui octroie la reconnaissance.

A ce jour, 19 guides accompagnateurs en randonnée ont été reconnus.

Mon administration prépare actuellement un avant-projet de décret et un projet d’arrêté portant sur la reconnaissance des guides touristiques.

En ce qui concerne la formation donnée à ces candidats-guides, il conviendrait d’interroger le Centre de Formation pour Accompagnateurs en Randonnée, qui en a la compétence.


Les riverains habitant à proximité de la Petite Espierre, cours d’eau situé dans la région de Mouscron, sont particulièrement inquiets. Il n’est pas rare, en effet, de voir l’eau du ruisseau prendre des teintes très spéciales. L’origine de cette pollution semble difficile à déterminer. Mais y a-t-il un danger quelconque pour l’homme? Voici la question écrite posée à M. Philippe Henry, Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire et de la Mobilité, sur « la pollution de la Petite Espierre ». Vous trouverez également la réponse écrite de M. Henry.

 

 

La Petite Espierre est un cours d’eau situé dans la région de Mouscron. Le début de cet automne a été marqué par une pollution spectaculaire durant laquelle l’eau a pris des couleurs particulières. 

 Ce n’est pas la première fois que cette rivière est victime de ce genre de pollution dont l’origine semble difficile à déterminer. 

 Monsieur le Ministre est-il au courant de ce problème récurrent de pollution? Le service « SOS Pollution » a-t-il été appelé régulièrement  au sujet de la Petite Espierre ces dernières années? Des analyses ont, encore récemment, été réalisées par la Police de l’environnement. Les résultats sont-ils connus? Les pollutions constatées sont-elles dangereuses pour la santé des riverains et pour la biodiversité? Une enquête a-t-elle été ouverte afin de déterminer l’origine de ces pollutions? Quelles sont les difficultés auxquelles on peut être confronté, dans ce type de situation, pour trouver le pollueur? Que risque celui qui viendrait à se révéler être le responsable de ce genre de pollution?  

19 octobre 2011

16 octobre 2011

Réponse de M. Philippe Henry, Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire et de la Mobilité.  

Il ressort des données disponibles au sein du Département de la Police et des Contrôles de Mons que cette rivière fait l’objet de plaintes régulières depuis octobre dernier. 

Les colorations de l’eau semblent survenir principalement vers la fin de journée. 

La Petite Espierre collecte les eaux résiduaires urbaines d’une partie de la Ville de Mouscron. Les eaux usées industrielles provenant du zoning se déversent quelques dizaines de mètres en aval des lieux de constats. 

 En ce qui concerne l’impact environnemental de cette pollution, mes services estiment qu’il est limité. En effet, ces eaux sont reprises par la station d’épuration d’Ipalle, située en aval sur la rivière. Ipalle n’a pas remarqué de coloration spéciale au niveau des eaux entrantes dans la station. Ceci peut s’expliquer par le faible débit de l’eau aux lieux de constats et la forte dilution suite à l’apport des eaux usées du zoning en aval. 

Des contacts sont pris par mes services avec le plaignant afin d’identifier l’origine précise de cette pollution, mais vu la situation, il sera difficile de remonter à sa source. 

Le Département de la Police et des Contrôles n’a pas encore fait de nouvelles analyses en cette affaire. 

Je me permets d’informer que lorsqu’une infraction à la législation environnementale est constatée, l’auteur de l’infraction peut encourir soit une peine pénale soit une amende administrative. 

J’ai le plaisir d’informer qu’un conseiller en Environnement de la Ville de Mouscron se tient à disposition pour tout constat utile. 

Enfin, une pollution semblable s’était déjà présentée au même endroit voici quelques années. L’enquête avait conclu à la présence de peinture provenant probablement de travaux de rénovation d’habitation située en ville. 

 

Les chauves-souris font partie des mammifères les plus menacés. Après avoir subi les attaques des hommes suite aux légendes qui circulaient à leur égard, ces animaux très utiles souffrent de la dégradation de leur terrain de chasse et de l’utilisation des pesticides. La ville de Neufchâteau a cependant prouvé récemment qu’il existait des solutions pour lutter contre ce phénomène. Voici la question écrite posée à M. Benoît Lutgen, Ministre des Travaux publics, de l’Agriculture, de la Ruralité, de la Nature, de la Forêt et du Patrimoine, sur « les chauves-souris ». Vous trouverez également la réponse écrite de M. Lutgen.

 

 

Ce n’est pas une surprise, les chauves-souris se trouvent parmi les mammifères les plus menacés.

Les chauves-souris sont pourtant des animaux très utiles et représentent un maillon essentiel de l’équilibre écologique. Chaque été, ils peuvent ainsi manger jusqu’à 3.000 insectes !

Il y a plusieurs années, ces petits mammifères ont d’abord subi les attaques directes de l’homme suite aux légendes qui circulaient à leur égard. Aujourd’hui, en plus de voir leur terrain de chasse se dégrader du fait de l’urbanisation des campagnes et de l’arrachage des haies, les chauves-souris souffrent de l’utilisation massive de pesticides.

La ville de Neufchâteau a décidé de réagir à ce phénomène. La commune a ainsi acheté une ancienne ardoisière se situant à Warmifontaine. A l’abandon depuis une cinquantaine d’années, l’ardoisière abriterait de nombreuses chauves-souris. Des membres de l’ASBL « Natagora » se sont ainsi chargés de condamner l’entrée de la cavité afin de préserver la tranquillité des lieux et de laisser les chauves-souris hiberner en paix.

  • Existe-t-il de nombreux autres « lieux » de ce genre, qui ont été spécialement aménagés pour n’accueillir que les chauves-souris ?
  • L’efficacité de ces endroits est-elle prouvée ?
  • Voit-on la population de ces mammifères se multiplier lorsqu’une telle réserve leur est consacrée ?
  • Prévoit-on d’aménager prochainement d’autres sites comme cela a pu être fait à Warmifontaine ?

  

Réponse de M. Benoît Lutgen, Ministre des Travaux publics, de l’Agriculture, de la Ruralité, de la Nature, de la Forêt et du Patrimoine.

En ce qui concerne la protection des gîtes des chauves-souris, l’action du Service public de Wallonie porte sur deux volets :

O les gîtes d’estivage ;
O les gîtes d’hivernage.

L’opération « combles et clochers » menée par le Département de la Nature et des Forêts en collaboration étroite avec les 130 communes participantes a permis l’aménagement de quelques 1250 combles favorables à la présence des chauves-souris.

En ce qui concerne les gîtes d’hivernage, à ce jour, 72 sites sont classés comme cavités souterraines d’intérêt scientifique, auxquels s’ajoutent les 68 milieux souterrains gérés en Réserves Naturelles Domaniales par le Département de la Nature et des Forêts. Ces 140 gîtes d’hivernage ont été aménagés en faveur des chauves-souris et forment un réseau nécessaire au maintien de celles-ci.

Au cours des dernières années, les investissements en matière d’aménagements de ces cavités protégées s’élèvent à près de 320.000 euros.

Les mesures d’aménagement et la gestion stricte de l’accès à ces cavités portent leurs fruits. Les premiers résultats montrent une évolution positive des populations de certaines espèces. A terme, le redéploiement géographique d’espèces sensibles, ayant jusqu’ici fortement régressées à l’échelle du territoire, est attendu.

Très symptomatique est également le changement de comportement observé. Ainsi, dans certains sites, on a pu observer que quelques espèces emblématiques comme le grand rhinolophe, le grand murin et le vespertilion à moustaches se rassemblent à nouveau, formant des groupes compacts, signe d’une confiance retrouvée vis-à-vis des sites. Les groupes peuvent compter jusqu’à plusieurs dizaines d’individus. L’absence de toute perturbation a rendu ces sites très attractifs pour les populations locales de ces espèces et, bien au-delà, pour des individus qui parcourent jusqu’à plusieurs dizaines de kilomètres pour trouver un gîte d’hivernage de grande qualité.

En modifiant leur comportement et en retrouvant un esprit grégaire naturel, ces espèces nous démontrent que les mesures prises en leur faveur ces 25 dernières années leur ont été favorables.

Le Département de la Nature et des Forêts compte bien entendu poursuivre le travail de classement et d’aménagement des milieux souterrains présentant un intérêt pour les chauves-souris.

 

 

Voici la question  écrite posée à Mme Marie-Dominique Simonet, Ministre de l’Enseignement obligatoire et de Promotion sociale, intitulée « Programme ‘Bataille des livres’ ». Vous trouverez également la réponse écrite de Madame Simonet.


On ne cesse malheureusement de le répéter, nos jeunes délaissent de plus en plus souvent les livres au profit de la télévision, de l’ordinateur ou des consoles de jeux.

Les institutrices le ressentent fortement, les enfants éprouvent de réelles difficultés dans leurs lectures, ils ne parviennent plus à écrire la moindre phrase sans faire de faute d’orthographe et leur vocabulaire s’appauvrit fortement.

Il existe évidemment, et c’est tant mieux, toutes sortes d’initiatives pour redonner aux jeunes le goût de la lecture. Je souhaite par exemple évoquer ici le programme « Bataille des livres ». Venu tout droit de Suisse et développé en Communauté française depuis 2005, ce projet se traduit par une sorte de concours interclasses sur base d’un questionnaire portant sur une trentaine de romans de jeunesse, on joue donc sur la compétition pour exacerber la motivation des jeunes lecteurs.

Lors de la première édition, une quinzaine de classes issues de 11 écoles différentes ont pris part à l’activité. Le nombre de participants a ensuite pas mal augmenté au fil des ans.

  • Qu’en était-il pour cette édition 2010-2011 ?
  • Combien d’élèves, de classes et d’écoles y ont participé ?
  • Le concours a-t-il évolué depuis la première édition ?
  • Madame la Ministre, ce type de programme a-t-il un réel impact sur le niveau de lecture et d’écriture des élèves ?
  • Comment les écoles peuvent-elles s’inscrire à ce type de concours ?
  • L’une ou l’autre publicité est-elle réalisée au sein des établissements scolaires pour les inviter à prendre part à ce programme annuel ?
  • Le nombre de participants est-il limité ?
  • La Communauté française soutient-elle cette opération financièrement ?


Réponse de Mme Marie-Dominique Simonet, Ministre de l’Enseignement obligatoire et de Promotion sociale.

Cette initiative de promotion de la lecture pour les élèves de 8 à 12 ans s’étend sur une année scolaire. Née en 1997 en Suisse, la Bataille des livres est une activité de lecture plaisir qui se déroule actuellement dans 8 pays (Belgique, Burkina Faso, Canada, France, Haïti, Rwanda, Sénégal, Suisse). Cette année, elle fête sa 14ème édition et est organisée pour la 6ème fois en Communauté française.

Elle met ainsi en compétition des écoles issues des quatre coins de la Francophonie. Les écoles qualifiées se rencontrent lors d’une demi-finale publique à la Foire du Livre de Bruxelles et, en finale, via Internet, au Salon du Livre de Genève.

Elle a pour objectifs de :

  • Stimuler et développer le plaisir de lire chez les enfants de 8 à 12 ans ;
  • Fournir aux participants une sélection variée de romans francophones d’Europe, d’Afrique et du Canada ;
  • Offrir une ouverture sur le monde (réflexion, connaissance, tolérance) par la lecture ;
  • Favoriser les échanges culturels entre les clases des différents pays participants ;
  • Rapprocher les lecteurs des auteurs (ateliers d’écriture, rencontres, correspondance).

Pour la Communauté française, la « Bataille des livres » est organisée par la Cellule Culture-Enseignement. La promotion de cette initiative est assurée par divers moyens :

  • Une circulaire est envoyée aux établissements scolaires les invitant à s’inscrire ;
  • Le site enseignement.be y fait référence ;
  • Plusieurs pages web de la Cellule Culture-Enseignement lui sont consacrées et renvoient au site http://www.bataille-des-livres.ch initiateur du projet.

Pour l’édition 2010-2011, 122 écoles représentées par 239 classes soit plus de 5.000 élèves se sont inscrites en Communauté française.

Il est indéniable que de telles initiatives ont un impact sur les compétences en lecture et en écriture de nos élèves. Les objectifs poursuivis sont avant tout de faire de la lecture un plaisir mais il est évident que plus on éprouve un plaisir à lire plus on lit. Meilleures deviennent nos compétences car elles sont exercées, ce qui renforce le plaisir de lire. La boucle est ainsi bouclée.

Se posera alors la question de la généralisation. Pourquoi ne pas y faire participer tous les élèves puisque les effets sont bénéfiques. Nous retomberions dans ce cas dans une obligation. Or, l’obligation tue le plaisir. Il faut faire confiance aux enseignants qui en choisissant telle ou telle approche répondent aux besoins de leurs élèves.

Les papillons sont des animaux en voie de disparition dans nos jardins. Tandis que certaines espèces sont clairement menacées, d’autres appartiennent déjà au passé. L’opération  « Devine, qui papillonne au jardin » mise sur pied par l’association de protection de la nature « Natagora » permet d’en savoir plus sur cet inquiétant phénomène. Voici la question écrite posée à M. Benoît Lutgen, Ministre des Travaux publics, de l’Agriculture, de la Ruralité, de la Nature, de la Forêt et du Patrimoine, sur « la situation des papillons en Wallonie ». Vous trouverez également la réponse écrite de M. Lutgen.

 

Comme chaque année depuis cinq ans, l’association de protection de la nature « Natagora » a mis sur pied l’action intitulée « Devine, qui papillonne au jardin ? » le week-end des 6 et 7 août 2011.

Le but de cette opération est d’inviter les citoyens à compter et si possible à identifier les différents papillons qui s’aventurent dans leur jardin tout un week-end. L’occasion de s’émerveiller devant ce beau spectacle proposé par dame Nature tout en contribuant à l’étude de ces insectes.

Les papillons étant de précieux indicateurs de la qualité de notre environnement, cette action ne manque pas d’intérêt. D’autant plus que près de la moitié des espèces de papillons recensées en Wallonie sont menacées d’extinction. Une vingtaine d’espèces ont par ailleurs déjà disparu au cours des dernières années.

Le site internet de l’association « Natagora » indique que 8.476 papillons ont été recensés au cours de ce week-end spécial, dans 1.011 jardins différents. En moyenne, les observateurs ont pu compter 8,4 papillons par jardin.

Mes questions sont les suivantes :

  • Qu’inspirent ces résultats à Monsieur le Ministre ?
  • Quelle est leur évolution par rapport aux précédentes années ?
  • La majorité des espèces de papillons du pays sont menacées à des degrés divers. Monsieur le Ministre confirme-t-il cette situation ?
  • Quelles sont les principales causes de la disparition de ces insectes ?
  • Des mesures ont-elles été prises, ces dernières années, pour enrayer le phénomène ? Avec quels résultats ?
  • D’autres actions sont-elles envisagées par vos services à l’avenir ?

 

Réponse de M. Benoît Lutgen, Ministre des Travaux publics, de l’Agriculture, de la Ruralité, de la Nature, de la Forêt et du Patrimoine.

L’opération de « Natagora » a essentiellement pour but de sensibiliser les citoyens à la découverte des papillons et à contribuer à leur sauvegarde dans les jardins.

Du point de vue scientifique, les résultats d’un tel recensement sont difficilement exploitables (détermination des espèces par des personnes non averties, conditions météorologiques variables, etc.).

Le monitoring scientifique des papillons est coordonné en Wallonie par le Département de l’Etude du Milieu naturel et agricole de la Direction générale de l’Agriculture, des Ressources naturelles et de l’Environnement selon des méthodes rigoureuses de collecte et d’analyse statistique des données. Les résultats sont disponibles sur le site internet « biodiversite.wallonie.be ».


Depuis de nombreuses années, des mesures sont prises en Wallonie afin d’inverser la tendance et de maintenir ou recréer des biotopes favorables aux papillons :

  • création et gestion des réserves naturelles ;
  • plusieurs mesures du nouveau Code forestier (lisières et gestion en bord de cours d’eau), de la circulaire visant à favoriser la biodiversité en forêt (promotion des clairières et l’élargissement des lisières internes) ;
  • Natura 2000 ;
  • les mesures agri-environnementales visant à favoriser les haies, les vergers, les prairies à haute valeur biologique ainsi que les bandes fleuries ;
  • l’opération fauchage tardif des bords de routes et la mise en œuvre du plan MAYA dans les communes.

En outre, la Wallonie soutient, pour 3,5 millions d’euros, un projet LIFE consacré spécifiquement à la sauvegarde de 3 espèces de papillons menacés et de leurs habitats. Tous les autres projets LIFE soutenus par la Wallonie (une vingtaine) ont eu également un impact favorable sur des milieux que plusieurs espèces de papillons menacés affectionnent, en particulier les milieux tourbeux et les fonds de vallées humides.

 

 

Voici la question écrite posée à Mme Marie-Dominique Simonet, Ministre de l’Enseignement obligatoire et de Promotion sociale, intitulée « Opération de découverte des saveurs lancée à l’intention des élèves de première primaire ». Vous trouverez également la réponse écrite de Madame Simonet.

Les frites, hamburgers, pizzas, pittas et autres mets pas toujours recommandés, les enfants en raffolent. Savent-ils seulement que nos magasins et autres marchés regorgent d’aliments divers et variés bien plus sains ?

Le mardi 5 avril prochain, des centaines d’élèves de première primaire auront l’occasion de participer à une action un peu particulière: la découverte des saveurs. Cette opération s’inscrit dans le cadre de la sensibilisation des enfants à une approche positive de l’alimentation saine.

Organisée en différents ateliers, cette journée spéciale aura pour objectifs d’initier les élèves au goût et aux saveurs afin de développer la notion de plaisir dans l’acte de manger, de les informer sur l’histoire et la provenance géographique des aliments et de les sensibiliser au rapport alimentation/santé.

Ce sont évidemment des produits locaux et saisonniers qui seront privilégiés dans le cadre de cette activité.

Soutenue par l’association de professionnels de la restauration de qualité « Euro-Toques », l’action se déroulera dans douze écoles hôtelières se situant dans l’ensemble de la Communauté française.

Madame la Ministre, mes questions sont les suivantes :

  • Combien d’enfants auront l’occasion de prendre part à cette activité ?
  • A-t-on fait la publicité de l’action dans l’ensemble des écoles ?
  • Douze écoles hôtelières participeront à l’action, leur découpage géographique permet-il de satisfaire un maximum d’écoles ?
  • En cas de succès, l’opération est-elle amenée à se répéter ?

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Réponse de Mme Marie-Dominique Simonet, Ministre de l’Enseignement obligatoire et de Promotion sociale.

Différentes études constatent que de plus en plus de familles font appel pour différentes raisons à des plats préparés dont les qualités gustatives sont lissées pour plaire au plus grand nombre effaçant de ce fait ce qui fait la spécificité d’une cuisine variée et originale.

L’opération « Découverte des saveurs » a pour objectif de proposer aux élèves de 1ère primaire de redécouvrir des saveurs parfois oubliées et qui font partie d’un véritable patrimoine olfactif, gustatif et culinaire. Ce projet fait partie du plan de promotion des attitudes saines développé par le Gouvernement de la Communauté Française depuis 6 ans en collaboration avec les cabinets des Ministres Demotte, Laanan et Nollet.

Il a pour objectif de faire prendre conscience aux élèves de 1ère primaire que la mauvaise alimentation n’est pas une fatalité et qu’il est possible de développer facilement de bonnes habitudes alimentaires. Pour les écoles qui ont répondu à l’appel à projets, 1.080 élèves ont été inscrits.

Mais le projet va au-delà de cet objectif car il fait également référence à des notions de traçabilité des aliments en sensibilisant les enfants à la consommation de produits de proximité et de saison et en leur faisant prendre conscience de la provenance des aliments. Non, le lait ne vient pas de cartons ou de bouteilles mais bien du pi de la vache, les poissons ne sont pas rectangulaires et les carottes ne poussent pas dans les supermarchés.

Ce projet fait aussi référence au rapport intime qu’il y a entre alimentation et santé : bien manger aide à avoir une bonne santé et des gestes simples permettent aux enfants de s’en rendre compte par eux-mêmes.

L’information relative à ce projet qui s’adresse à toutes les écoles primaires ordinaires et spécialisées s’est faite via une circulaire d’information en date du 14 février (n°3458) de manière à donner le temps aux écoles de s’organiser dans les meilleures conditions pour l’intégrer dans le vécu de la classe ou de l’école.

Quant à la question de savoir si la répartition géographique des écoles d’hôtellerie, partenaires du projet, a empêché des écoles fondamentales d’y participer, aucune remarque dans ce sens n’a été adressée au service de l’Administration en charge du suivi.

Ces journées sont situées dans les villes et communes suivantes : Ath, Anderlecht, Ciney, Fleurus, Libramont, Liège, Namur, Saint-Ghislain, Heusy, Tournai, Virton et Wavre. L’énumération de ces localisations fait ressortir la prise en compte d’une répartition géographique objective dans le choix des établissements retenus afin d’assurer la satisfaction d’un maximum d’écoles. Le succès de cette opération prouve que cette initiative répond à une demande importante de la part du milieu scolaire. Le website « Manger Bouger » (www.mangerbouger.be) nous montre que de nombreuses initiatives ont vu le jour au sein des écoles. Cela va dans le sens d’une meilleure éducation alimentaire.

Il est impossible à l’heure actuelle de parler de reconduction du projet pour l’an prochain. En effet, le plan de promotion des attitudes saines fait l’objet d’une refonte qui tient compte de l’expérience du passé à travers les différents projets mis en place par les différents Ministres compétents. Certains aspects de ce plan seront certainement maintenus mais d’autres devraient disparaître.

Ces choix seront effectués prochainement sachant qu’il est fondamental de continuer à sensibiliser les enfants et les familles sur l’importance d’avoir une alimentation saine et équilibrée en parallèle avec une pratique sportive suffisante afin de répondre aux besoins physiques des jeunes.