Annick Saudoyer, le site !

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Il faut le reconnaître, le dossier institutionnel et la problématique de BHV ne sont pas évidents à cerner. Même pour certains politiciens, expliquer la situation se révèle être très compliqué. Ce n’est pas le cas d’Annick Saudoyer qui, selon un journal local, s’en tire plutôt bien…

 

À la suite du fameux accord tombé dans la nuit de mercredi à jeudi après de longs mois sans gouvernement, un quotidien mouscronnois s’est livré à un petit jeu : demander aux personnalités politiques de la région d’expliquer de manière pédagogique l’épineux dossier institutionnel et la fameuse problématique de BHV. Le journal a dévoilé les résultats de son enquête sur son site Internet et dans son édition de ce vendredi 16 septembre 2011.

Si certaines personnalités politiques, notamment le député-bourgmestre de Mouscron, ont été pointées du doigt pour leurs lacunes dans leur connaissance du dossier, d’autres s’en sont plutôt bien tirées. Députée régionale mais aussi échevine mouscronnoise de l’Instruction publique, Annick Saudoyer a par exemple été classée, selon la journaliste chargée du dossier, dans la catégorie de ceux qui connaissent le sujet.

« Annick Saudoyer n’entre pas dans les détails quand elle explique BHV, d’autant qu’elle voit ce dossier comme essentiellement symbolique », a signalé la journaliste Elisabeth Jamart.

 Voici l’article tel qu’il est paru sur le site Internet du groupe de presse et en partie dans les éditions papier du journal en question :

« Cet accord apporte un véritable soulagement: si on était allés au clash, il n’y aurait plus eu de possibilité de marche arrière », commente la députée-échevine mouscronnoise.

« Cependant, cet accord n’est pour moi pas le plus important : BHV, c’est avant tout un dossier symbolique auquel tenaient absolument les Flamands mais pour moi, l’important, c’est le socio-économique auquel les négociateurs vont seulement s’atteler. Le socio-économique touche à la qualité de vie des gens, c’est ça l’important. Et à ce niveau, rien n’est encore gagné… ».

Ancienne préfète de l’Athénée de Mouscron, Annick Saudoyer va à l’essentiel pour parler de BHV : « Ça nous paraît complexe car nous ne sommes pas concernés, mais c’est simple. Il y a eu une scission (pour les flamands) et des compensations (pour les francophones). En gros, on a un arrondissement électoral flamand agrandi et six communes à facilités qui sont maintenues dans leurs droits. Il y a donc équilibre.

Deuxième point à retenir : les bourgmestres non nommés vont pouvoir être désignés par le conseil communal et demander leur nomination auprès du gouvernement flamand. Si celui-ci refuse, ils pourront introduire un recours auprès du Conseil d’État où siège une chambre bilingue. C’est un grand pas !

Troisième chose : on a réalisé une grande avancée dans le mode de fonctionnement du Sénat, on ne votera plus pour les sénateurs qui seront désignés par les entités fédérées. Ce sera le cas pour 50 sénateurs, les 10 autres seront cooptés. C’est important puisqu’on va bientôt discuter du transfert de compétences vers les Régions ».

Si Annick Saudoyer semble jongler avec cette matière, c’est aussi parce qu’en 2005, « lorsqu’on a failli avoir un accord sur BHV, j’étais députée fédérale et je siégeais en Commission de l’Intérieur de la Chambre. J’étais là lorsqu’à 5h du matin, les négociations ont capoté, déjà à cause du FDF… ».

En conclusion, Annick Saudoyer estime que « si on compare les négociations à un 400 mètres haies, on vient seulement de franchir la première haie… »

 

 

Voici la question écrite  posée le vendredi 27 mai 2011 à M. André Antoine, Ministre du Budget, des Finances, de l’Emploi, de la Formation et des Sports, concernant « la pénurie de bouchers ». Vous trouverez également la réponse du Ministre Antoine, datée du mercredi 31 août 2011.

 

 

Les métiers de bouche, je pense particulièrement aux fonctions de boucher ou de charcutier, traversent des moments difficiles. Chaque année, ils sont en effet de moins en moins nombreux dans le secteur.

 Les petits bouchers de quartier, qui ont pignon sur rue depuis des décennies parfois, ont de plus en plus de mal à nouer les deux bouts. Il y a quelques mois, j’ai notamment appris la fermeture d’une boucherie qui était installée à Tournai depuis deux générations.

 L’approche de la retraite, la concurrence des grandes surfaces ou encore les contrôles de plus en plus lourds de l’AFSCA sont quelques-unes des raisons qui poussent un boucher à remettre son tablier. Mais il faut bien avouer aussi que la profession est assez exigeante, tant au niveau de la masse de travail à accomplir qu’au niveau des horaires. Et de ce fait, il s’agit d’un secteur qui n’attire pas les jeunes ?

Si on ne veut pas voir disparaître tous nos petits bouchers et charcutiers, ces métiers ont absolument besoin d’être mis en valeur.

Monsieur le Ministre peut-il me dire :

  • S’il existe des formations permettant d’embrasser ce type de profession ?
  • Quel est leur succès ?
  • Des actions spécifiques sont-elles mises en place afin d’attirer les jeunes ?
  • Ces jeunes gens ont-ils généralement le niveau exigé par les employeurs ?

Les offres d’emploi et annonces faisant appel à des bouchers ou métiers similaires ne sont pas rares.

  • S’agit-il d’un secteur qui fait plutôt appel aux agences d’intérim ?
  • Les offres d’emploi proposées par le Forem et concernant ces métiers sont-elles nombreuses ?
  • Sont-elles toutes satisfaites ?

 

 

Réponse de M. André ANTOINE, Ministre du Budget, des Finances, de l’Emploi, de la Formation et des Sports, datée du mercredi 31 août 2011.

S’il s’avère en effet que ces dernières années le métier de boucher – charcutier figurait sur la liste des métiers en demandes, statistiquement parlant, ce métier ne présente plus de difficultés de recrutement. D’ailleurs, il ne fait plus partie de la liste des fonctions critiques établie par le service «Analyse du marché de l’emploi et de la formation» pour l’année 2010.

Durant l’année 2010, le Forem a reçu 569 offres de boucher pour la Région wallonne. Le taux de satisfaction de ces offres est de 90%.

Néanmoins, malgré des indicateurs positifs au niveau de la satisfaction des offres d’emploi, les représentants de l’industrie alimentaire et de la grande distribution continuent de faire part de leurs difficultés à trouver des candidats bouchers.

Plusieurs constats peuvent expliquer ces difficultés. La principale tension sur ce profil réside dans le fait que trop peu de personnes disposent de ces compétences sur le marché du travail. Ce métier attire peu les jeunes et les écoles ont des difficultés à garder cette option dans leur programme de formation.

Toutefois, deux types de formations sont proposés aux demandeurs d’emploi :

  • une formation longue (deux ans) dans les centres IFAPME. Or, les demandeurs d’emploi préfèrent généralement une formation permettant une réintégration sur le marché plus rapide;
  • une formation plus courte dispensée à Epicuris qui n’est pas une formation de boucher mais plutôt d’ouvrier en boucherie et ne permet pas d’être engagé comme boucher. Les stagiaires suivent 256 heures de formation en centre et 160 heures de stage en entreprise.

Parallèlement à ce manque de compétences, les conditions de travail sont lourdes, notamment en termes d’horaires, car le produit de base est un produit « vivant » (travail à pauses dans l’industrie alimentaire, longue journée dans la grande distribution). Les accidents de travail sont également nombreux. Ainsi, certains bouchers quittent la profession prématurément.

De plus, le salaire octroyé compense peu la pénibilité de la fonction. Il faut savoir également que les contrats qui sont le plus souvent proposés (56 %) sont de type intérimaire. Même si ce type de contrat n’est le plus souvent qu’une forme de recrutement menant vers un CDD ou un CDI, il n’est pas des plus attirants.

En termes d’information et de promotion du métier, les Carrefours Emploi Formation ont prévu d’organiser, en 2011, des séances d’informations collectives à l’attention des demandeurs d’emploi. Des informations sont également disponibles sur le site du Forem.

Notamment, à partir du site « Horizon emploi», l’accès à un reportage vidéo, véritable «porte ouverte» sur le métier, réalisé par l’IFAPME.

Avant l’entrée en formation, les centres IFAPME organisent une séance d’information pour les demandeurs d’emploi qui se sont montrés intéressés. En collaboration avec Forem Formation et des professionnels en activité (indépendant boucher), les candidats reçoivent des explications précises quant au métier, ses avantages, contraintes et exigences. Chaque formation pour demandeurs d’emploi commence par une phase de sensibilisation au métier. Le programme comprend une visite didactique suivie d’une immersion dans les ateliers du centre, des visites d’entreprises de la région, des conversations avec des patrons, un module consacré aux normes d’hygiène spécifique au secteur de la boucherie.

Enfin, ci-dessous un tableau récapitulatif reprenant les données en matière d’insertion des stagiaires pour l’année.

Voici la question orale posée lors de la séance du Parlement wallon du lundi 11 juillet 2011 à M. Benoît Lutgen, Ministre des Travaux publics, de l’Agriculture, de la Ruralité, de la Nature, de la Forêt et du Patrimoine, sur « les différents systèmes de feux de signalisation ».

 

Mme Annick Saudoyer (PS). - Madame la Présidente, Monsieur le Ministre, chers collègues, je souhaite vous interroger sur les nouveaux types de feux de signalisation qui existent dans certains pays européens. Il y a quelques semaines, la commune de Ternat a notamment acquis un feu rouge intelligent, qui passe automatiquement au rouge lorsqu’un usager dépasse la vitesse limitée. L’idée est de freiner les ardeurs des automobilistes un peu trop pressés, en les obligeant à ralentir à l’approche des feux. Si le radar positionné à une distance maximale de 250 mètres du feu tricolore enregistre une vitesse trop élevée, le feu passe au rouge en une dizaine de secondes.

 En Autriche ou en Russie, les usagers de la route sont confrontés à d’autres systèmes de feux tricolores. On a, par exemple, un dispositif où le feu vert se met à clignoter peu avant de passer à l’orange puis au rouge. On a également un autre système qui présente un décompte des secondes sur un autre panneau installé juste à côté du feu.


Ces nouveaux types de feux semblent avoir une valeur ajoutée à la sécurité des piétons et autres usagers dans les carrefours mais aussi à la vigilance des conducteurs.

Monsieur le Ministre,

  • Que pensez-vous de ces différents systèmes ?
  • Leur efficacité a-t-elle déjà été évaluée ?
  • Est-il envisageable de mettre en place l’un ou l’autre de ces systèmes chez nous ?
  • J’aimerais connaître votre avis sur la question ?

Je vous remercie.

 

 

Réponse de M. Benoît Lutgen, Ministre des Travaux publics, de l’Agriculture, de la Ruralité, de la Nature, de la Forêt et du Patrimoine.Madame la Députée, ce type de fonctionnement des feux ne semble pas le plus adapté à l’objectif à atteindre qui est de faire ralentir à l’approche de feux tricolores. Une installation de ce type existait en Région liégeoise sur une route communale. Je parle des feux qui passent au rouge en cas d’excès de vitesse. Cette expérience a dû être arrêtée après avoir constaté un nombre très important de non-respect du feu. C’est étonnant, n’est-ce pas !

Sur les routes régionales wallonnes, la philosophie de conception des tricolores s’oriente plutôt vers un signal vert donné en récompense à une vitesse adaptée plutôt que vers un signal rouge de punition en cas d’excès de vitesse. Pour ce faire, une position de repos tout au rouge est généralement employée, le conducteur ne voyant pas un feu vert au loin, est alors moins incité à accélérer par peur de rater le vert. Cela ne vous est-il jamais arrivé ? Vous ne l’avouerez pas ! Et Mme Fassiaux-Looten, cela lui est déjà arrivé aussi ? On voit que c’est vert, on accélère et c’est très dangereux !

Ici, il est rouge, je roule lentement et il passe au vert ! Si je roule trop vite, il reste rouge ! On va encore le répéter pour être sûr ! S’il approche du carrefour en respectant la vitesse réglementaire, il obtiendra le vert et il pourra passer à l’allure normale, sans nécessiter de redémarrage nuisible au niveau de la pollution atmosphérique et sonore. Par contre, s’il se présente trop vite, il devra freiner. C’est ce que je viens de vous dire.

Au niveau de la sécurité et de l’écoulement des véhicules, la solution du rouge en cas d’excès de vitesse n’est pas non plus à recommander. En effet, si plusieurs véhicules roulent en vitesse réglementaire en file à hauteur du feu, et que, plus en amont, un seul véhicule en excès de vitesse déclenche le rouge, c’est l’ensemble des véhicules qui se retrouve pénalisé avec un risque de files et de collision par l’arrière. De plus, ce type d’installation est souvent utilisé de façon artificielle avec création d’un passage pour piéton qui risque de mettre en danger les usagers faibles plus que de les sécuriser.

En ce qui concerne le feu vert clignotant, cette pratique est reconnue par le code du gestionnaire et le code de la route, pour l’effet piéton, afin d’annoncer la fin du vert.

Cette technique n’est toutefois plus guère utilisée car elle n’apportait aucune information complémentaire à l’usager puisque le dégagement du passage pour piétons doit être assuré par un rouge suffisamment long que pour terminer la traversée à allure normale. La même possibilité n’existe pas actuellement pour les feux aux véhicules ; il pourrait avoir un effet pervers, poussant les usagers à accélérer pour passer avant la fin du vert.

Le système du décompte du temps avant d’obtenir le vert peut être intéressant à condition que le carrefour fonctionne en temps fixe. Un carrefour plus intelligent s’adaptant au trafic réel ne peut en effet pas prédire précisément quand sera donné un mouvement.

Quelles sont les perspectives ? La Direction générale des routes travaille à l’amélioration des installations afin de les rendre plus crédibles, plus réactives et plus sûres par des boucles de détection, de radars, de boutons poussoirs, mais aussi de détection des bus et en mettant aussi l’accent sur le système dont je vous ai parlé, qui existe déjà dans toute une série d’endroits. Pour rappel, ce dernier vise à pouvoir maintenir le feu rouge et quand la voiture arrive, à condition qu’elle roule sous la vitesse autorisée, le feu passe immédiatement au vert.

Mme Saudoyer (PS). - Je remercie M. le Ministre pour ces précisions et je n’ai rien à signaler.

 


 


 

Journées festives et sportives, ces samedi et dimanche, du côté du Futurosport. La magnifique piste d’athlétisme située au sein du complexe sportif accueillait en effet son premier événement d’envergure, en l’occurrence les championnats de Belgique d’athlétisme pour les cadets et les scolaires. Les autorités locales ont profité de cette compétition pour inaugurer officiellement le stade d’athlétisme…

Oui, il y avait de l’animation, ces samedi 3 et dimanche 4 septembre, du côté de la piste d’athlétisme du complexe sportif Futurosport, à Dottignies. Quasiment terminé, le stade accuiellait là sa toute première compétition d’envergure, puisqu’il s’agissait tout de même des championnats de Belgique d’athlétisme destinés aux cadets et aux scolaires.

Sur la piste d’athlétisme et ses alentours, les jeunes sportifs se préparaient activement avant de tenter de faire le meilleur résultat possible dans leurs disciplines respectives. Autour de la piste, des supporters (souvent les parents des athlètes) venus des quatre coins de la Belgique encourageaient leurs jeunes champions de toutes leurs forces.

Si le stade d’athlétisme n’est pas encore totalement terminé (il reste notamment des aménagements à faire au niveau du parking, tandis que le dossier « éclairage » doit être bouclé d’ici peu), il le sera très prochainement. Ce dernier n’ayant jamais pu être inauguré, les autorités ont profité de ces championnats nationaux pour mettre sur pied une petite cérémonie officielle.

Tous les représentants politiques hurlus, tous partis confondus, se sont ainsi d’abord réunis sur la piste d’athlétisme, entre deux épreuves du 400 mètres, afin de procéder au traditionnel coupage de ruban.

Tout ce beau monde s’est ensuite réuni dans l’atrium, à l’intérieur de la tribune, pour la partie plus protocolaire. Michel Franceus, président de l’Intercommunale IEG, et Alfred Gadenne, bourgmestre de Mouscron, ont notamment fait un petit discours. En tant que présidente de l’asbl « Futur aux Sports », la députée-échevine Annick Saudoyer a elle aussi pris la parole. Par manque de temps, elle n’a toutefois pas eu la possibilité de proposer le petit discours qui avait été préparé pour l’occasion et que nous vous dévoilons ci-dessous:

« Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, en vos titres et qualités, nous voici ici réunis afin d’inaugurer officiellement cette magnifique piste d’athlétisme située au sein du complexe sportif Futurosport.

Ayant repris les rênes de l’asbl « Futur aux Sports » en août 2009, je suis heureuse de voir cet important projet de piste d’athlétisme se concrétiser. Nous reviendrons toutefois sur cet événement dans quelques instants. Car il y a eu d’autres changements au sein du complexe.

Car oui, grâce à une collaboration étroite et surtout efficace entre la Ville de Mouscron et l’Intercommunale IEG, le visage de ce site ne cesse d’évoluer.

Notre première tâche a été de nous pencher sur le personnel du complexe et de fixer un organigramme précis pour plus de cohérence. Je profite d’ailleurs de l’occasion qui m’est ici offerte pour remercier ce personnel pour l’excellent boulot qu’ils effectuent au quotidien.

Durant les deux dernières années de fonctionnement, nous avons aussi travaillé sur l’élagage de l’ensemble du site, un boulot considérable, d’autant plus que ça n’avait plus été fait depuis un bout de temps.

Le pôle équestre a lui aussi subi un sérieux lifting, il en avait bien besoin. Les amoureux d’équitation seront par exemple ravis de vous annoncer que la piste indoor est désormais tout à fait fonctionnelle.

Pour dynamiser et faire vivre notre complexe sportif, il faut y organiser des événements. Le championnat de Belgique de ce samedi en est le parfait exemple. Mais il n’est pas le seul !

Ces derniers mois, le Futurosport a accueilli un tournoi international de football où 24 équipes de jeunes se sont affrontées les unes aux autres. Il y a aussi eu la journée blanche du 28 juin, où des centaines d’enfants ont pu découvrir les joies de l’athlétisme. Plus original, c’est également chez nous que s’est tenu le championnat de Belgique de frisbee. Ça s’est si bien passé que la Fédération nous a sollicités pour organiser chez nous le championnat d’Europe !

On en arrive enfin au sujet qui nous concerne directement aujourd’hui, c’est-à-dire l’inauguration du stade d’athlétisme. Si tout n’est pas encore totalement terminé, c’est en bonne voie. Comme certains athlètes participant aux diverses compétitions de ce samedi, nous nous sommes d’ailleurs un peu battus contre le chrono pour que tout soit prêt pour ce premier événement d’envergure.

Quant à la piste en elle-même, les qualificatifs permettant de la décrire ne seront jamais assez forts. Car oui, c’est un équipement de très grande qualité que nous offrons ici aux nombreux sportifs mouscronnois et autres.

Nous n’avons pas peur d’affirmer que nous disposons là de l’une des plus belles pistes de Belgique, si pas d’Europe. Sachez d’ailleurs qu’il s’agit de la seconde plus grande surface synthétique en Europe après celle du stade de Barcelone, excusez du peu.

Autre détail significatif de la qualité de cette surface, la société qui a installé notre piste Mondo est la même que celle qui s’est chargée d’installer la piste d’athlétisme à Daegu, en Corée du Sud, où se sont déroulés cette semaine les championnats du monde.

On ne pouvait pas parler de Daegu sans évoquer la magnifique performance des frères Borlée. Comme Kim Gevaert, notamment, Jonathan et Kevin sont déjà venus faire quelques foulées sur notre belle piste. Et comme ils l’avaient révélé dans la presse, à l’époque, ils avaient été charmés.

C’est ce que nous souhaitons : que notre piste soit enviée de tous, qu’elle devienne petit à petit une référence pour tous les athlètes du pays. Et qui sait, c’est peut-être chez nous que l’on découvrira le futur Borlée…

Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, je vous souhaite un excellent championnat de Belgique. Et revenez quand vous voulez…« 

Une fois les discours terminés, les représentants politiques présents se sont rassemblés afin de dévoiler la plaque commémorative, jusque là cachée par un drapeau. Annick Saudoyer était d’ailleurs très fière de voir son nom apparaître sur cette plaque.

Ça y est ! Après un été pas très agréable au niveau du temps, c’est sous le soleil que des centaines et des centaines d’enfants ont retrouvé leur école, ce jeudi matin, à l’occasion de la traditionnelle rentrée des classes. L’échevine de l’Instruction publique Annick Saudoyer y a bien sûr participé activement…

Comme tous les ans, la rentrée des classes a été une vraie épreuve pour la plupart des élèves, mais aussi pour leurs parents, pour les enseignants et même pour les directions des différents établissements scolaires de l’entité mouscronnoise.

Tandis que certains enfants, ceux qui commençaient tout doucement à s’ennuyer après deux longs mois de vacances, étaient ravis de retrouver leurs camarades de classe, d’autres seraient bien restés à la maison quelques jours de plus. Comme chaque 1er septembre, plusieurs élèves ont eu énormément de chagrin au moment de quitter leur maman… Des larmes ont même coulé parfois, chez les plus petits. Mais ça n’a pas duré. Dès la récré, c’était déjà oublié !

Afin de préparer ce grand jour et de s’assurer que tout était prêt, l’échevine de l’Instruction publique Annick Saudoyer s’est rendue dans l’ensemble des écoles communales les jours précédant le 1er septembre 2011. Le jour J et le lendemain, l’échevine a également été visiter l’un ou l’autre établissement. C’est ainsi qu’on a pu la croiser à l’école Saint-Exupéry le jeudi, discutant avec le directeur Thierry Callens, ouvrant les paquets de friandises de quelques enfants dans la cour de récréation, admirant une immense fresque qui servira à décorer l’entrée de l’un des sites de l’école ou répondant aux questions d’un journaliste de No Télé.

Le lendemain, le vendredi, c’est toujours à l’école Saint-Exupéry, mais du côté du site anciennement appelé Jean Jaurès, que Mme Saudoyer a notamment été aperçue.

La société livrant les repas des écoles n’étant plus la même (Hanssens remplace Dupont, encore en place l’année passée), Annick a tenu à goûter la soupe du jour, en compagnie de quelques enseignants, afin de vérifier la qualité des produits proposés aux élèves. Et le test fut concluant, puisque l’échevine a trouvé la soupe délicieuse. « Nous n’avons d’ailleurs eu que des échos positifs à ce sujet », a-t-elle indiqué au directeur du complexe éducatif Saint-Exupéry.

Quant à la rentrée en elle-même, elle a été globalement positive dans la plupart des établissements. Certains élèves étant encore en vacances, l’échevine préfère néanmoins attendre encore quelques jours avant de faire les comptes et d’avoir des chiffres définitifs…

 

 

Classes désertes, cours de récréation silencieuses, parkings quasiment vides… Pendant deux longs mois, les écoles communales de l’entité de Mouscron ont pu profiter du calme des grandes vacances. Mais tout ça est bientôt fini. Le jeudi 1er septembre 2011, c’est la rentrée et des centaines et des centaines d’enfants retrouveront le chemin de l’école…

Ce lundi 29 août, à trois jours du jour J, l’échevine de l’Instruction publique Annick Saudoyer et les directions des différentes écoles communales de l’entité se sont réunies dans la salle des Mariages de l’hôtel de ville afin de faire le point sur cette importante rentrée des classes.

« J’avais qualifié l’année 2010-2011 d’année de transition. Nous ne sommes pourtant pas restés inactifs durant cette année scolaire, loin de là », a précisé l’échevine Saudoyer, en guise de préambule. « Toutefois, à l’image de ce que nous demandons aux enseignants et aux élèves, nous allons nous atteler à faire encore mieux en 2011-2012. De multiples projets sont ainsi d’ores et déjà prévus pour les dix prochains mois ».

L’échevine et les directeurs et directrices des sept établissements communaux hurlus ont alors présenté ces projets en quatre thèmes différents, mentionnant tout d’abord ce qui a déjà été réalisé au cours de la dernière année scolaire, avant de se pencher sur les projets 2011-2012.

La rubrique « Projets pédagogiques » est particulièrement fournie. L’année passée, il y a notamment eu, entre autres, les projets « langues » et « santé » à Luingne, le projet « Du temps des Romains » au complexe éducatif Saint-Exupéry, une action « Memorial Day » au Centre Educatif européen, un projet autour du spectacle de Monsieur Michel à l’école communale Raymond Devos, etc.

Et il y en aura encore plus dès le mois de septembre. Citons, en vrac, la participation de l’école communale Raymond Devos à l’opération « Journalistes en herbe » ou à la journée des droits de l’enfant le 20 novembre ou la poursuite du projet « langues » à Luingne. Notez également que l’ensemble des écoles fondamentales communales prendront part des projets transversaux. Tous les établissements participeront ainsi à l’opération « Graines d’écrivains » ou à la journée « Gros Pull » en février 2012. Dans le même esprit, chaque implantation développera un projet en relation avec le respect de la planète pour le 20 avril 2012.

En matière de sécurité, des caméras de vidéo-surveillance ont été posées à l’ICET, les surveillants chargés chaque jour des entrées et des sorties d’école ont pu suivre une formation donnée par la police de Mouscron et les entrées et sorties de l’école Raymond Devos sont désormais fermées pendant les heures de récréation.

Pour 2011-2012, on annonce la création d’un porche d’entrée avec code ou repérage vidéo à l’école communale de Luingne mais aussi le prochain déménagement définitif de la partie des ateliers communaux qui cohabitaient encore avec le CEE dans la rue Cotonnière.

À propos des investissements, l’année scolaire 2010-2011 a été marquée par l’inauguration de la salle de sports « Derlys », à côté de l’ICET, par l’installation d’une cyberclasse au CEE et par l’achat de 30 lits superposés, toujours au CEE.

Cette année, on prévoit notamment de terminer les travaux d’aménagement des nouvelles classes de Dottignies, de remettre en état les châssis de l’école communale de Luingne, d’installer la bibliothèque du Tuquet au sein du complexe éducatif Saint-Exupéry, d’installer des distributeurs d’eau dans les écoles Raymond Devos, de Dottignies et au CEE ou encore d’engager des instituteurs supplémentaires pour « soulager » les classes ainsi que des profs de néerlandais pour pouvoir assurer le néerlandais de la première à la sixième primaire.

Enfin, l’échevine Saudoyer veille à la santé de nos élèves. Après avoir intégré la norme Viasano dans le cahier des charges en vue de la sélection d’un nouveau traiteur pour les repas et d’avoir amené une diététicienne qui s’est chargée, chaque mois, d’analyser les repas scolaires servis à la cantine, on envisage de changer la société livrant les repas (Hanssens remplace Dupont), de supprimer la grenadine des cantines ou encore de diminuer progressivement le nombre de menus avec frites.

On notera également que l’ensemble des écoles organiseront leurs journées « portes ouvertes » le même week-end, celui des 12 et 13 mai (avec la visite du père Gilbert à l’ICET en prélude, le 11 mai) et qu’une journée spéciale « olympiades de l’enseignement communal » sera mise sur pied le 25 mai 2012.

Bref, vous pouvez le constater, l’année sera chargée ! Quant à la rentrée scolaire de ce jeudi 1er septembre 2011, elle s’annonce sous les meilleurs auspices. « Nous ne donnerons pas de chiffres, car tout peut encore changer d’ici jeudi. Nous ferons donc le point d’ici quelques semaines, mais on peut d’ores et déjà signaler que ça s’annonce très très bien. Au niveau de l’ICET, par exemple, on semble s’orienter vers une très bonne rentrée », a conclu l’échevine Annick Saudoyer, ravie !

 

 

Voici la question orale posée lors de la séance du Parlement de la Communauté française du lundi 14 mars 2011 à M. Jean-Marc Nollet, vice-président et Ministre de l’Enfance, de la Recherche et de la Fonction publique, intitulée « Opération ‘Gros Pull’ dans nos écoles ». Vous trouverez également la réponse apportée par le Ministre Nollet.

   

Mme Annick Saudoyer (PS). - Le mercredi 16 février dernier, plusieurs écoles de l’entité de Mouscron ont pris part à l’opération « Gros Pull ». Le principe est simple, on baisse la température des classes d’un degré et les élèves sont invités à s’habiller plus chaudement ce jour-là. 

Une opération qui n’est pas inutile. La diminution d’un degré pendant toute une journée permet de gagner environ 250 grammes de CO2 par personne ! En plus de permettre aux écoles de consommer moins d’électricité ou de combustible ! 

 Consommer moins et faire des économies d’énergie, les écoles en ont bien besoin ! Le mazout et le gaz devenant de plus en plus chers, le budget chauffage représente un véritable souci pour de nombreux établissements scolaires. 

 Certaines de nos écoles éprouvent des difficultés réelles et se retrouvent prises à la gorge par l’ampleur qu’ont récemment prise les postes relatifs au chauffage de leurs établissements. Les directions des institutions se voient même contraintes de puiser dans leurs réserves au détriment de l’entretien, des infrastructures ou des fournitures scolaires. 

 Monsieur le Ministre, vous conviendrez aisément avec moi que des solutions existent. Nombreuses sont les écoles dont les installations ne datent pas d’hier ; l’installation de double vitrage ou l’amélioration des performances énergétiques des bâtiments sont autant d’actions techniquement faisables. Mais nous savons tous qu’elles ne sont réalisables qu’en envisageant des dépenses très ou trop conséquentes… Certes, les établissements scolaires peuvent faire des demandes de subsides à la Région wallonne. Malheureusement, la procédure de demande de subsides est souvent très longue et les demandes sont généralement nettement supérieures à l’enveloppe budgétaire de la Région. 

 Dès lors, je voudrais vous entendre quant aux interventions que mènent ou pourraient mener la Communauté française pour remédier à l’augmentation de la part relative au chauffage dans les budgets de nos écoles. 

  • Quelles réponses peuvent-elles être données aux interrogations des pouvoirs organisateurs ?
  • Je voudrais également savoir combien d’écoles sont en difficulté financière, et parmi celles-ci, combien le sont-elles suite à l’augmentation récente des prix de l’énergie.

Enfin, je voudrais connaître votre appréciation de l’opération « Gros Pull ».

  • Que pensez-vous de son évolution depuis sa première édition ?
  • Combien d’écoles et d’élèves ont-ils participé à cette action de sensibilisation aux économies d’énergie ?

Je vous remercie de vos réponses circonstanciées.

  

 

Réponse de M. Jean-Marc Nollet, vice-président et ministre de l’Enfance, de la Recherche et de la Fonction publique.

Madame la Députée, vous m’interrogez sur l’opération « Gros Pull » dans les écoles.

Tout d’abord, permettez-moi de faire un rapide inventaire des actions menées par la Communauté française et la Région wallonne pour améliorer la performance énergétique des bâtiments et donc remédier à l’augmentation relative de la part du chauffage dans les budgets des écoles ; cet inventaire sera illustré avant tout par l’exemple des établissements de la Communauté française, pour lesquels mon administration dispose tout naturellement des données les plus complètes :

 Les subventions UREBA : la Région wallonne a délivré des accords de principe pour des investissements qui s’élèvent, pour le réseau organisé par la Communauté française, à 27.980.000 euros. Dans ces investissements, la subvention wallonne est estimée à 21.247.000 euros (pour 87 millions pour l’ensemble de l’enseignement organisé ou subventionné par la Communauté française) et la part complémentaire prise en charge par le fonds des bâtiments scolaires de la Communauté française s’élève à 6.703.000 euros, selon les chiffres avancés par mon Administration.

 Les subventions du Programme Prioritaire de Travaux (PPT) : ce programme est doté en 2011 d’un montant global de 35.455.000 euros, dont 5.463.000 euros doivent profiter aux écoles du réseau organisé par la Communauté française. L’article 6 § 1er du décret du 16/11/2007 relatif au PPT précise les travaux qui doivent être considérés comme prioritaires en matière de performance énergétique. Il s’agit de l’isolation thermique, du remplacement des menuiseries extérieures et de celui des installations de production de chaleur peu efficaces. Il faut préciser également à ce stade que de nombreux travaux portant sur d’autres objectifs, comme la sécurité, comportent des volets énergétiques annexes. À titre indicatif, on signalera que dans la liste des demandes pour 2011, 222 dossiers sur 381 concernent en tout ou en partie la performance énergétique des bâtiments.

 Les interventions des fonds des bâtiments scolaires : toute rénovation importante impliquant l’obtention d’un permis d’urbanisme se fait dans le respect des réglementations régionales en matière de PEB.

 L’utilisation des dotations des écoles dans le réseau organisé par la Communauté française : ponctuellement des grands athénées ou des hautes écoles disposant de ressources propres suffisantes sollicitent les services de l’administration générale de l’infrastructure pour lancer des marchés portant sur le placement de vitrages isolants qui seront financés entièrement par l’école. Les économies réalisées sur leurs factures de chauffage leur permettent de récupérer leur mise après quelques années et de financer éventuellement d’autres travaux.

Comme je le laissais entendre plus haut, tous ces types d’intervention s’appliquent également dans l’enseignement subventionné, mais ils demeurent évidemment à l’initiative des pouvoirs organisateurs. C’est ce qui explique entre autres que les données dont dispose mon administration soient moins exhaustives.

 Mais quoi qu’il en soit, ces différents outils visent à rencontrer progressivement les besoins des écoles, même si le chemin est encore long et que l’on sait que le potentiel d’économies est encore gigantesque.

 Madame la députée, vous évoquez également la situation financière des écoles en Communauté française. Pour ce qui concerne les écoles organisées par la Communauté française, mon Administration a interrogé sur ce point le Service du financement des Etablissements à la Direction générale de l’Enseignement obligatoire. Celui-ci a confirmé que la dotation des établissements scolaires était établie selon le décret du 12 juillet 2001 de manière globale et forfaitaire et qu’elle ne tenait donc pas compte des variations du prix du mazout.

 En outre, il a été précisé que, pour l’instant, aucun complément de dotation n’avait été sollicité pour ce motif par les établissements scolaires de la Communauté française. L’explication réside sans doute dans le fait que les prix du mazout n’augmentent de manière significative que depuis peu et que nous nous trouvons à la fin de l’hiver et de la période de chauffe. Pour ce qui concerne l’enseignement subventionné, le Cabinet de ma Collègue Madame Simonet signale qu’il n’a pas été informé par des pouvoirs organisateurs d’éventuelles difficultés financières liées au coût de l’énergie. Mais il est évident que ce poste demeure quantitativement important pour les écoles et que les économies d’énergie représentent un enjeu financier important dans le futur.

 Raison pour laquelle il faut certainement se féliciter de l’organisation dans les écoles des journées « gros pull », qui constitue une opération de nature à sensibiliser les jeunes en grand nombre à la problématique des économies d’énergie. C’est l’ASBL Green qui est à l’origine de cette initiative et elle ne fait pas l’objet d’une recension officielle par la Communauté française. Green a toutefois annoncé tant sur son site que par voie de presse la participation de 300 écoles, réunissant environ 80.000 élèves.

 Je vous remercie pour votre attention.

  


  

 

Voici la question écrite posée le lundi 23 mai 2011 à M. André Antoine, vice-président et Ministre du Budget, des Finances et des Sports, intitulée « Coupe d’Europe junior de triathlon et de duathlon ». Vous trouverez également la réponse écrite du Ministre Antoine, datée du mardi 14 juin 2011.

 

Le 30 avril prochain, la ville de Tournai accueillera la coupe d’Europe junior de duathlon et de triathlon. Une organisation de la Ligue Belge Francophone de triathlon et de duathlon, en collaboration avec le club tournaisien « Tri GT ».

Au « Tri GT », qui a connu une saison 2010 particulièrement faste, avec plus de 50 succès tant en Belgique qu’à l’étranger, on attend cette grande première avec impatience. Il faut dire que l’événement s’annonce grandiose, puisque près d’une dizaine de fédérations sportives nationales ont déjà demandé leur inscription.

Le triathlon et le duathlon sont des disciplines très complètes. Ils dépendent de la Ligue Belge Francophone évoquée plus haut qui fait de l’excellent boulot depuis sa création il y a quelques années.

Et il suffit de voir le monde qu’il y a au bord des parcours lors d’une épreuve pour se convaincre que ces sports suscitent un réel engouement auprès de la population. Les brillants résultats obtenus par les athlètes et clubs belges ces dernières années prouvent aussi que notre pays dispose de pas mal de talents dans ces disciplines. Malheureusement, force est de constater que ces sports sont peu médiatiques. Quand l’une ou l’autre compétition est organisée, on en entend parler que très peu, voire pas du tout !

Monsieur le Ministre, mes questions sont les suivantes :

  • La Communauté française soutiendra-t-elle la coupe d’Europe junior de duathlon et de triathlon organisée fin avril à Tournai, d’une manière ou d’une autre ?
  • Quelle publicité sera faite pour attirer un maximum de personnes à cet événement ?
  • Le duathlon et le triathlon sont des disciplines peu médiatiques, que pourrait-on faire pour inverser la tendance ? Existe-t-il des solutions ?

 

Réponse de M. André Antoine, vice-président et Ministre du Budget, des Finances et des Sports, datée du mardi 14 juin 2011.

Je vous remercie, Madame la Députée, pour cette question, qui me donne l’occasion de saluer le dynamisme et le travail de fond abattu par la Ligue Belge francophone de triathlon et de duathlon.

Vous évoquez le peu de visibilité offerte à cette discipline. Encore une fois, le partenariat que j’ai initié avec la RTBF nous permet de mettre en lumière les acteurs et les disciplines trop souvent oubliées. Le triathlon bénéficiera bien évidemment de cet éclairage. J’ai d’ailleurs proposé à Michel Lecomte de couvrir la manche belge de la coupe d’Europe junior de triathlon.

Il s’agit d’une suggestion et nullement d’une intrusion, ce dont je me garde bien, dans les choix éditoriaux dont la RTBF reste maître.

L’événement tournaisien sera bien évidemment soutenu par la Communauté française. Un dossier en notoriété a été introduit par le club du « Tri GT » auprès de mon administration, dont j’attends la proposition. Pour ma part, une enveloppe de 4.000 euros a été accordée à ce club, dans le cadre de la promotion du sport, pour l’organisation de cet événement d’envergure.

Plus de 100 athlètes issus de 15 pays participeront à la manche tournaisienne, dont le niveau sera particulièrement relevé. En effet, de nombreux pays, y compris la France, sélectionneront à cette occasion leurs représentants pour le championnat d’Europe junior qui se déroulera en Espagne en juin.

Pour en revenir à la faible médiatisation que vous évoquez, je voudrais dire que cela n’empêche nullement cette fédération d’abattre un travail considérable et efficace afin de promouvoir sa discipline. La Ligue francophone va dans les établissements scolaires pour y présenter sa discipline à l’aide de fascicules mais également d’une vidéo de présentation mettant notamment en valeur Alex Zeebroek. Cette démarche proactive fonctionne. De nombreux établissements répondent favorablement à l’appel du pied de la Ligue en organisant des triathlons scolaires. La Ligue les épaule en apportant du matériel. Et nos jeunes mordent à l’hameçon !

Pour preuve, le succès du challenge « Axel Kids Triathlon » qui se compose de six dates. Ce challenge est organisé par la Ligue et les clubs ; ces compétitions sont destinées aux enfants de 6 à 13 ans et se déroulent en circuit fermé pour une sécurité optimale.

Pour l’heure, il existe 32 clubs pour 856 affiliés ; dont 143 femmes. 856 affiliés, c’est une augmentation de 45 % en deux ans et surtout chez nos jeunes. Chiffres qui attestent qu’un travail de fond et surtout dans le milieu scolaire est plus profitable qu’une large couverture médiatique.

Outre ce dispositif, la Ligue, en partenariat avec la Fédération Francophone Belge de Natation, tente de « récupérer » les nageurs et nageuses qui, à un moment donné, décrochent pour différentes raisons. Le triathlon est une possibilité pour eux de retrouver le goût du sport parce que c’est une discipline plus variée et surtout qui permet aux anciens nageurs d’avoir une longueur d’avance sur ceux qui se débrouillent moins bien dans l’eau.

La Ligue va également disposer de son centre de formation le 1er septembre prochain. En effet, un partenariat est entériné avec l’Athénée Royale Liège Atlas, dont je soutiens l’équipe de basket, championne de Belgique scolaire en titre et qui, du 22 avril au 2 mai, défendra nos couleurs au championnat du monde scolaire de basket en Chine !

Ce centre devrait accueillir à la rentrée trois athlètes qui bénéficieront des infrastructures sportives de l’école. C’est une nouvelle étape en avant et qui vient compléter le processus de promotion que j’explicitais plus avant. Ce centre permettra aux jeunes désireux d’atteindre le haut niveau, de bénéficier d’un encadrement optimal. Cet outil vient aussi relayer nos clubs qui ne peuvent, à un certain niveau, offrir un encadrement individuel à un jeune, qui doit s’entraîner de 8 à 25 heures/semaine. Le triathlon se donne les moyens de réussir et de s’ancrer en Communauté française. Ce travail est rendu possible par une augmentation des moyens alloués par la Communauté française.

  2009 2010
Forfait 52.394 € 52.333 €
Plan programme 120.885 € 195.000 €
Formation   10.000 €
Total 173.279 € 257.333 €

Sans oublier que huit athlètes disposent d’un statut d’espoir sportif : Régis Bader, Paul Bara, Christophe Dekeyser, Antoine Duvivier (contrat), Norman Lacourt, Maxime Swertvaegher, Erwin Vanderplanck et Maxime Verstraete et trois du statut de sportif de haut niveau : Alexandra Tondeur (contrat), Ludovic Dernier et Axel Zeebrouk.

J’espère, Madame la députée, avoir répondu à vos questions.

 

 

Voici la question écrite posée le jeudi  26 mai 2011 à M. Jean-Marc Nollet, Ministre du Développement durable et de la Fonction publique, sur « la pénurie de logements pour les étudiants ». Vous trouverez également la réponse écrite du Ministre Nollet, datée du mercredi 22 juin 2011.

 

Les jeunes gens partis étudier dans une autre ville parfois loin de chez eux éprouvent de plus en plus de difficultés à trouver un logement. Dans les cités étudiantes, et il y en a tout de même quelques-unes chez nous en Région wallonne, les kots, studios, appartements et autres logements plus ou moins convenables se font de plus en plus rares.

Comment résoudre ce type de problème ? Les idées et solutions ne manquent pas. Ainsi je voudrais partager avec Monsieur le Ministre une pratique mise sur pied, depuis peu, dans la ville de Toulouse.

A Toulouse, en période scolaire, près d’un habitant sur cinq est un étudiant. Et là aussi, la pénurie de logements destinés aux étudiants se fait cruellement ressentir. Les représentants de la municipalité de la Ville rose ont alors lancé un système qui permet aux jeunes de bénéficier d’un logement social en échange d’un engagement solidaire.

Plusieurs bâtiments, comme d’anciens logements de fonction des instituteurs partis à la retraite, ont ainsi été remis en état et réaménagés. Ils sont ensuite proposés en colocation à des étudiants à très bas prix. En contrepartie de ces logements sociaux, les jeunes s’engagent dans un même projet solidaire qu’ils auront choisi, en lien avec leur quartier. Les uns ont, par exemple, participé à l’organisation du carnaval de l’école ou d’un repas de quartier, d’autres ont pris part à la rédaction d’un journal dans un foyer pour jeunes travailleurs, etc.

Baptisé « Kaps », pour « Koloc’ à projets solidaires », ce projet qui propose des logements étudiants solidaires est également expérimenté dans d’autres villes françaises telles que Paris, Poitiers, Lyon ou encore Grenoble. A la base, il serait inspiré d’une expérience communautaire apparue dans notre pays dans les années 1970.

Mes questions sont les suivantes :

Que pense Monsieur le Ministre de ce type de logement social proposé aux étudiants en échange d’un engagement solidaire ?

Des actions de ce type ou même similaires existent-elles déjà chez nous ?

Si oui, dans quelle ville ? Comment cela se passe-t-il concrètement ?

Sinon, pourrait-on développer ce type de projet en Région wallonne ? 

 

Réponse de M. Jean-Marc Nollet, Ministre du Développement durable et de la Fonction publique, datée du mercredi 22 juin 2011.

Le concept des Kots à Projet existe de fait chez nous, c’est d’ailleurs ici que ce concept a été développé il y a plus de trente ans, comme le souligne l’honorable membre.

Au-delà d’un engagement dans la vie communautaire, les étudiants qui prennent part à une expérience de kot à projet s’investissent avec enthousiasme dans un objectif parfois intellectuel, sportif, culturel, mais souvent aussi avec un objet social ou humanitaire. Cet investissement est porteur de valeurs clés comme l’ouverture, l’engagement et la solidarité.

L’initiative française particulière pointée par l’honorable membre exploite, de fait, un potentiel qui, à ma connaissance, n’est pas valorisé dans le cadre du logement étudiant. En Wallonie, on cherche toutefois également à exploiter les anciens logements de fonction mais plutôt dans le cadre du logement public (acquisition par les sociétés de logement de service public, mises en location par les pouvoirs locaux…). On a donc en Wallonie simplement choisi d’exploiter ce potentiel différemment.

Il faut par ailleurs noter que cette initiative française provient du secteur associatif et reste actuellement financée par le fonds d’expérimentation initié par le Haut Commissariat à la Jeunesse.

Cette proposition de l’honorable membre sera intégrée dans une réflexion plus large visant à répondre à la problématique du logement étudiant, sous l’éclairage de la recherche sur l’(in)adéquation entre la demande et l’offre de kot menée par le SEGEFA.

 

 

Afin de préparer la future rentrée des classes fixée au jeudi 1er septembre 2011, l’échevine de l’Instruction publique Annick Saudoyer et les directions des écoles communales de l’entité de Mouscron se sont réunies ce jeudi 18 août, à l’hôtel de ville. Et première constatation : tout le monde est déjà prêt !

Les vacances d’été se terminent tout doucement. D’ici quelques jours, les jeunes élèves mouscronnois retrouveront le chemin de l’école, leurs camarades de classe, leur cour de récréation, etc.

Au sein des écoles communales de l’entité mouscronnoise, ça fait toutefois plusieurs jours déjà qu’on se penche sur cette fameuse rentrée des classes.

Ce jeudi 18 août, une réunion très importante a ainsi été organisée dans la salle des Mariages de l’hôtel de ville de Mouscron. Elle réunissait l’échevine de l’Instruction publique Annick Saudoyer, bien sûr, mais également l’ensemble des directeurs et directrices des divers établissements scolaires communaux de la cité des Hurlus.

Une rentrée 2011-2012 qui s’inscrit dans la continuité de l’année scolaire précédente. En effet, chaque école conservant le directeur ou la directrice qui était déjà en poste l’an dernier, tous les visages des personnes réunies autour de la table ce jeudi étaient connus.

Thierry Callens (Saint-Exupéry et Jean Jaurès), Patricia Rasson (Raymond Devos), Michèle Fasano (Luingne), Emmanuel Vandewyngaerde (Pierre de Coubertin), Guy Vancraeyveldt (CEE), Alain Cattoir (Dottignies) et Alain Verlinden (ICET) envisagent tous une rentrée scolaire sous les meilleurs auspices.

Cette réunion de rentrée était l’occasion de discuter bilans et perspectives. Chaque direction a ainsi évoqué les activités ayant été organisées durant l’année scolaire 2010-2011 mais aussi les projets pédagogiques qu’elle envisageait de mettre sur pied au cours de la nouvelle année scolaire. Les prochaines actions de nos différentes écoles seront d’ailleurs présentées aux journalistes le 29 août prochain, dans le cadre d’une conférence de presse.

Notez enfin que la réunion de cette semaine a également permis de baliser la rentrée des classes, les directeurs ayant pu découvrir de quels enseignants ils allaient pouvoir disposer pour la rentrée. À la satisfaction de tous, apparemment !

Bref, même si les prochains jours risquent encore d’être particulièrement chargés pour l’échevine Annick Saudoyer et les directions des écoles communales, tout le monde est déjà prêt pour la rentrée…

 

Toutes les photos de la réunion sont disponibles à la rubrique « Mes Photos »…

 

 

Voici la question écrite posée le mercredi 25 mai 2011 à Mme Eliane Tillieux, Ministre de la Santé, de l’Action sociale et de l’Egalité des chances, sur « l’utilisation d’Internet dans les maisons de repos ». Vous trouverez également la réponse écrite de la Ministre Tillieux, datée du mercredi 29 juin 2011.

 

Internet continue de se développer et de devenir un outil de plus en plus indispensable. Aujourd’hui, de multiples démarches administratives peuvent être réalisées grâce à lui, très simplement.

Si la Toile a longtemps été l’apanage des plus jeunes, ou presque, les aînés sont chaque jour plus nombreux à surfer sur le web.

Pour pouvoir se connecter à internet, il faut cependant avant tout pouvoir disposer d’un ordinateur. Un décret d’avril 2009 prévoit la mise à disposition d’un ordinateur avec accès à internet dans les lieux de vie commune de nos maisons de repos. Toutes les maisons de repos situées en Région wallonne sont-elles aujourd’hui bien équipées de matériel informatique permettant l’accès aux « autoroutes de l’information » ?

Je me doute que ça doit être très variable d’un établissement à l’autre, mais Madame la Ministre dispose-t-elle de données à propos de l’utilisation d’internet dans les maisons de repos ? L’outil est-il généralement utilisé de manière intensive ou de façon plus anecdotique par nos aînés ? Dans quel but se connectent-ils le plus souvent à internet ?

J’ai lu dans une enquête dévoilée par un quotidien québécois que les 55 ans et plus utilisaient régulièrement internet afin de jouer à des jeux en ligne, participer à des concours ou se connecter aux salons de discussion et autres réseaux sociaux. Ces pratiques diverses peuvent présenter quelques risques, surtout quand on ne maîtrise pas l’outil avec précision. Madame la Ministre estime-t-elle que nos seniors soient suffisamment informés à propos du danger que peut également représenter internet ?

Ces questions concernent évidemment les seniors ayant déjà une certaine expérience en matière d’informatique. Il convient toutefois de ne pas oublier les autres, ceux qui n’ont jamais mis les doigts sur un clavier mais qui, voyant leurs camarades à l’œuvre, aimeraient bien s’y mettre.

Des projets sont-ils proposés dans les maisons de repos équipées afin de former les aînés au b. a.-ba de l’informatique et de l’internet ? Un établissement est-il tenu de déterminer une personne-ressource pouvant venir en aide aux personnes rencontrant des difficultés avec internet ?

 

Réponse de Mme Eliane Tillieux, Ministre de la Santé, de l’Action sociale et de l’Egalité des chances, datée du mercredi 29 juin 2011.

La mise à disposition de matériel informatique au bénéfice des résidents des maisons de repos remonte déjà à plusieurs années.

Ainsi, une expérience pilote, menée en 2004 à l’initiative du Ministre Thierry Detienne, avait permis d’équiper dix maisons de repos pour un budget total de 12.500 euros pour l’achat d’un ordinateur. L’établissement devait, à ses frais, prévoir une connexion ADSL et couvrir l’abonnement à un fournisseur internet. Outre ce financement, la formation d’un membre du personnel et d’une personne âgée de l’établissement avait été prévue.

L’arrêté du Gouvernement wallon du 15 octobre 2009 portant exécution du décret du 30 avril relatif à l’hébergement et à l’accueil des personnes âgées, prévoit l’obligation de mettre à disposition, dans un des lieux de vie commune, un ordinateur permettant l’envoi et la réception de messages par voie électronique et l’accès à l’Internet, et ce tant dans les maisons de repos que dans les résidences-services.

Aujourd’hui, la plupart des établissements satisfont à cette norme.

Autre chose est de connaître l’utilisation réelle qui est faite du matériel informatique, les situations rencontrées sont diamétralement opposées. A côté d’établissements où l’ordinateur reste en déshérence, dans d’autres structures il a fallu acquérir plusieurs postes.

On constate que le défi est lourd à relever car face à cette nouvelle technologie de l’information et de la communication, les personnes âgées ont souvent une réaction craintive vu le développement récent de ces techniques avec lesquelles ils n’ont pas eu l’occasion de se familiariser notamment au cours de leur vie professionnelle.

C’est donc en suscitant leur curiosité naturelle et leur volonté de communiquer que l’on pourra relever ce nouveau défi. Cela passe par un accompagnement et une aide appropriés, et notamment par l’organisation d’activités en appui de l’outil informatique.

Des initiatives ont été prises à cet égard. Ainsi. dans le cadre du Projet « Papy et Mamy surfeurs » que j’ai proposé au Gouvernement wallon et qui l’a approuvé le 11 mars 2010, un appel à projets a été lancé à destination des espaces publics numériques afin de dispenser gratuitement des formations destinées à familiariser nos ainés des maisons de repos et résidences-services à l’outil informatique.

L’objectif de la mesure vise à la fois à lutter contre la fracture numérique, mais aussi à participer à la qualité de vie des aînés au sein des établissements. Il s’agit pour certains de s’ouvrir à la curiosité de l’internet, maintenir des contacts avec la famille ou des amis, conserver des liens sociaux, satisfaire une envie de découverte et organiser autour de l’accès à l’ordinateur des activités stimulant un rythme de vie ou de loisirs au sein de la communauté des résidents dans un esprit solidaire.

En 2010. l’appel à projets a rencontré un vif succès. Cet appel comprenait deux volets : le premier concernait la formation des aînés au sein même des espaces publics numériques et le deuxième, la formation au sein des maisons de repos et résidences-services. Pas moins de 35 projets ont été retenus dont 16 pour le volet 2 « Maisons de repos ». Au vu du succès, le budget initial de 100.000 euros a été augmenté de 30.000 euros afin de pouvoir soutenir l’ensemble des projets retenus.

A la suite de cette première expérience positive, j’ai souhaité réitérer l’opération cette année. L’appel à projets a été lancé fin avril et les dossiers sont à rendre pour septembre. Un budget de 130.000 euros est consacré à l’opération.

 

 

Voici la question écrite posée le mercredi 25 mai 2011 à Mme Eliane Tillieux, Ministre de la Santé, de l’Action sociale et de l’Egalité des chances, sur « la méthode dite du ‘packing’ ». Vous trouverez également la réponse écrite de la Ministre Tillieux, datée du mercredi 29 juin 2011.

 

 

Je souhaite aujourd’hui évoquer la méthode dite du « packing ». Il s’agit d’une technique de traitement particulière qui peut être utilisée principalement pour les enfants atteints de troubles autistiques graves, mais aussi pour les adultes psychotiques, voire même, dans certains cas, pour les personnes âgées.

En quelques mots, cette technique consiste à envelopper le corps nu du patient dans des serviettes humides et froides, puis dans des couvertures, afin de permettre un réchauffement thermique rapide.

Il s’agit d’une pratique plutôt rare, généralement réservée à des cas gravissimes, et utilisée en dernier recours dans les établissements de santé mentale quand la plupart des autres techniques ont échoué. Elle est présentée comme une alternative aux neuroleptiques dont les effets indésirables ne sont pas négligeables.

Selon les psychothérapeutes qui la pratiquent et la revendiquent, la méthode du « packing » aiderait les patients à reprendre et renforcer une certaine conscience des limites de leur corps.

Chez nos voisins français, cette fameuse méthode est devenue l’enjeu de controverses extrêmement vives. De nombreuses associations d’enfants autistes sont ainsi montées au créneau afin de protester contre la technique du « packing », qu’ils considèrent comme inhumaine, allant jusqu’à obtenir son interdiction dans certains établissements.

Décrite par certains comme une sorte de maltraitance, cette technique ne serait jamais pratiquée dans certains pays, comme en Espagne ou aux Etats-Unis.

Mes questions sont les suivantes:

  • La méthode du « packing » est-elle utilisée chez nous, dans nos services de santé mentale ?
  • Quelle est l’opinion de Madame la Ministre à propos de cette technique ?
  • A-t-elle déjà été contactée par des associations de parents d’enfants autistes à propos de cette méthode ?

 

 

Réponse de Mme Eliane Tillieux, Ministre de la Santé, de l’Action sociale et de l’Egalité des chances, datée du mercredi 29 juin 2011.

La méthode du packing est une pratique largement décriée par la majeure partie du monde scientifique international, même si quelques pays voisins, comme la France, semblent y avoir recours.

Il convient de souligner que cette pratique ne repose sur aucun fondement, à l’exception d’un cadre de référence analytique.

À ce jour, cette méthode n’a pas été évaluée scientifiquement. Ses effets sont donc loin d’être démontrés, tant à court terme, qu’à long terme.

Un service subsidié par l’INAMI a pratiqué, jadis, cette méthode. Sur la base de l’avis requis par le collège des médecins conseils auprès des centres de référence, elle aurait été interdite.

Par ailleurs, il s’avérerait qu’aucun service « AWIPH » n’ait recours à ce type de méthode dite thérapeutique.

Concernant les services de santé mentale agréés par la Wallonie et soumis à des inspections, la méthode du packing n’est pas pratiquée.

Faute d’évaluation scientifique, je ne recommanderai pas l’utilisation d’une telle méthode et je souscris pleinement aux mesures imposées par la loi relative aux droits du patient et plus particulièrement à la notion de consentement.

À ce jour, aucune sollicitation relative au recours à cette pratique ne m’a été adressée.