Vous souvenez-vous de la « délicieuse » période des examens, durant votre jeunesse, alors que vous étiez encore étudiant ? Interrogée par un journaliste, la députée-échevine Annick Saudoyer a accepté de revenir quelques années en arrière et d’évoquer ses souvenirs…
Nous gardons tous des souvenirs, tantôt agréables, tantôt douloureux, de nos périodes de blocus et d’examen. Chaque année, au mois de juin, c’était pareil. Pendant que les copains profitaient tous des doux rayons du soleil, c’est du moins l’impression que nous avions, nous restions enfermés des heures et des heures dans notre chambre pour réviser encore et toujours. Combien de soirées inoubliables ont été manquées parce qu’il fallait étudier ?
La bloque, c’est une chose. L’examen en lui-même en est une autre. Et là aussi, ce sont souvent des instants difficiles qui reviennent à la surface. Qui n’a pas eu de trou noir au pire des moments ? Qui n’a pas fait une bourde monumentale en plein examen oral ? Qui n’a pas passé des heures sur une question, à l’écrit, avant d’apprendre de la bouche de ses camarades de classe qu’il avait fait fausse route ?
Oui, la fameuse période des examens est généralement une étape délicate. Mais c’est aussi un passage très important, qui fait le sel de la vie. Et c’est toujours avec plaisir et moult anecdotes qu’on y repense quelques années plus tard.
Après avoir suivi ses études primaires à l’école communale du Mont-à-Leux et bouclé ses secondaires à l’Athénée Royal de Mouscron, Annick Saudoyer a obtenu sa licence en éducation physique à l’ULB en 1985. Un quart de siècle plus tard, celle qui est désormais députée mais aussi surtout échevine mouscronnoise de l’Instruction publique se souvient bien de ces dernières semaines studieuses qui caractérisaient la fin de chaque année scolaire.
A l’invitation d’un journaliste qui souhaitait interroger plusieurs personnalités locales sur leurs examens, Annick Saudoyer s’est ainsi penchées sur ses bons et mauvais souvenirs, mais aussi sur sa méthode de travail.
Au rayon des bons souvenirs, la licenciée en éducation physique se souvient surtout du cours d’anatomie. « Une matière ingrate, certes, mais qui était bien présentée par le professeur. J’ai eu un 18,5/20 », se rappelle-t-elle, non sans une certaine fierté.
S’il ne s’agit pas vraiment d’un mauvais souvenir, Mme Saudoyer se souvient d’un prof en particulier. « En première candi, le professeur de chimie m’avait impressionné. Il s’appelait Patriarche et avait vraiment l’air d’un patriarche avec une grosse voix. Son examen se déroulait en deux parties : si on réussissait l’écrit, on ne passait pas l’oral. J’ai réussi l’écrit et j’avoue avoir poussé un OUF de soulagement », sourit-elle.
Si elle se rendait à ses différentes épreuves assez confiante, la députée-échevine n’oublie pas qu’elle connaissait malgré tout le stress à deux moments : « au début du blocus, quand je voyais la pile de matière à réviser, et la veille de l’examen, avec l’impression de m’embrouiller et de ne plus connaître la matière », s’exclame-t-elle.
Si elle n’a pas encore commencé partout, la période des examens de cette année scolaire 2010-2011 se rapproche à grands pas dans la plupart des établissements scolaires. Si vous êtes en plein blocus et que vous ne savez pas comment vous organiser, la méthode suivie à l’époque par Annick Saudoyer pourra peut-être vous intéresser. « J’organisais mon blocus : autant de jours pour tel cours, autant d’heures pour tel chapitre du cours, etc. Et j’avais déjà sur une feuille le résumé du cours, dont je partais pour ensuite aller vers les détails, chapitre par chapitre », précise-t-elle.
Que de souvenirs en effet ! Si elle repense aujourd’hui à ces instants difficiles avec le sourire, Annick est bien heureuse d’avoir cette période derrière elle. Elle a donc une pensée émue envers les étudiants qui sont actuellement en plein blocus et leur souhaite bon courage. Et puis comme il y a 25 ans, la principale motivation des étudiants est toujours la même : après les examens, il y a les grandes vacances…
Le lien ci-dessus vous renvoie vers l’article publié dans l’édition mouscronnoise du journal « Nord Eclair » de ce mardi 7 juin 2011.

Contactez-moi